Archive

Articles taggués ‘finance’

La Finance Islamique : De nouvelles solutions d’épargne

Dans le contexte de crise actuelle, la finance est souvent pointée du doigt voir diabolisée. En effet, ses détracteurs lui reprochent d’avoir favorisé la recherche de profit rapide  au détriment de son rôle initial, à savoir le développement de l’activité économique.

Pour nombre d’investisseurs, la finance éthique apparait comme une porte de salut vers un développement responsable, centrée sur l’intérêt général. En effet, la finance éthique intègre des critères autres que la rentabilité dans les choix de placements et la gestion de portefeuilles.  Elle se distingue notamment par la sélection de valeurs basée sur des critères sociaux, environnementaux et moraux. Les fonds éthiques permettent donc aux épargnants de financer des activités en accord avec leurs croyances et leurs convictions.

La finance éthique n’est cependant pas une nouveauté, en effet, on en retrouve les prémices dans le code d’Hammourabi, la Genèse ainsi que dans le Coran. Parmi les courants de la finance éthique ayant le vent en poupe, la finance islamique semble tirer son épingle du jeu. En effet, depuis plusieurs années la finance islamique connait une croissance importante et représente à ce jour un encours dépassant les 1 000 milliards de dollars.

Dans le cadre de la finance islamique, les investissements réalisés doivent répondre à des critères sociaux et moraux. Ces principes directeurs sont au nombre de cinq :

  • L’équité dans les rapports : risques et bénéfices doivent être partagés,
  •  L’interdiction de « l’incertitude » (gharar) et de la « spéculation » (maysir),
  • L’adossement de l’investissement à un actif tangible,
  •  L’interdiction de l’usure et de l’intérêt (riba),
  •  La licéité des secteurs investis : ainsi, les jeux de hasard, les activités liées à l’alcool, à l’élevage porcin, à  l’armement ou encore à l’industrie pornographique sont exclues.

L’islam n’est pas opposé au profit financier tant qu’il n’entre pas en contradiction avec la Sharia et qu’il aboutit à une augmentation de valeur du travail ou du bien produit. Les intérêts étant interdits, les bailleurs de fonds deviennent des investisseurs, et non des créanciers. Ils partagent avec l’entrepreneur les bénéfices et les risques de l’opération. La finance islamique prohibe l’enrichissement sans cause (la thésaurisation), l’argent représente ici un moyen d’échange et non une finalité.

Malgré une croissance annuelle à deux chiffres (21,4% entre 2010 et 2011), la finance islamique représente seulement 1% de la finance mondiale. Ce secteur, bien qu’encore peu exploité, possède une marge de progression énorme. En effet, la population musulmane représente 25% de la population mondiale et on estime que d’ici 10 ans, 40 à 50 % de son épargne sera gérée par la finance islamique. Bien que l’intérêt de la finance islamique ne soit plus à démontrer, la France à pris du retard par rapport à ses voisins européens. Le Luxembourg en 2002, puis le Royaume Uni et l’Allemagne en 2004 ont mis sur le marché des produits « Sharia compatibles ». La France comble cependant petit à petit ce retard. En effet, face à une demande croissante, quelques banques de détail françaises développent des produits d’épargne conformes à la Sharia.

Ces produits d’épargne s’apparentent à des contrats en unités de compte au sein desquels  l’épargnant peut choisir parmi différents supports d’investissement. Ces contrat dits « Sharia compatibles » permettent d’investir dans un ou plusieurs fonds (SICAV, FCP…).  En France, les banques qui proposent ce type de placement restent peu nombreuses. C’est BNP Paribas qui fit office de précurseur en lançant en 2006 un Fonds Commun de Placement (FCP), le « BNP PARIBAS Islamic Fund ». Il permet d’investir parmi les composantes de l’indice Dow Jones Islamic Titans 100 Index. Plus tard, en 2012, il fut rejoint par le premier contrat d’assurance vie Sharia compatible, Salam Epargne et Placement par SwissLife. Salam Epargne et Placement est un contrat multi supports qui permet d’investir au sein de Salam-Pax Sicav Ethical Fund of Funds dont les investissements sont composés d’OPCVM conformes à la Sharia.

Un nouveau type de placement s’apprête à voir le jour : en effet, France Sukuk doit mettre sur le marché une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) conforme aux principes de la Sharia. Cette SCPI sera le premier produit d’épargne immobilière Halal. Le placement à un horizon de 9 ans se compose d’actifs immobiliers parisiens. Cet investissement permettra à ses détenteurs de recevoir un revenu annuel qui évoluera en fonction des loyers et des plus values immobilières en rapport avec le marché locatif de bureaux.

Ainsi, la finance islamique bien que longtemps délaissée séduit de plus en plus d’investisseurs pour ses principes éthiques et sa capacité à résister à la crise. Ses perspectives d’évolution en France sont réelles, compte tenu de l’importance de la population de confession musulmane. On peut donc prévoir un avenir prometteur à ce secteur encore trop peu connu de l’économie française.

Envoyé par mail Anthony Amour

http://www.financiereconseil.net/

Maroc – 1ère conférence internationale sur la finance islamique le 29 novembre à Casablanca

La première conférence internationale sur la finance islamique banques alternatives et assurances Takaful organisé par l’ agence Comesm et qui aura lieu le 29 novembre 2012 à Casablanca, connaît un grand intérêt de la part des acteurs financiers. Selon les organisateurs, les banques, les compagnies d’ assurance, les organismes financiers ont déjà confirmé leurs participations avec la présence des principaux managers.

Cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs des experts financiers de haut niveau, spécialistes de la question, issus de la Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, Tunisie, Luxembourg, pays ayant déjà mis en place des banques participatives et des assurances Takaful, et du Maroc.

En effet, le secteur de la finance islamique mondial connaît actuellement une croissance soutenue. En effet, le marché financier islamique (Banque alternative et Assurance Takaful) regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’ assurance Takaful. Les pays qui ont mis en place un système financier islamique conforme à la Charia (loi islamique) et certifié par des organismes spécialisés ont créé, des banques islamiques, un marché islamique de capitaux notamment en matière de fonds islamiques, des compagnies d’ assurances Takaful et un système de micro-finance islamique.

Le Maroc, sur le plan bancaire est en phase de développement du cadre législatif pour les banques participatives conformes à la Charia. Le législateur et le régulateur ont déjà apporté les dernières modifications juridiques et fiscales afin de créer un environnement favorable au développement des services de la finance Alternative.

De même, plusieurs banques islamiques cherchent à s’ implanter au Maroc et de nombreuses banques ont déjà postulé pour un agrément de banque. Pour rappel, le chef du gouvernement du Maroc, M. Abdelilah Benkirane, a annoncé l’ introduction prochaine de principes de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire marocaine 2012. Le texte définit les principes généraux qui régissent les produits actuellement commercialisés dans les banques, à savoir l’ autorisé et l’ interdit, selon la loi islamique.

Il précise que le crédit ne doit pas être une source de profit. L’ intérêt est proscrit. Les prêts ne doivent pas faire l’ objet de commerce. L’ argent, en tant que capital, peut servir de moyen pour faire du commerce et non pas constituer un objet de commerce.

Pour l’ assurance Takaful, le marché mondial se développe et connait une forte croissance. Ainsi entre 2010 et 2011, le marché s’ est accru à raison de 20 à 40% selon les régions alors que le Maroc, deuxième marché en Afrique et le troisième dans le monde arabe, reste l’ un des rares pays où l’ assurance islamique n’ a pas encore démarré.

Les autorités marocaines soucieuses d’ offrir aux assurés une alternative aux produits classiques d’ assurance et d’ augmenter la pénétration d’ assurance dans le pays étudient la possibilité de réviser la législation marocaine actuelle afin de s’ adapter aux spécificités de l’ assurance Takaful.

Cette première conférence internationale, à caractère scientifique, est un espace de réflexion et d’ échange entre experts internationaux, hauts responsables et décideurs financiers, régulateurs et acteurs politiques.

Elle permettra de présenter le marché de la finance islamique, de montrer ses caractéristiques et de faire un benchmark des expériences des pays qui ont adopté ce système afin de tirer des enseignements dans la perspective de l’ élaboration et de la mise en place d’ un système adapté aux spécificités et aux choix du Maroc, assurent les organisateurs.

xinhua

http://www.maghrebemergent.info/

Finance islamique : Le Maroc abritera la première conférence internationale

C’est le 29 novembre prochain, à Casablanca, que se tiendra la première conférence internationale sur la finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful.

Le Maroc a beau être en retard en matière de finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful, c’est bel est bien le Royaume chérifien qui accueillera le 29 novembre prochain la première conférence internationale en la matière. A cette occasion, les organisateurs ont reçu la confirmation de la présence de nombreux acteurs internationaux actifs dans ce secteur, que cela soient des banques, des compagnies d’assurance ou des organismes financiers.

Avec des orateurs en provenance de Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, de Tunisie et du Luxembourg notamment, cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs, des experts financiers et des spécialistes de la finance islamique mondial.

Il est à noter que le secteur de la finance islamique mondial, un système financier islamique conforme à la Charia, est en pleine croissance alors qu’il est encore à la peine au Maroc. Le plan bancaire est en phase de développement législatif alors que rien n’existe pour le moment du côté de l’assurance Takaful.

Alors que ce secteur regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’assurance Takaful, qui tentent également de s’implanter au Maroc, la tenue de cette conférence à Casablanca pourra certainement donner un coup de pouce à l’avancée de ces produits au Maroc.

http://biladi.ma/

Une réflexion est engagée sur la réglementation de la finance islamique

Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Economie et des finances ont entamé la réflexion dans l’objectif d’enrichir les règles traitant de la finance islamique au niveau de la nouvelle loi bancaire, selon le directeur adjoint de la supervision bancaire à la banque centrale, Lhassane Benhalima.

Dans un entretien publié mardi dans les colonnes du quotidien L’Economiste, M. Benhalima a tenu à souligner que la nouvelle loi bancaire portera sur “deux nouvelles catégories d’établissements assimilés à des établissements de crédit, à savoir les établissements de paiement et les entreprises d’investissement”, expliquant que la première catégorie concerne les établissements qui offriront des services de paiement à l’image du transfert de fonds, tandis que la seconde porte sur les entreprises qui fourniront à titre de profession habituelle des services d’investissement, notamment le placement, la souscription, l’achat ou encore la gestion de valeurs mobilières.

« Les nouveaux amendements qui seront introduits vont devoir donc mieux encadrer certaines activités (…) afin d’éviter toute distorsion de la concurrence« , a-t-il poursuivi, en soulignant que ces nouvelles dispositions « donneront une nouvelle assurance en matière de stabilité financière et permettront d’améliorer davantage la relation banques/clients.

M. Benhalima a expliqué, en outre, que “ces amendements vont concourir à hisser la supervision bancaire aux meilleurs standards internationaux”, bien qu’ils renforceront la gouvernance au sein des établissements de crédit et la gestion du fonds collectif de garantie de dépôt.

http://zenatanews.unblog.fr

Tunisie : quel apport de la finance islamique ?

By H.M

Selon une étude publiée par la BAD (Banque africaine de développement), les montants des actifs conformes à la Chariaâ augmentent à un rythme annuel de plus de 10%. Cette évolution n’a pas cessé même pendant la crise financière de 2008.

L’étude s’intéresse aux services bancaires et à la finance islamique en Afrique du Nord. Elle traite de près l’évolution et les perspectives du secteur de la finance islamique.
La finance islamique est une activité qui continue à souffrir de certaines faiblesses, entre autres, une dépendance excessive d’un nombre limité de marchés. Dans certains pays, ce sont des facteurs politiques internes qui empêchent le développement des services bancaires islamiques, tel est le cas des pays d’Afrique du Nord, révèle l’étude.
Il y a un important débat sur le vrai rapport entre le développement de la finance islamique et le développement économique, précise-t-on encore. Les services bancaires islamiques peuvent contribuer au développement de l’intermédiation financière pour autant qu’ils attirent les personnes réticentes à traiter avec les banques classiques. Cependant, le facteur religieux n’est pas le seul attrait de la banque islamique, cette dernière aurait des avantages financiers, tel le fait qu’elle peut assurer un accès supplémentaire au crédit.
S’agissant du cas de l’Afrique du Nord, le bien-fondé des services bancaires islamiques réside dans le fait qu’ils peuvent attirer des dépôts en provenance de pays situés en dehors de la région, notamment des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC). Les services bancaires islamiques peuvent, également, renforcer les liens financiers mutuellement avantageux qui existent entre l’Afrique du Nord et les autres régions du monde musulman et promouvoir l’intégration économique, lit-on à ce propos. Lire la suite…

Sénégal: La finance sociale devient Islamique

Pour mieux démocratiser l’offre de services financiers et améliorer la qualité de vie des populations, le réseau Pamecas s’ouvre à la finance islamique. Ainsi, à travers la Mourabaha et la Mousharaka, l’institution de micro crédit interviendra dans l’habitat social, la vente de denrées, l’équipement domestique ou professionnel et la téléphonie mobile.
 
Malgré d’importants résultats, depuis son introduction au Sénégal dans les années 90, l’offre des institutions de microfinance ne satisfait pas beaucoup de Sénégalais, musulmans, dont une bonne partie est encore en marge du système financier. Pour couvrir les préoccupations de ces derniers en leur proposant des services financiers répondant à leurs attentes, le Partenariat pour la mobilisation de l’épargne et du crédit au Sénégal (Pamecas) vient d’ouvrir un département de finance islamique (Defi), destiné à offrir aux foyers sénégalais, aux entreprises mais aussi aux institutions, des services financiers respectant les préceptes de l’Islam. ‘Après une quinzaine d’années d’existence, on s’est rendu compte qu’il existe des personnes qui rechignent à venir nous voir parce que nos produits ne sont pas conformes à leurs exigences islamiques.C’est pourquoi, nous avons aménagé un département qui répondrait à ces exigences’, déclare Mamadou Touré, directeur général de Pamecas. Qui soutient que son institution avait tenté une première non concluante dans cette politique de crédit en 2005 à cause de problèmes techniques puisqu’elle n’avait pas l’expertise nécessaire. ‘Il faut aussi avouer qu’il n’y avait pas la volonté politique, notamment un environnement juridique. Mais le ministre de l’Economie et des Finances nous a écrit en avril 2010 pour nous faire part d’un projet test de mise en place de la finance islamique au Sénégal et qu’il souhaitait que Pamecas y soit. Pour nous, c’était une aubaine. On a sauté sur l’occasion pour démarrer ce programme’, explique Touré pour qui la stabilisation de l’économie nationale et sous-régionale ne peut se faire sans une révision profonde des politiques de crédit. Lire la suite…