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Articles taggués ‘finance islamique’

La Finance islamique, une approche économique d’actualité

La fin de la spéculation ? Pas encore, mais l’idée fait son chemin et les investisseurs commencent à chercher de nouvelles solutions. La finance islamique est une de ces solutions !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Wall Street et compagnie aux oubliettes ? Place à une nouvelle forme de finance, la finance islamique !

Cette finance n’est plus exclusivement réservée aux émirats. Elle se propage aujourd’hui sur les places financières du monde entier. Le volume des échanges financiers est estimé à pas moins de mille milliards de dollars actuellement.
La finance moderne des pays capitalistes montre en effet des limites.
Les investisseurs n’ont pas oublié l’opacité, la volatilité et la déraison qui ont perduré durant la crise de 2007. Une partie d’entre-eux se retire à présent des places autrefois côtoyées pour se tourner vers la finance islamique.
La finance islamique est fondée sur deux notions majeurs, en accord avec la Charia : la responsabilité sociale et l’interdiction de l’intérêt. Les transactions qui ont recours à l’intérêt, à la spéculation ou hasard sont donc interdites.
Pour parer à ces interdictions, les investisseurs achètent les biens désirés par les acheteurs et leur revendent à un prix plus élevés. La plus-value permet de rémunérer le risque pris par les investisseurs.

Les intérêts sont donc absents mais remplacés par la plus-value.
La finance islamique repose donc sur du capital disponible en amont. Les transferts d’argent fictif sont proscrits. La finance islamique développe des projets concrets. Les investisseurs y voient des placements plus sûrs en ces temps moroses.

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Le Maroc cède aux sirènes de la finance islamique

PAR FALILA GBADAMASSI

De nouveaux produits bancaires seront proposés en 2013

En 2013, les Marocains découvriront des nouveaux produits de la finance islamique. Un projet de loi est en préparation au royaume chérifien. Les autorités marocaines estiment que la finance islamique serait vitale pour l’économie.

C’était l’une des promesses de campagne du Parti de la justice et du développement (PJD), la formation islamiste qui a remporté les législatives du 25 novembre dernier au Maroc. Le gouvernement d’Abdelilah Benkirane prépare un projet de loi qui permettra d’introduire la finance islamique dans le système bancaire marocain en 2013. L’annonce a été faite mi-mars par Mohamed Najib Boulif, ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance. « Nous devions faire le choix entre deux options, soit mettre en application une loi bancaire 100% islamique ou bien d’introduire progressivement quelques amendements pour ne pas déstabiliser le système bancaire national. C’est ce point qui a été retenu pour le moment tout en mettant l’accent sur la contribution d’un acteur local », a précisé le ministre dans un entretien accordé au journal Aujourd’hui le Maroc. Il estime que les produits issus de la finance islamique « ne peuvent être que vitaux » pour l’économie marocaine. Le Fonds spécial « zakat » devrait être ainsi activé l’année prochaine. Selon l’Association marocaine des études et recherches sur la zakat, cité par Le Matin, l’aumône qui est le troisième pilier de l’islam pourrait constituer un fonds de 15 à 17 milliards de dirhams par an (entre 1,3 et 1,5 milliard d’euros) , soit 3 à 5% du PIB.

Le Maroc n’est pas novice en matière de finance islamique mais le secteur n’a jamais vraiment décollé. En 2007, Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, a autorisé les établissements bancaires à commercialiser trois produits : Ijara, Mourabaha et Moucharaqa. La Ijara, tel que défini dans un article d’Hicham El Moussaoui et Nicolas Bouzou, est un mécanisme par lequel « la banque achète un bien et le loue à son client avec une promesse de vente à terme ». la Mourabaha est un prêt à court terme sans intérêt rémunéré par une marge prédéterminée ». Enfin, la Moucharaka est décrite comme « une adaptation islamique du capital investissement où la banque s’engage à financer un projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en fonction d’un ratio préétabli ». Mais selon l’agence Ecofin, « l’encours global de ces produits alternatifs n’a atteint que 800 millions de dirhams en 2011 ». Au total, « Les produits islamiques représentent par exemple 4,9% du total de l’actif bancaire en Egypte et 4,3% en Turquie. Au Maroc, ils ne pèsent que 0,1% dans l’actif bancaire à fin 2010 », selon le journal marocain L’Economiste. Lire la suite…

Grâce à sa croissance exponentielle : La finance islamique, une opportunité pour le Sénégal de devenir l’exception économique en Afrique

Après avoir longtemps été qualifié ‘d’exception démocratique’ en l’Afrique, le Sénégal pourrait, s’il investissait judicieusement dans la finance islamique, devenir à présent l’exception économique du continent en mutation.C’est l’idée défendue par le Pdg de Millenium Finance Corporation, Kéba Keinde, qui présidait un séminaire sur la finance islamique hier à Dakar.

‘Qu’on le veuille ou non l’Afrique va se développer. La question est : comment être les principaux acteurs et bénéficiaires de ce développement forcé ?’, s’est interrogé, hier, Kéba Keinde à l’ouverture d’un séminaire de trois jours sur la finance islamique. Pour le Pdg de Millenium Finance Corporation (Mfc – Dubaï), il est important, dans ce contexte de mondialisation, que le Sénégal reprenne sa place de leader, et qu’’après avoir été l’exception démocratique, qu’il devienne l’exception économique’, insiste-t-il. Persuadé que la culture de la Téranga, forte malgré la mondialisation, et la valeur des ressources humaines sénégalaises dans tous les domaines sont des avantages pour le pays, il appelle désormais l’Etat et les investisseurs nationaux à capter tout le potentiel de la finance islamique en Afrique de l’Ouest. ‘Ça crée de la valeur pour le Sénégal et beaucoup d’emplois rémunérateurs et de bonne qualité. Nous ne voulons pas rater cette opportunité mais il faut que le gouvernement soit pro actif dans ce domaine’, a-t-il expliqué. Et cette opportunité consiste, selon lui, à profiter de ce domaine en pleine croissance. En effet, ajoute le Pdg de Mfc-Dubaï, la finance islamique représente, selon les dernières statistiques, environ mille milliards de dollars, alors qu’au début des années 2000 elle n’en représentait que 150. Et, poursuit-il, les prévisions pour 2020 tablent sur 4 mille milliards de dollars Us.

C’est donc une ‘croissance très rapide, voire exponentielle’, conclut-il avant d’en développer les caractéristiques qui la différencient de la finance dite ‘conventionnelle’. Tout d’abord, dit Keinde, il s’agit d’un système financier basé sur un partage de profit et non pas sur des intérêts. Ensuite, elle a une composante éthique importante puisqu’elle obéit aux principes de la Charia (loi islamique). Enfin, sa structure de fonds est censée ‘attirer des fonds d’investissements car elle crée des places d’actifs modernes ; ce qui permet d’avoir accès à une manne financière importante des pays arabes mais aussi des pays européens’, explique le président de séance. Qui estime que ces différents intérêts pourraient bénéficier au Sénégal s’il a une attitude pro active pour attirer les investissements. Cela passerait, selon Kéba Keinde, par des réformes. Du cadre réglementaire, dans un premier temps, pour permettre aux banques islamiques de se refinancer sur le marché local. Mais aussi des réformes d’ordre fiscal, dans un second temps, pour éviter de rendre les banques islamiques moins compétitives que celles conventionnelles. Lire la suite…

Le Maroc envisage de promouvoir la finance islamique

Avec l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste, la finance islamique devrait connaître de beaux jours au Maroc.

Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La question de la finance islamique occupe le devant de la scène au Maroc depuis le triomphe électoral du Parti pour la justice et le développement (PJD).

Les partisans d’un système bancaire conforme à la charia fondent leurs espoirs sur le nouveau gouvernement pour créer la première banque islamique du royaume.

Le PJD a, à plusieurs reprises, prôné la finance islamique. A peine désigné chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a reçu la visite de Sheikh Khalid Bin Thani Al Thani, le président de la Qatar International Islamic Bank (QIIB), qui lui a présenté un projet de création d’une banque d’investissement et d’une société d’assurance islamiques au Maroc.

Le gouverneur de la Banque Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, avait déclaré le mois dernier que le Maroc était intéressé par la finance islamique et envisageait de créer des banques islamiques dans le cadre de la nouvelle plateforme financière de Casablanca. Un chapitre concernant les financements répondant aux exigences de la charia sera introduit dans la nouvelle loi bancaire, a-t-il précisé. Lire la suite…

La finance islamique : nouvel atout pour la France ?

Elisabeth Studer
marche-halal.jpgA l’heure où les riches pays pétroliersdemeurent presque les seuls états au monde capable d’investir, situation qui est lin d’être celle des Etats-Unis et de l’Union européenne, la finance islamique  pourrait représenter un sacré potentiel pour l’économie française, quoi qu’on en dise. En effet, les analystes l’affirment clairement : la dégradation de la note souveraine américaine, la crise de la dette qui secoue actuellement moult pays membres de la zone euro, la dégringolade des marchés boursiers alimentés par mauvais indicateurs, baisse de la croissance, rumeurs et les spéculations décuplent actuellement l’intérêt porté à la finance islamique.

Dans un tel contexte, les investisseurs islamiques( banques, investisseurs, fonds) du Moyen-Orient et d’Asie regardent de nouveau vers la France, pays où le marché de la finance islamique est considérable avec une population musulmane estimée entre 6 et 10 millions. Lire la suite…

La finance islamique dans l’Uemoa: opportunités et défis

Les Etats Unis (EU) ont récemment frôlé le défaut de paiement. Un mythe a failli s’effondrer. Dans le monde de la finance, les Bons du Trésor américain étaient perçus, jusqu’à récemment, comme un investissement à probabilité de défaut pratiquement nulle, reflétant la puissante position de l’économie américaine.

Cependant avec les évènements du mois passé, beaucoup se sont rendus à l’évidence : c’est un géant est aux pieds d’argile.  Cette crise de la dette publique aux EU et dans des pays de la zone Euro, donne plus de crédit aux arguments d’économistes qui ont attaqué le système financier dominant qui est biaisé en faveur des instruments financiers qui encouragent l’endettement. Un célèbre disciple de Keynes, Hyman Minsky a, ainsi, développé la thèse de l’instabilité inhérente au système capitaliste basé sur l’intérêt, dans sa théorie de l’instabilité financière (Financial Instability Hypothesis). Sa pensée a été intensément revisitée au plus fort de la récente crise financière mondiale.

Cette crise, faut-il le rappeler, a été l’occasion pour plusieurs académiciens et autres acteurs du monde financier de suggérer des solutions aux failles avérées du système financier international. Dans cet ordre d’idée,  le Professeur Willem Buiter, de London School of Economics, avait simplement suggéré l’adoption des principes de la finance islamique, notamment celui relatif au partage des profits et des pertes, pour l’établissement d’un système plus stable.

La nouvelle forme de la finance islamique, après moins d’un demi-siècle d’existence, a fini d’établir sa crédibilité comme alternative ou, au moins, comme complément au système traditionnel. En effet, il était remarquable durant la dernière crise financière mondiale, que les institutions financières islamiques étaient plus stables que les institutions conventionnelles. Lire la suite…

LES BANQUES PUBLIQUES FREINENT SON AVANCÉE La finance islamique sponsorisée par le MSP

L’absence d’un cadre juridique est un obstacle à l’émergence de la finance islamique en Algérie.

La finance islamique est basée sur le partage des profits et pertes selon les organisateurs de la «journée parlementaire» animée hier au siège de l’APN. Nacer Hideur, secrétaire général de la Banque El Baraka a indiqué dans son intervention que la pratique de la finance islamique enregistre un développement conséquent à l’échelle mondiale, mais très peu connue et développée en Algérie. Cette façon de faire dans le domaine de la finance islamique connaît une convergence à l’échelle mondiale. La différence qui existe entre la finance conventionnelle et le système bancaire islamique, réside dans les formes d’application a expliqué Hideur Nacer, spécialiste dans la finance islamique.
Présent sur le marché bancaire algérien depuis 20 ans, la finance islamique engendre un taux d’adhésion de 1,5% de clients. Lire la suite…

Un séminaire de formation à la finance islamique s’ouvre vendredi à Bamako : Bientôt une institution financière islamique au Mali

14/04/2011 3 commentaires

Pour la première fois un programme d’initiation et de formation sur la finance islamique est initié en prélude à son introduction dans notre pays. La Financière Islamique pour le Développement (FID-SA) est créée par une équipe dynamique de personnalités composée de banquiers, avocats, ingénieurs, financiers, dont certains formés en finance islamique. L’instauration très bientôt d’une institution financière islamique en partenariat avec un opérateur technique et financier stratégique est envisagé par la FID -SA et des contacts sont déjà entamés.

Dans le cadre du lancement de ses activités, les responsables et initiateurs de la Financière islamique pour le développement (FID-SA) au Mali,ont décidé de privilégier l’initiation et la formation à la  Finance Islamique par l’organisation d’un séminaire les 16 et 17 avril à l’hôtel Mandé, en collaboration avec le Conseil Français de la Finance Islamique (COFFIS), représenté par son Président, le Professeur émérite Mohamed Nouri L’information a été rendue publique, le lundi 11 avril à l’hôtel Mandé à la faveur d’une conférence de presse.

Ce  séminaire de deux jours portera sur l’introduction générale sur la Finance islamique : définition, concepts, historique, principes ; la présentation des structures de l’industrie financière islamique et leur rôle dans le développement de la Finance Islamique et la présentation des différentes opérations de financement islamique. Le séminaire s’adresse aux professionnels des Banques et établissements financiers, des assurances, des cadres de l’administration, les gestionnaires de projets, les opérateurs économiques, les juristes, les religieux, les chercheurs, les professeurs, les étudiants et les personnes en quête perpétuelle d’offre de produits financiers islamiques.

Dans son intervention, le Directeur général de FID-SA, Baba Moulaye Haïdara, a éclairé les journalistes sur la finance islamique, sa genèse, son fonctionnement et son importance dans le développement de notre pays à partir des expériences réussies.

Selon lui, la Finance Islamique est une activité basée essentiellement sur les principes de la charia, qui consiste à interdire de donner ou de recevoir un taux de rendement fixe ou prédéterminé sur une transaction financière donnée. «  Ceci s’explique par le fait que l’argent n’est pas une marchandise ni un actif de valeur intrinsèque, mais plutôt, un moyen de paiement sur lequel une transaction ne pouvant porter. La finance islamique combat le taux d’intérêt (Riba) « , a expliqué M. Haïdara, avant de préciser que les trois actions doivent intégrer le principe de partage des risques, des pertes et des profits par le client et la Banque.  » Le cycle financier doit correspondre au cycle productif « , a-t-il insisté. Lire la suite…

«La finance islamique en Tunisie, ce n’est pas Sakher El-Materi!»


Le Forum africain de la finance islamique sera organisé pour la première fois en Tunisie, pays natal de son fondateur Zoubeir Ben Terdeyet. Cause: le monopole exercé par le clan de Ben Ali sur le secteur l’a contraint à s’expatrier.

Après trois éditions accueillies par le Maroc, le 4e Forum se tiendra le mercredi 13 et le jeudi 14 aux Berges du lac, à Tunis.
Zoubeir Ben Terdeyet, fondateur et organisateur de l’événement, ne cache pas sa fierté de l’atterrissage (enfin) en Tunisie du Forum. «L’heureux événement est ma contribution» au débat sur la finance islamique, a-t-il lancé lundi. Un secteur qui, selon lui, était «un monopole de Sakher El-Materi pendant plusieurs années».
C’est facile de comprendre pourquoi toute activité liée à la finance islamique ne pouvait, du temps de la bande à Ben Ali, être conçue ou autorisée qu’à travers le canal de Sakher et de sa banque Zitouna!
«De grandes interrogations pesaient sur la finance islamique en Tunisie, estime Ben Terdeyet, et il est temps qu’elle regagne la confiance des Tunisiens».

Une solution pour le chômage
Les expériences dans des économies et des sociétés semblables aux nôtres ont prouvé que la finance islamique est l’une des réponses sérieuses au chômage des jeunes diplômés.
Ben Terdeyet, qui parlait lundi à Tunis lors de l’annonce de la création de l’Association internationale des experts financiers et bancaires tunisiens (Aiefbt) est convaincu qu’à cet effet, la Tunisie a tout pour devenir «un hub» de ce secteur en Afrique.
Avec plus d’une centaine de participants attendus, ce forum «est une occasion unique sur le continent, et notamment au Maghreb, pour nouer des contacts avec les acteurs principaux du marché». Des délégations du Sénégal, d’Algérie, du Kenya en plus de la Banque africaine de développement (Bad) et autres institutions régionales et internationales, y seront présentes. Mais pas les autorités tunisiennes!
Ben Terdeyet a dit que ni la Banque centrale de Tunisie (Bct) ni le gouvernement ne prendront part au Forum. «Dommage», dit-il. Sans expliquer les causes de cette absence: calendriers ministériels chargés? Ou manque d’intérêt pour le développement du secteur de la finance islamique?

http://www.kapitalis.com/