SELAMI VARLIK, PARIS
Plusieurs voix se sont fait entendre à droite et à l’extrême-droite contre l’organisation par la mairie de Paris d’un concert à l’occasion du ramadan.
Après un député UMP et le conseiller Nouveau Centre de Paris, le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, a écrit à Bertrand Delanoë en dénonçant le « caractère cultuel » de la manifestation, dont il a également critiqué le mode de financement. Si la réponse du maire de Paris a été de rappeler qu’il s’agissait avant tout d’une programmation artistique et festive, cette façon de concevoir une soirée dédiée au ramadan est également contestée par certains musulmans eux-mêmes. Ils reprochent, notamment sur le net, à la Ville de Paris d’instrumentaliser l’islam en identifiant le mois de ramadan, symbole de spiritualité et de renoncement, à une soirée de festivité. La soirée est donc trop religieuse pour les uns, et pas assez pour les autres. Les événements qui attirent les critiques, parfois convergentes, de groupes d’opinion diamétralement opposés les uns aux autres ont toujours quelque chose d’intéressant. Comme si les postures idéologiques et politiques des uns et des autres se neutralisaient entre elles. Lire la suite…
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Les Français non-musulmans se mettent à consommer halal. Certains consomment cette viande car elle est moins chère, des bas morceaux, rarement de la viande de qualité. D’autres habitent un quartier à forte concentration musulmane et profitent des commerces halal sans se préoccuper si leur viande est halal ou pas. Pour d’autres encore, la viande halal serait une garantie de qualité.
Si le halal interdit l’utilisation de graisses animales dans les produits de beauté, il ne garantit pas forcément l’absence de conservateurs ou de composants chimiques. Certaines marques misent sur la combinaison des deux labels aussi bien les cosmétiques que dans le secteur alimentaire. La société Malaïka commercialise des petits pots pour bébés à la fois halal et bio.
Les non-musulmans se mettent à consommer halal aussi parce qu’ils imaginent que cette filière garantit un contrôle rigoureux, une traçabilité qui assure la transparence. Dans la réalité, c’est souvent faux. En effet, les autorités musulmanes et les entreprises peinent à élaborer une certification autour d’une norme commune et respectée de tous. Même si la définition du halal est plus ou moins acceptée par les différents courants religieux au sein de l’islam, les choses se corsent dès qu’il s’agit de contrôler que les paramètres sont respectés. Et les affaires se multiplient : la marque Herta a suspendu ses knacki halal car des traces de porc avaient été détectées. Même scandale autour des bonbons de la marque Fini. Doux ne remplissait pas les critères d’abattage alors que les poulets étaient expédiés jusqu’en Arabie Saoudite.
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