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La Finance Islamique : De nouvelles solutions d’épargne

Dans le contexte de crise actuelle, la finance est souvent pointée du doigt voir diabolisée. En effet, ses détracteurs lui reprochent d’avoir favorisé la recherche de profit rapide  au détriment de son rôle initial, à savoir le développement de l’activité économique.

Pour nombre d’investisseurs, la finance éthique apparait comme une porte de salut vers un développement responsable, centrée sur l’intérêt général. En effet, la finance éthique intègre des critères autres que la rentabilité dans les choix de placements et la gestion de portefeuilles.  Elle se distingue notamment par la sélection de valeurs basée sur des critères sociaux, environnementaux et moraux. Les fonds éthiques permettent donc aux épargnants de financer des activités en accord avec leurs croyances et leurs convictions.

La finance éthique n’est cependant pas une nouveauté, en effet, on en retrouve les prémices dans le code d’Hammourabi, la Genèse ainsi que dans le Coran. Parmi les courants de la finance éthique ayant le vent en poupe, la finance islamique semble tirer son épingle du jeu. En effet, depuis plusieurs années la finance islamique connait une croissance importante et représente à ce jour un encours dépassant les 1 000 milliards de dollars.

Dans le cadre de la finance islamique, les investissements réalisés doivent répondre à des critères sociaux et moraux. Ces principes directeurs sont au nombre de cinq :

  • L’équité dans les rapports : risques et bénéfices doivent être partagés,
  •  L’interdiction de « l’incertitude » (gharar) et de la « spéculation » (maysir),
  • L’adossement de l’investissement à un actif tangible,
  •  L’interdiction de l’usure et de l’intérêt (riba),
  •  La licéité des secteurs investis : ainsi, les jeux de hasard, les activités liées à l’alcool, à l’élevage porcin, à  l’armement ou encore à l’industrie pornographique sont exclues.

L’islam n’est pas opposé au profit financier tant qu’il n’entre pas en contradiction avec la Sharia et qu’il aboutit à une augmentation de valeur du travail ou du bien produit. Les intérêts étant interdits, les bailleurs de fonds deviennent des investisseurs, et non des créanciers. Ils partagent avec l’entrepreneur les bénéfices et les risques de l’opération. La finance islamique prohibe l’enrichissement sans cause (la thésaurisation), l’argent représente ici un moyen d’échange et non une finalité.

Malgré une croissance annuelle à deux chiffres (21,4% entre 2010 et 2011), la finance islamique représente seulement 1% de la finance mondiale. Ce secteur, bien qu’encore peu exploité, possède une marge de progression énorme. En effet, la population musulmane représente 25% de la population mondiale et on estime que d’ici 10 ans, 40 à 50 % de son épargne sera gérée par la finance islamique. Bien que l’intérêt de la finance islamique ne soit plus à démontrer, la France à pris du retard par rapport à ses voisins européens. Le Luxembourg en 2002, puis le Royaume Uni et l’Allemagne en 2004 ont mis sur le marché des produits « Sharia compatibles ». La France comble cependant petit à petit ce retard. En effet, face à une demande croissante, quelques banques de détail françaises développent des produits d’épargne conformes à la Sharia.

Ces produits d’épargne s’apparentent à des contrats en unités de compte au sein desquels  l’épargnant peut choisir parmi différents supports d’investissement. Ces contrat dits « Sharia compatibles » permettent d’investir dans un ou plusieurs fonds (SICAV, FCP…).  En France, les banques qui proposent ce type de placement restent peu nombreuses. C’est BNP Paribas qui fit office de précurseur en lançant en 2006 un Fonds Commun de Placement (FCP), le « BNP PARIBAS Islamic Fund ». Il permet d’investir parmi les composantes de l’indice Dow Jones Islamic Titans 100 Index. Plus tard, en 2012, il fut rejoint par le premier contrat d’assurance vie Sharia compatible, Salam Epargne et Placement par SwissLife. Salam Epargne et Placement est un contrat multi supports qui permet d’investir au sein de Salam-Pax Sicav Ethical Fund of Funds dont les investissements sont composés d’OPCVM conformes à la Sharia.

Un nouveau type de placement s’apprête à voir le jour : en effet, France Sukuk doit mettre sur le marché une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) conforme aux principes de la Sharia. Cette SCPI sera le premier produit d’épargne immobilière Halal. Le placement à un horizon de 9 ans se compose d’actifs immobiliers parisiens. Cet investissement permettra à ses détenteurs de recevoir un revenu annuel qui évoluera en fonction des loyers et des plus values immobilières en rapport avec le marché locatif de bureaux.

Ainsi, la finance islamique bien que longtemps délaissée séduit de plus en plus d’investisseurs pour ses principes éthiques et sa capacité à résister à la crise. Ses perspectives d’évolution en France sont réelles, compte tenu de l’importance de la population de confession musulmane. On peut donc prévoir un avenir prometteur à ce secteur encore trop peu connu de l’économie française.

Envoyé par mail Anthony Amour

http://www.financiereconseil.net/

Le halal se cherche un label en France

En France, la majorité des produits estampillés halal ne répondraient pas aux critères de définition du label. Ces critères font encore débat notamment à cause des différences au niveau des processus et des moyens de contrôles mis en œuvre par les organismes de surveillance qui attribuent le label.

Le 16 janvier dernier, le site Débat Halal révélait être en possession de preuves accablantes contre un producteur alimentaire international. Les saucisses de volaille Herta, certifiée halal et commercialisée par Nestlé, contiendrait du porc, un aliment haram (interdit) pour les musulmans.

Une semaine après, alors qu’un premier test conduit par Herta n’avait rien révélé, les chaînes de supermarché comme Casino ont retiré les produits de leurs magasins pour effectuer leurs propres tests.

Mais il est acquis que certaines techniques de production actuelles, surtout dans le secteur de la volaille, sont particulièrement éloignées des règles du halal. Ainsi 90% de la volaille vendue sous le terme halal en France ne remplirait pas les standards. Standards qui varient eux-mêmes selon les entreprises et associations.

Interrogé par le Time, Abbas Bendali, directeur de Solis Conseil, une agence de consultation en marketing confie:

«La question du halal en France est supervisée par les trois mosquées influentes à Paris, Evry et Lyon. Chacune a ses propres critères, inspecteurs, sociétés et produits qu’elles approuvent ou non. La communauté musulmane est riche d’une mosaïque de coutumes, de goûts et d’habitudes. A moins d’unifier, de codifier et de réguler le système, le marché du halal français restera éclaté et ses règles obscures.»

Les accusations portées contre ces aliments auraient surtout servi de prise de conscience. Alors que la nouvelle avait immédiatement poussé les supermarchés à vider leur étagères, de nombreux musulmans se sont posés la question de la provenance de la nourriture halal.

Pour palier le manque de règles concernant le label, certains observateurs espèrent maintenant que les différentes associations de musulmans de France parviendront à se mettre d’accord sur un code unique pour le secteur de la nourriture halal, un des plus gros marchés de niche, selon le Time.

http://www.slate.fr/

Bientôt du dentifrice halal fabriqué en France

Depuis près d’un an et demi les cosmétiques halals font sensation. Ciblant les femmes musulmanes, ces produits de beauté sont certifiés sans alcool, ni extraits animaux. Les rouges à lèvres et soins pour la peau sans graisse de porc sont importés de Belgique, d’Indonésie ou d’Australie mais la France pourrait bien se positionner sur ce marché en plein boom.

En effet, selon le quotidien Le Parisien un site industriel français viendrait pour la première fois « d’obtenir la certification officielle de Bruxelles pour fabriquer des dentifrices halal ». En France, Bruno Bernard, un spécialiste de la certification halal, estime qu’un million de musulmans utilisent régulièrement des cosmétiques halals. En Asie, ce marché pèserait plus de 3 milliards d’euros selon une estimation d’une université Malaisienne.

Certaines entreprises françaises croient dur comme fer dans le marché des cosmétiques halals. C’est le cas de la marque Jamal, créée en 2007 par une Française, Chantal Japhet dans la péninsule arabique. Elle a également lancé un label certifié par la Mosquée de Paris. « Mon objectif, c’est que le halal redevienne tendance, et je suis sûre que ça le sera dans les années à venir. Après tout, c’est du végétal, ça respecte l’homme et la nature, et c’est de l’éthique ».

Jamal et les autres entreprises de cosmétique halal, comme Cosmelal ou OnePure, attendent avec impatience l’arrivée des grands groupes, qui pourront, grâce à leur notoriété, faire exploser le marché. Les intéressés ne ferment pas la porte : « Le marché des cosmétiques halals est un marché que nous regardons, comme d’autres, compte-tenu de notre ambition d’universalisation de la beauté », indique L’Oréal, contacté par l’AFP.

http://bien-etre.excite.fr/

En France, la polémique sur la viande halal continue

Par Benjamin Billot

Nicolas Sarkozy a visité le marché de Rungis ce mardi 21 février. Une visite surprise en réaction aux propos de Marine Le Pen ce samedi qui affirmait que 100% de la viande distribuée en Ile-de-France était d’origine halal.

Le président français, Nicolas Sarkozy (C) parle avec les bouchers lors de sa visite du marché de Rungis près de Paris, le 21 février 2012.

Le président français, Nicolas Sarkozy (C) parle avec les bouchers lors de sa visite du marché de Rungis près de Paris, le 21 février 2012.

REUTERS/Philippe Wojazer

Marine Le Pen a provoqué les bouchers. En affirmant, samedi, que toute la viande consommée en Ile-de-France était d’origine halal, elle a contribué à brouiller une image que les professionnels de la viande en France tentent de soigner.

Ils ont donc réagi, comme un seul homme, pour expliquer que si les abattoirs d’Ile-de-France abattaient en effet leurs bêtes selon le rite halal, ils ne fournissaient qu’un pourcentage « insignifiant » de la viande consommée dans la région.

La réaction de Nicolas Sarkozy n’a pas tardé. Le candidat de l’UMP s’est rendu ce mardi matin sur le marché de Rungis, le principal fournisseur de viande de la région parisienne, pour y répéter le refrain entendu tout le week-end : « La polémique n’a pas lieu d’être. On consomme chaque année en Ile-de-France 200 000 tonnes de viande et il y a 2,5% de viande casher et halal ».

Une manière de reprendre la main sur le débat et de pointer l’erreur de la candidate du Front national. Lundi soir, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire avait déjà amorcé la riposte en dénonçant les « mensonges grossiers » de Marine Le Pen.

Il a rappelé qu’un décret avait été adopté il y a « quelques jours » pour « mettre d’avantage d’ordre dans l’abattage rituel en France ». Ce décret prévoit « un régime d’autorisation préalable, avec une formation des sacrificateurs, et des contrôles sanitaires plus stricts, et avec l’obligation d’avoir un bon de commande pour pouvoir procéder à l’abattage rituel ». Des mesures qui devraient garantir, selon le ministre, la « traçabilité totale des animaux et de la viande halal ».

Marine Le Pen persiste

Marine Le Pen a persisté pourtant mardi matin : « Il ne s’agit pas d’une polémique, mais d’un problème fondamental. Le fait qu’une majorité de Français soient trompés sur la marchandise qu’ils achètent n’est pas une polémique anodine ».

Elle a même tenté d’effacer son erreur par une pirouette sémantique : « 100% des bêtes abattues en Ile-de-France est halal, et 100% de la viande est suspecte, puisqu’on ne sait pas ce qui est halal et ce qui ne l’est pas ». Le problème pointé par la présidente du FN est en fait la distribution – réelle mais peu répandue – de viande halal dans le circuit classique, sans que le mode d’abattage soit identifié.

La polémique provoquée par Marine Le Pen reste pour l’heure circonscrite entre le FN et l’UMP, les autres candidats à l’élection présidentielle n’ayant pas encore réagi.

http://www.rfi.fr/

Face à l’islamophobie, il y a toujours autant de Justes en France (3/3)

Marek Halter

On aime à parler, à leur égard, d’immigration, alors que pour la plupart, il s’agit de la troisième génération. On les accepte à la télévision lorsqu’ils nous font rire – souvent, d’ailleurs, avec des mots arabes – mais pas, quand ils se mettent à prier un Dieu qui n’est pas le nôtre.

C’est un fait indéniable. Mais, dire que nous sommes islamophobes me paraît, pour autant, trop simplificateur.

Les Français ne sont pas plus islamophobes ou antisémites que d’autres peuples. Bien que réel, le racisme n’est pas plus exacerbé ici qu’ailleurs; tout juste la République a-t-elle un problème avec la question des différences et des communautés.

Nous avons créé «SOS racisme», il y a plus de vingt ans, dans l’idée que ce pays deviendra multicolore. Cela a marché tant que la France était plus ou moins prospère. Tant qu’il y a du boulot, nous sommes tous de bons petits Français, peu soucieux des différences de chacun. Mais dès que la première crise est apparue, on s’est soudainement aperçu que nous n’étions pas tous blancs, que certains avaient un accent comme le mien…

Ainsi, les sous-entendus d’une partie de la presse ou de la classe politique qui, sous couvert d’impertinence, flirtent avec le racisme sont éminemment dangereux. Pour la simple et bonne raison qu’on ne peut rire de tout, ni traiter de manière insouciante une communauté sans conséquences fâcheuses. On n’est pas au bistrot et il s’agit de savoir rire de soi plutôt que des autres.

Dans le cas inverse, c’est de la satire, une forme d’agressivité envers son  prochain. Prenez Woody Allen, lui ne se moque que des juifs, non des autres. Jamel Debbouze, idem, il est, le plus souvent, dans l’auto-dérision. Elle est est là la force du rire…

Malheureusement, nous vivons une époque où la haine de l’autre, qui existe en chacun de nous, prend le dessus.

Il faut, tout de même, reconnaître que nous sommes tous racistes. Fort heureusement, beaucoup contrôlent leurs pulsions, font un effort pour passer outre et regarder l’autre comme s’ils se regardaient dans un miroir. Si la majorité ne fait plus ce travail là, il faudra le faire pour eux.

Je pense donc qu’il faut faire très attention. Si l’on simplifie, on ne trouvera jamais le remède. La Bible dit ainsi une très jolie chose: quand Dieu crée une maladie, il conçoit immédiatement l’antidote. Il s’agit donc de bien déterminer la maladie, si l’on veut être en mesure de la combattre. Et de s’en débarrasser.

Sinon, nous serons condamnés à vivre longtemps avec.

Nous ne sommes pas sur une seule barricade, mais sur plusieurs. Nous luttons sur plusieurs fronts. Et cela nous engage pleinement en tant qu’êtres humains.

http://www.newsring.fr/

Face à l’islamophobie, il y a toujours autant de Justes en France (2/3)

Marek Halter

Imaginez, dans ce contexte, ce que peut ressentir une communauté – qui représente tout de même environ 10% de la population (même si faute de statistiques ethniques autorisées, ce chiffre reste à affiner) – confrontée à une hostilité grandissante. Propos anti-musulmans ou anti-Arabes, peu importe. L’une des raisons qui explique une telle poussée de xénophobie est évidemment à chercher dans la crise actuelle.

Le fait est, et depuis toujours, quand tout va bien, vous n’avez aucun problème avec votre voisin, qu’il soit noir, arabe ou juif. Rien ne vous amène à penser qu’il mange le pain censé vous nourrir.

La crise aidant, les regards changent imperceptiblement , les relations se durcissent, l’autre devient menace. Une évolution presque inévitable… Et si ces réaction de malveillance ne s’expriment pas davantage, c’est grâce aux lois qui sanctionnent tout appel à la haine raciale.

Au-delà, ces ressentiments existent bel et bien. Et sont, plus que jamais, partagés.

Chose qui n’arrange rien, notre pays, non seulement, ne reconnaît pas les communautés, mais ne les valorise pas non plus. Cela serait pourtant si facile à l’école de rappeler, en quelques mots, l’apport du monde arabe à la civilisation judéo-chrétienne. En évoquant par exemple, le rôle essentiel joué par les Arabes dans l’élaboration des mathématiques. Ce sont des petites choses mais ces marques d’intérêt envers leurs aïeux aideraient également les enfants, issus de l’immigration, à s’intégrer dans la société actuelle.

Et encore! Là aussi, cela pose problème. Car, dans notre République, nous ne réclamons pas l’intégration – ce qui suffit largement aux Allemands à l’encontre des Turcs -, mais bien plus encore: nous exigeons l’assimilation. Nous attendons d’eux qu’ils deviennent des Français de souche. Dans les classes, il n’y a pas encore si longtemps, on enseignait ainsi  «Nos ancêtres, les Gaulois»!

Il y a donc, et je me répète, un véritable problème. Mais d’où vient-il? Observation anecdotique mais symbolique à plus d’un titre : avec la mondialisation, les six millions de Français d’origine arabe n’ont plus le regard focalisé sur la télé française, ils suivent aussi d’autres chaînes étrangères. Aux yeux de beaucoup, ils se mettent, dès lors, en marge de la société. La crise économique sapant la cohésion nationale, tout cela nourrit la haine. Et ce d’autant plus, que certaines politiques n’hésitent pas à instrumentaliser ces préjugés.

http://www.halalmagazine.com/

Face à l’islamophobie, il y a toujours autant de Justes en France (1/3)

Marek Halter

Nous sommes racistes. Pour autant, nous sommes moins violents que nos voisins – par exemple, Allemands, Belges ou Grecs – et pour la simple raison que nous, Français, adorons parler! La violence commence là où s’achève la parole. Tant qu’on peut s’insulter, on s’insulte. Le bûcher de Blois, l’affaire Dreyfus, Maurras, etc. La France était antisémite et pourtant, le mot «pogrom» est un mot d’origine russe. Car, les Russes n’ont pas la même habilité à s’exprimer et canalisent donc leur colère en tapant. De fait, les massacres de Juifs se sont surtout déroulés là-bas, en Europe de l’Est.

En France, malgré cet antisémitisme ambiant d’avant-guerre, deux tiers de la population juive furent sauvés par de simples citoyens. Si demain, devaient se reproduire de tels actes atroces contre les Arabes de France, je pense qu’il y aurait autant de Justes pour leur tendre la main. C’est très particulier la France…

Pourquoi j’évoque, ici, des actes arabophobes plutôt qu’islamophobes? Nous sommes confrontés en France à un problème que n’ont pas les autres pays européens: nous ne sommes pas seulement une démocratie, mais également une République. Et cette dernière, si elle dit que nous sommes tous égaux, affirment, en outre, que nous sommes tous pareils. La République ne supporte pas les différences et ne reconnaît pas les communautés.

Nous respectons la séparation de l’Eglise et de l’État depuis la loi de 1905. Pour chacun, et quelle que soit sa religion, prier Dieu est, avant tout, une affaire privée. Et c’est donc aux imams, rabbins ou curés que revient la responsabilité de régler les problèmes de cette nature. Pour le reste, et au-delà des croyances religieuses, nous sommes bien loin des États-Unis, ce pays où les différentes communautés possèdent leurs propres chaînes de télévision.

Situation difficilement acceptable dans l’Hexagone. Rappelons-nous ainsi des Bretons et plus précisément, du Front de libération de la Bretagne, des individus qui se sont battus très violemment, qui sont allés jusqu’à poser des bombes afin que l’on reconnaisse leur langue et leur culture. Et jusqu’à preuve du contraire, ces gens-là ne venaient pas de l’autre côté de la Méditerranée. Quant à la République, n’a-t-elle pas, de son côté, massacré quelques centaines de milliers de Vendéens?

Je le répète, la République exècre les différences!

http://www.newsring.fr/

Libertés religieuses : Washington critique la loi contre la burqa en France

Libertés religieuses :  Washington critique la loi contre la burqa en France

Dans un rapport international sur les libertés religieuses publié lundi, le département d’État américain condamne les pays dont certaines lois restreignent les libertés religieuses. La France est pointée du doigt pour sa législation sur la burqa.

 Par Dépêche (texte)

AFP - Les Etats-Unis ont dénoncé lundi une poussée de l’antisémitisme et de l’hostilité à l’égard des musulmans en Europe, critiquant notamment les lois contre la burqa en France et en Belgique, dans un rapport du département d’Etat sur les libertés religieuses dans le monde.

Dans ce rapport exhaustif concernant l’année 2011, Washington fustige également une « nette dégradation » des libertés religieuses en Chine et critique l’Egypte pour n’avoir pas jugulé les attaques contre la minorité chrétienne copte.

« Les pays européens sont de plus en plus divers en termes ethniques, raciaux et religieux. Ces évolutions démographiques s’accompagnent parfois d’une augmentation de la xénophobie, de l’antisémitisme et de sentiments antimusulmans », pointe le rapport. Le département d’Etat met également en exergue « le nombre croissant de pays européens, parmi lesquels la Belgique et la France, dont les lois restreignant le code vestimentaire ont un effet défavorable sur des musulmans et sur d’autres », en référence aux législations européennes visant le port du voile intégral.

En France, la loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public a été adoptée par le Parlement en septembre 2010 et est appliquée depuis le 11 avril 2011. Avant d’être élu, le président de la République François Hollande s’était engagé à la maintenir.

La Belgique a adopté le même type de législation en juillet 2011.

ÉCLAIRAGE
Le voile intégral en Europe

La semaine dernière, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Nils Muiznieks, avait appelé les gouvernements européens, citant Paris et Bruxelles, à « renoncer aux lois et mesures visant spécialement les musulmans ».

De manière générale, le rapport international sur les libertés religieuses en 2011 du département d’Etat –le premier depuis le Printemps arabe– met au jour « les conséquences sur les minorités religieuses des transitions politiques et démographiques, l’impact des conflits sur la liberté religieuse et (…) la poussée de l’antisémitisme ».

Saluant les « transitions » démocratiques en cours « en Afrique du Nord et au Moyen-Orient », notamment en « Tunisie, Libye, Egypte », le département d’Etat rappelle que la « situation des minorités religieuses dans ces pays fait la Une de l’actualité ».

Mais les Etats-Unis redoutent maintenant « des tensions exacerbées entre ceux qui ont été opprimés depuis longtemps et qui réclament plus de liberté et ceux qui craignent le changement ».

Washington s’inquiète aussi en particulier du sort des minorités « bahaïe et soufie en Iran, des chrétiens en Egypte, des musulmans dans plusieurs pays (y compris en Europe), des bouddhistes tibétains, des chrétiens et des musulmans ouïghours en Chine et des juifs dans de nombreux endroits du monde ».

http://www.france24.com/fr

«La paix et l’unité de l’islam de France otages de la politique»

«La paix et l’unité de l’islam de France otages de la politique»

Mamadou Daffé Abu Brahim est l’imam de la mosquée du Mirail, un quartier de la périphérie de Toulouse connu pour sa forte présence musulmane. Ce Malien, installé en France en 1975, est actuellement directeur de recherche en biochimie au CNRS. La mosquée dans laquelle il officie – baraque préfabriquée installée sur le parking d’un hypermarché en attendant la construction d’un vrai édifice – accueille chaque jour des centaines de fidèles et tout particulièrement des Maghrébins ou des Français issus de l’immigration, directement touchés par les événements de Toulouse et Montauban. L’imam explique dans cet entretien l’impact qu’ont eu ces tueries sur la communauté, «première choquée et horrifiée par ces actes criminels».

-Comment la communauté musulmane a-t-elle vécu ces événements et les jours qui ont suivi ?

Les dernières semaines ont été très éprouvantes, très stressantes, au début, de ne pas connaître l’auteur, sachant que des musulmans étaient les premières cibles. Cela nous a inquiétés dans la mesure où on ne savait pas vraiment qui était recherché. Ensuite de connaître l’auteur et de savoir qu’il avait un prénom musulman, était encore plus «stressant». Et là, nous avons été la proie de nombreuses manifestations. Certains ont été agressés au moins verbalement, mais ensuite, cela devient surtout de la paranoïa, avec des musulmans qui se disent «on nous a regardés», «on nous a parlé», «on nous a dit ceci et cela»… Il est donc vrai que les gens ne sont pas à l’aise, sans compter les problèmes internes, dans les familles mêmes. Certains parents disent à leurs enfants : «Vous allez à la mosquée, on vous lave le cerveau ; je sais que depuis que tu as la barbe, depuis que tu portes le hidjab, tu as changé(e)». Au lieu qu’il y ait une solidarité dans la communauté au moins, ça pose des problèmes y compris dans les familles.

-Les actes d’islamophobie ont-ils augmenté depuis ces événements ?

L’islamophobie a beaucoup augmenté ces dernières années en Europe, en France en particulier. Il est dit qu’il y a une augmentation de 37% des actes d’islamophobie en 2011. Malheureusement, ce n’est qu’un début. C’est dans ce contexte global que se situent l’amalgame et le stress de plus en plus continu que nous subissons. Mais je pense qu’il faut faire la part des choses entre la rumeur, le sentiment et la réalité. C’est comme le sentiment d’insécurité, on se sent tous en insécurité, mais ce n’est pas quantifiable. J’entends des propos et des histoires, mais pour moi, ce ne sont que des cas particuliers. Les gens se sentent moins à l’aise ou agressés ne serait-ce que par un regard à leur égard. Mais quelle est la part de paranoïa, et quelle est la part du réel ? Il est clair que les sensibilités sont exacerbées. Certains me disent que quand on voit quelqu’un avec un look maghrébin, on change de place dans le métro. Est-ce que c’est 1/1000, est-ce que c’est plus ou moins ? L’on ne peut pas faire de statistiques. Parfois, tout cela n’est dû qu’à un hasard, une coïncidence, un malentendu. Raison pour laquelle je crains que nous tombions dans la paranoïa, la victimisation, qu’on ne peut pas mettre sur le compte des événements qui se sont déroulés. Lire la suite…

France : Entre montée de l’islamophobie et racisme ordinaire

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	Mosqu&eacute;e du Mirail situ&eacute;e sur un parking de supermarch&eacute;.<br />

 © D. R.
Mosquée du Mirail située sur un parking de…

La France, terre de xénophobie ? Elle bascule dangereusement, au vu des discours islamophobes et racistes qui se sont multipliés ces dernières semaines dans ce pays. Et les 18% de voix récoltées par le Front national au premier tour de l’élection présidentielle, ne sauraient démentir cette tendance qui effraie la France et l’Europe.

Toulouse (France)
De notre envoyée spéciale

Nicolas Sarkozy n’a pas rechigné à poursuivre son opération de «drague» de ces 6,4 millions d’électeurs en surfant sur les mêmes idées xénophobes, racistes et islamophobes que le FN. Ce qui n’est pas nouveau pour le président sortant tant son mandat a été pavé de politiques et de déclarations stigmatisant les «étrangers». A tel point qu’il a été instauré, en cinq années, un réel climat de «choc des civilisations», dénoncé mardi par Amnesty International dans un rapport sur «Les discriminations envers les musulmans en Europe et l’exploitation politique des préjugés».

D’ailleurs, au lendemain des tueries de Toulouse et de Montauban, Nicolas Sarkozy, a comparé «un peu» ces drames au 11 Septembre. El Watan a pris, à Toulouse, le pouls de cet impact. Minime. Non pas que les actes présumés perpétrés par Mohamed Merah n’aient pas écorné davantage l’image d’une population estimée à près de 6 millions sur l’ensemble du territoire. Mais cela n’a été «qu’une pierre de plus» à l’édifice de l’islamophobie dont se disent victimes les musulmans de France.Plus d’un mois après les fusillades où ont trouvé la mort sept personnes, dont, besoin est-il de le rappeler, trois enfants, la vie a repris ses droits à Toulouse. En ce début de printemps pluvieux, les rues de la ville du Sud-Ouest connaissent cette affluence cosmopolite habituelle aux hauts lieux touristiques. Certes l’émotion, le choc, l’horreur de ce 19 mars se sont quelque peu estompés, seule la psychose semble être restée. «Les gens ont peur. Et même s’ils s’en défendent, une fois la panique passée, une certaine méfiance, peut-être même inconsciente, s’est installée, comme la lie au fond de la bouteille», confie un quinquagénaire «français de souche». Lire la suite…

Amnesty dénonce la discrimination anti-musulmans en Europe

Par C.B.
Une femme en niqab lors d'un rassemblement contre l'islamophobie et le racisme ordinaire, à Bern, en octobre 2011.

Une femme en niqab lors d’un rassemblement contre l’islamophobie et le racisme ordinaire, à Bern, en octobre 2011. (Photo Michael Buholzer. Reuters)

L’organisation publie une étude portant sur la Belgique, l’Espagne, la France, les Pays-Bas et la Suisse.

C’est un rapport qui tombe deux jours après le score historique du Front national au premier tour de l’élection présidentielle française (17,9% des suffrages exprimés). Intitulé «Choix et préjudice : les discriminations contre les musulmans en Europe», publié ce mardi par Amnesty International, il vise à ausculter «en quoi la discrimination fondée sur la religion ou les convictions affecte divers aspects de la vie des musulmans», notamment en matière d’emploi et d’éducation.«Même dans les pays où la discrimination fondée sur la religion ou les convictions est illégale», note l’ONG.

L’étude n’a pas de visée statistique mais résulte d’un travail de terrain (entretiens individuels et auprès d’associations et organisations) mené courant 2011 en Belgique, en Espagne, en France, aux Pays-Bas et en Suisse.

Il en ressort que les musulmans affichant des signes extérieurs d’appartenance à l’islam (voile, barbe, symboles…) se heurtent bien à plusieurs barrières. Lesquelles ? «On refuse aux femmes musulmanes des emplois uniquement parce qu’elles manifestent leur appartenance à une religion, une culture ou des coutumes en portant des tenues couramment associées à l’islam. Dans le domaine scolaire, les restrictions du port de tenues et de signes religieux et culturels ont entraîné l’exclusion d’élèves de confession musulmane. Les musulmans sont parfois critiqués et ne sont pas autorisés à ouvrir de nouveaux lieux de culte uniquement parce que les habitants du quartier s’y opposent», résume le rapport (dont on peut lire une synthèse en pdf ici, l’intégrale – en anglais seulement – là). Lire la suite…

Amnesty International place la France sous vigilance islamophobe

L’organisation publie un rapport sur les discriminations en Europe. Elle épingle plusieurs pays dont la France.

Femme voilée Française.

Femme voilée Française. © SALOM-GOMIS SEBASTIEN / SIPA

Par SIHEM SOUID

Quelle puissance exercera sa « vigilance » à l’égard de la France après que plus de 6 millions d’électeurs ont choisi un parti d’extrême droite pour les représenter ? Quelle organisation internationale, quels intellectuels appelleront à surveiller la politique hexagonale en matière de respect des droits de l’homme et notamment de l’égalité entre tous les citoyens ?

Après le Printemps arabe, la vigilance des « démocrates » français, élus ou penseurs, s’était bruyamment manifestée à l’encontre des populations arabes – de la Tunisie à l’Égypte en passant par leMaroc - pour mettre en garde les citoyens d’outre-Méditerranée, ces grands enfants qu’il faut guider, afin qu’ils votent « bien », c’est-à-dire en général contre les partis d’obédience religieuse. Une appréhension démonstrative qui tranchait avec le silence général observé en France par les mêmes à propos des autocraties maghrébines ou moyen-orientales.

Nicolas Sarkozy ou encore Alain Juppé, son ministre des Affaires étrangères, avaient même souligné la « conditionnalité des aides » économiques promises à la Tunisie au respect des droits de l’homme par le parti victorieux aux élections ! Alors que je défends la laïcité et la séparation de l’Église avec l’État, on ne peut que constater des analyses à géométrie variable. La situation en France est alarmante, si l’on en croit le dernier rapport d’Amnesty International Choix et préjugé, discrimination contre les Musulmans en Europe, qui paraît aujourd’hui. Lire la suite…

Laissez-nous haïr librement

parJean-Pierre Cavaillé

En quelques semaines un nouveau mot s’est imposé dans le débat public, à travers l’importance médiatique concédée aux manifestations de catholiques « traditionnalistes » contre les pièces de théâtre Sur le concept du vrai visage du fils de Dieu et Golgota Picnic. Celui de Christianophobie. On a vu aussi apparaître « cathophobie » qui, parmi les chrétiens, fait le tri, et semble donc moins « porteur ». Ces mots sont évidemment dérivés d’autres devenus communs : islamophobie, judéophobie, homophobie, handiphobie… Pascal Galinier, dans Le Monde, a récemment souligné la multiplication des néologismes forgés à partir du mot grec « phobos », peur, rejet, mais phobie signifie désormais surtout, de fait, haine. Tous ces mots servent en effet à désigner et à dénoncer d’abord des discours et des comportements (prétendument) haineux visant une entière « communauté » définie selon les critères religieux, ethniques, sexuels ou autres. La haine n’est donc pas ici envisagée comme manifestée par des discours et des actes contre des individus désignés, mais contre des groupes. Et évidemment les notions de phobie et de haine excèdent infiniment et de toute part l’appel au meurtre contre une communauté donnée, dont on peut en effet difficilement défendre la licéité.

Une remarque générale, toutefois, de grande importance s’impose : la haine qui ne se traduit pas par des actes de violence et des propos injurieux contre des personnes, ne semble pouvoir relever du droit que si l’on accepte de remettre en cause, et de la manière la plus radicale, la liberté d’expression. En effet, si l’on ne s’en prend physiquement à personne, si l’on n’injurie personne en particulier, c’est évidemment qu’on limite ses actes à des actes de parole (car si l’on agit physiquement, on s’en prend à des personnes, ou alors à des biens, privés ou publics) et des actes de parole, on l’a dit, qui ne s’adressent pas aux individus. Or la liberté d’expression n’est pleine et entière que si l’on garantit la liberté publique de toutes formes d’actes de parole qui ne diffament ni n’injurient les individus, et qui n’appellent pas au massacre ou à la persécution effective des communautés. Hé bien, force est de constater que nous sommes en train, et très rapidement, de renoncer à cette liberté, dès lors que l’on accepte d’inscrire dans le droit des notions comme celle d’homophobie ou d’handiphobie, et demain peut-être celles d’islamophobie et de christianophobie. Car il va de soi que l’égalité devant le droit implique que la protection contre le discours de haine ne soit pas réservée à telle ou telle communauté, mais que toutes, potentiellement, puissent en bénéficier. Lire la suite…

Entretien avec Youssef Girard : « L’islamophobie est une idéologie hégémonique en France »

Par Youssef Girard

Entretien avec Echourouk en décembre 2011. L’article n’est plus accessible sur ce site, mais on peut le retrouver, en arabe, sur le site du Centre d’Etudes Assala.

Youssef Girard a grandi dans une famille « de gauche » avant de se convertir à l’islam à l’âge de dix-huit ans. Il a entamé une recherche historique et il a découvert la propagande mensongère de la politique française. De même, il met en avant le racisme occidental qui cherche à réduire le monde entier à son histoire spécifique. Youssef Girard a soutenu une thèse de doctorat en histoire sur le mouvement nationaliste algérien. Dans cette interview, il explique sa conversion à l’islam et dénonce les mensonges derrière lesquels se retranche l’Occident notamment la France où les droits des autres peuples sont niés. Il affirme que la France n’est pas prête à reconnaitre la liberté religieuse et la pluralité culturelle qu’elle brandit uniquement comme un slogan. Youssef Girard explique les moyens mis en œuvre pour écarter les musulmans de la vie sociale et politique et les pressions exercées quotidiennement sur eux en France.

Entretien avec Youssef Girard  : 'L’islamophobie est une idéologie hégémonique en France'

France, 2011 : manifestation contre l’islamophobie
Comment vous-êtes vous converti à l’islam ?

J’ai grandi dans un « quartier populaire » de la banlieue parisienne dans lequel vivaient des gens d’origines diverses notamment des Africains et des Maghrébins. J’avais des relations amicales avec des jeunes de ces communautés. Rares étaient ceux qui étaient des musulmans pratiquants. La plupart se contentait de jeûner durant le mois de ramadan. A la fin de l’adolescence, avec un groupe d’amis, nous avons commencé à chercher notre voie. Ainsi, j’ai découvert l’islam et j’y ai adhéré comme l’ont fait d’autres amis qui se sont convertis ou qui se sont mis à pratiquer l’islam avec assiduité. Par la suite, chacun a suivi son propre chemin. Certains, par exemple, sont partis en Égypte pour poursuivre des études et apprendre le Coran. J’ai entrepris des études d’histoire sur le mouvement nationaliste algérien car j’étais persuadé que la colonisation de l’Algérie était un élément central dans les débats sur l’islam en France. En effet, la façon dont l’islam est traité en France est liée à l’histoire de la colonisation de l’Algérie. Lire la suite…

La banque islamique arrive en France

 

L’islam interdit scrupuleusement l’usure, la spéculation mais également le hasard .

Conséquemment, pour rester dans la légitimité islamique, les offices financiers ont mis en place des règlements compatibles dont la Moudaraba ou la Moucharaka entre autre. La banque islamique peut alors vendre ou louer des bienfaits qu’elle aura par le passé capté, cela prend l’aspect des moyens de Leasing et location vente. La personne peut d’autre part se rémunérer par exemple au travers de la construction de appartements

De par le fait de son nouveau épanouissement planétaire, la banque islamiqueest communément en phase à des difficultés juridiques et de surcoûts fiscaux. C’est ainsi que des territoires comme le Luxembourg ou le Pays Bas avec la résolution d’ ne désigner que les principaux, ont adapté le droit avec la résolution d’ épurer ces difficultés et ces surcoûts. La France est encore en retard mais depuis 2010 s’y met solidement.

Le premier crédit immobilier conforme aux principes de l’islam a été lancé en France lors du Salon international mondial musulman. l’agence 570 easi est à l’origine de ce produit inédit, dès lors commercialisé par la banque marocaine Chaabi, qui avait lancé en juin les premiers comptes courant charia-compatible. La durée de ce prêt est fixée obligatoirement à dix ans cependant 570 easi assure travailler sur d’autres produits de financement immobilier de longue durée.

Bonne nouvelle également pour tous ceux qui attendent la finance islamique en France : selon une interview du directeur exécutif de la Qatar Islamic Bank, banque qui a signé un accord avec le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne en France, une banque islamique devrait voir le jour en France en 2012.

http://www.repandre.com

La finance islamique : nouvel atout pour la France ?

Elisabeth Studer
marche-halal.jpgA l’heure où les riches pays pétroliersdemeurent presque les seuls états au monde capable d’investir, situation qui est lin d’être celle des Etats-Unis et de l’Union européenne, la finance islamique  pourrait représenter un sacré potentiel pour l’économie française, quoi qu’on en dise. En effet, les analystes l’affirment clairement : la dégradation de la note souveraine américaine, la crise de la dette qui secoue actuellement moult pays membres de la zone euro, la dégringolade des marchés boursiers alimentés par mauvais indicateurs, baisse de la croissance, rumeurs et les spéculations décuplent actuellement l’intérêt porté à la finance islamique.

Dans un tel contexte, les investisseurs islamiques( banques, investisseurs, fonds) du Moyen-Orient et d’Asie regardent de nouveau vers la France, pays où le marché de la finance islamique est considérable avec une population musulmane estimée entre 6 et 10 millions. Lire la suite…

ISLAM TRANQUILLE EN FRANCE

Emilie Blachere – Paris Match

De Marseille à Paris, d’Angers à La Courneuve, nous sommes allés à la rencontre de ces Français musulmans silencieux, lassés de devoir se justifier de leur croyance. [Première partie de l’article dans sa version intégrale.

Islam tranquille en France

Dans le jardin de leur propriété, un ancien couvent au cœur de la campagne angevine, Abdel Rahmène et Imane, 45 et 38 ans, font l’une des cinq prières quotidiennes, l’al-dhouhr, située à la mi-journée. | Photo Vincent Capman

La porte s’ouvre sur une femme, jeune, grande, silhouette voluptueuse et sourire doux. Un foulard émeraude enserre ses cheveux. Karima nous accueille dans son pavillon et nous présente sa famille d’origine sud-marocaine, forte de dix enfants et de dix-neuf petits-enfants. Sur la table basse du salon, les jus de fruits sont frais, le thé à la menthe sent bon le sucre caramélisé et les douceurs miellées orientales collent aux doigts. Lahcen, le grand-père, 67 ans, ancien ouvrier dans l’industrie automobile, s’occupe du service. Karima et ses proches sont musulmans. Comme quelque six millions de personnes en France. A côté des 40 millions de Français baptisés, c’est peu. Reste que l’islam est une foi vive, souvent stigmatisée, et que ses fidèles sont las de devoir se justifier.

Fatima et sa famille (Photo: Vincent Capman)

Fatima,l’aînée, est arrivée en France avec ses parents en 1968, à 3 ans. La petite fille suit une scolarité normale, fait des études supérieures puis travaille, avant de devenir maman de trois enfants. Une vie douce et tranquille. Pourtant, Fatima est découragée: «J’ai 47 ans. Toute ma vie, en tant musulmane dans un pays chrétien, je me suis adaptée, fondue dans le paysage. Je suis fatiguée de toujours subir des regards mauvais, des remarques désagréables… Je veux vivre avec sérénité. Je ne demande pas de régime spécial, sauf le respect. Je suis française, mes enfants aussi. Que dois-je faire pour être enfin considérée comme intégrée?» Lire la suite…

La «Boufffe» Halal provoque des vagues en France, Dalil Boubakeur défend son label

Par Kaci AGGAD

Les accusations portées par une chaîne de télévision française contre la licéité de sa certification halal, ont fait réagir la Grande Mosquée de Paris qui dénonce ce reportage qu’elle juge calomnieux et partial.

Entre la Grande Mosquée de Paris et la chaîne de télévision française, Canal+, auteur du reportage ayant mis en doute, la veille du mois de Ramadhan, la licéité de sa certification halal, la polémique enfle. Dans une mise au point rendue publique, la Mosquée de Paris dénonce avec véhémence cette campagne calomnieuse et les allégations portées contre la licéité de sa certification halal. Réagissant vivement à une information relative aux traces d’ADN porcines qui auraient été trouvées dans un lot de saucisses, la Mosquée de Paris avait apporté un démenti formel, précisant que la rumeur est infondée et que la contre-expertise rigoureuse qu’elle avait demandée à un laboratoire européen de renom a invalidé cette rumeur.
La Mosquée de Paris ajoute que les lots de produits en question avaient été soumis à une analyse extrêmement poussée et que le reportage avait omis de le signaler. Evoquant cet épisode, elle affirme que le responsable du blog à l’origine de cette polémique a fait l’objet d’une plainte qui a été déposée en février dernier par son organisme partenaire afin qu’il explique quant à la méthode qu’il a utilisée pour analyser le lot de saucisses suspect. «A ce jour, le responsable du blog n’a toujours pas répondu à cette question et son partenaire financier est en dépôt de bilan. L’affaire est toujours pendante devant le tribunal de Nantes», précise le communiqué. Lire la suite…