Halal : L’UAM93 lance le label Halal Verif


La certification marocaine du halal s’applique à toute la chaîne alimentaire, depuis l’origine du produit jusqu’à sa commercialisation, en passant par son emballage.
Le Maroc a enfin sa norme halal. L’Institut marocain de normalisation (Imanor) vient de ficeler la procédure d’homologation halal. Mieux encore, la norme qui supporte la certification halal vient d’être publiée au dernier Bulletin officiel.
«Ainsi, le Maroc est le premier pays du monde arabe à avoir mis en place une norme halal globale, qui s’applique à tous les produits alimentaires, contrairement à l’Arabie Saoudite, par exemple, qui dispose d’une norme halal dédiée uniquement aux produits carnés», affirme Abderrahim Taïbi, chef de la division normalisation au sein de l’Imanor.
Une dizaine d’entreprises ont déjà déposé leur dossier de candidature pour l’obtention du label, dans les branches des produits de conserves, de la laiterie et de la charcuterie. Pour l’heure, Sicopa, unité industrielle spécialisée dans la commercialisation des olives, a déroché le label. La procédure d’homologation est administrée par une commission consultative comprenant l’Imanor, des auditeurs experts des affaires islamiques et techniques, l’ONSSA, des organisations professionnelles, des laboratoires d’analyses. Ces derniers peuvent être sollicités pour analyser la composition de certains produits alimentaires.
Sur le plan pratique, la demande de certification peut être effectuée auprès de l’Imanor par n’importe quelle entreprise opérant dans le secteur des produits alimentaires. La durée de la procédure dépend de chaque cas. Contrairement à une idée largement répandue surtout dans le cas de l’abattage, le concept halal ne se limite pas uniquement au rite de l’abattage. «La première exigence pour prétendre au concept halal concerne d’abord les conditions sanitaires et de sécurité alimentaire du produit concerné. Ce qui signifie qu’un produit halal doit d’abord être sain», explique Taïbi. En clair, l’abattoir doit être exempt de tous facteurs de souillure (tanjis) et de contamination.
Le matériel ainsi que les installations utilisés ne doivent pas servir à un mode d’abattage autre que celui musulman. Ce qui remet en cause les viandes sortant de certains abattoirs «polyvalents» en Europe. Une fois la demande de certification introduite, un comité composé d’un expert religieux (alim) et d’un auditeur de la sécurité alimentaire procède à l’évaluation de l’entreprise, du produit et du processus de production. L’expert religieux examine les aspects religieux tandis que l’auditeur technique analyse l’aspect sécurité alimentaire du produit, sa traçabilité sans oublier les différents ingrédients entrant dans sa composition. Le tout sous l’œil vigilant de l’expert des Affaires islamiques. Un produit est couramment utilisé au Maroc, mais bien malin celui qui pourrait en attester l’origine halal, c’est la gélatine. Un ingrédient utilisé dans bon nombre de produits alimentaires et qui peut être d’origine soit porcine, soit bovine. Mais comme tout produit alimentaire vendu au Maroc est censé être halal, les consommateurs ne se posent pas de question.
Pour l’heure, certaines entreprises sont plus avancées que d’autres en matière de maîtrise du process, de sécurité sanitaire et d’autocontrôle. Après l’audit technique et religieux, un label halal est délivré à l’entreprise valable pour trois ans. Il s’agit d’un logo rond, aux couleurs du drapeau marocain, portant l’inscription Institut marocain de normalisation ainsi qu’un croissant. Le label halal rouge et vert ne dispense pas l’entreprise d’apposer une étiquette comportant, entre autres, la date de péremption, la liste des ingrédients, le pays d’origine, d’éventuels OGM…
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On aurait pu croire qu’avec le départ du cuistre Philippe Val de Charlie Hebdo, qui a été récompensé, depuis, pour son islamophobie obsessionnelle par un poste de directeur à France Inter, où il exerce ses talents d’opportuniste hors pair, l’hebdomadaire satirique français allait inaugurer une nouvelle ère plus fraternelle.
Pas du tout ! Charlie Hebdo reprend son dada habituel en faisant du Philippe Val sans Val. Ainsi dans son numéro 999, l’hebdomadaire réagit à la mobilisation de plusieurs élus issus de la diversité qui ont récemment réclamé une commission d’enquête parlementaire sur le marché Halal, en nous ressortant le bon vieux laïus de la laïcité menacée : « En tant qu’élus de la République , ils devraient militer pour l’interdiction totale de l’ abattage rituel dans leur pays et exiger la dissolution de tous les organismes de certification du halal. Ils devraient réclamer l’abrogation du décret anti-laïque de1997 qui permet l’égorgement des bestiaux pour des raisons religieuses. Non seulement au nom de la souffrance animale, mais aussi parce que la loi doit être la même pour tous. Ce n’est pas en multipliant des dérogations communautaires et religieuses qu’on construit une république laïque. »
On pourrait également rétorquer à la cohorte de barbouilleurs de pages blanches de Charlie Hebdo, que certains élus seraient bien inspirés d’exiger la dissolution de l’ineptie laïciste qui sévit dans cette feuille de choux pour Bobos de gauche.
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D’après les résultats de la nouvelle enquête Solis, les consommateurs sont favorables à une harmonisation de la certification et déclarent être insuffisamment informés sur le sujet.
Solis, cabinet spécialisé dans les études marketing, publie les résultats de sa dernière enquête sur le marché du halal (*). Cette enquête a été conduite auprès des populations originaires du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) vivant en Île-de-France sur les thèmes suivants : les comportements d’achat des produits halal (type de produits achetés, lieux d’achat, notoriété / marques achetées, intention d’achat…). Le degré de connaissance et les attentes sur la certification halal (notoriété et degré de confiance dans les principaux organismes de certification halal, facteurs influant sur l’acte d’achat…). Les sources d’information en matière d’actualité sur l’islam, la pratique de la religion et la connaissance sur des affaires récentes de “cross-contamination” (**).
La croissance importante de ce marché au cours des trois dernières années a conduit à une forte exposition des consommateurs à cet univers de produits à la fois sur les lieux de vente et à travers la publicité commerciale des marques mais également dans les grands médias qui ont fait largement écho à l’actualité de ce marché. Lire la suite…
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