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Articles taggués ‘Islam’

« M » : Islam de France, les convertis face aux clichés

Par Judith Perrignon/Illustrations Cristiana Couceiro

 

Ils ont un jour prononcé la chahada, ces mots brefs qui valent profession de foi de l'islam : "Je témoigne qu'il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et que Mahomet est son Prophète." Illustration: Cristiana Couceiro pour M Le magazine du Monde

 

 Ils ont un jour prononcé la chahada, ces mots brefs qui valent profession de foi de l’islam : « Je témoigne qu’il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah et que Mahomet est son Prophète. » Ils se rappellent un décor simple : la petite mosquée de Gennevilliers pour Abdel Raouf, car la grande n’existait pas encore ; celle de Melun pour Bilal ; ou une salle de prière du côté du métro Couronnes, à Paris, pour Amin. Ils racontent la présence d’un ami musulman, simple pratiquant, pas forcément d’un imam – « pas d’intermédiaire avec Dieu », dit Amin. Ils répètent cette phrase qu’on leur a dite si vite : « Ça y est, tu es musulman. » Ils dépeignent une religion où il est facile d’entrer. Ils ont alors changé de prénom : Raoul est devenu Abdel Raouf, William est devenu Bilal, David est devenu Amin.

Et, plus ou moins rapidement, ils l’ont annoncé à leurs parents. Abdel Raouf se souvient de son père conciliant : « Tant que tu trouves ton bonheur… » ; de sa mère, fervente catholique, tendue et silencieuse, qui semblait promener au-dessus de sa tête une bulle pensive de bande dessinée dans laquelle son fils apparaissait en terroriste. A sa famille juive, David devenu Amin n’a rien dit tout de suite. Sa mère a remarqué quelque chose de différent. Leurs rapports étaient plus simples, moins tendus. Elle a compris au moment du ramadan. « Tu as changé, je ne suis pas bête, tu t’es fait musulman. » Elle a préféré qu’il n’en parle pas à son père, qui a fini par lire la vérité dans la barbe de son fils qui s’allongeait. Finalement, seuls ses deux frères l’ont très mal pris. Chez Baptiste, le père a sorti des « trucs bêtes »(« Alors, tu vas plus manger de porc ! »), la mère était au bord des larmes lorsqu’il a demandé qu’on l’appelle désormais autrement. « Elle a eu peur que je change, que je ne sois plus le fils qu’elle a eu. » Face à l’émotion de sa mère, Baptiste a expliqué que ce n’était pas obligatoire de changer de prénom. Il est resté Baptiste.« Je ne savais pas qu’on pouvait faire autrement », s’étonne William, devenu Bilal, assis à côté de lui. « Ma mère aussi avait les larmes aux yeux », ajoute-t-il.

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Les confessions de Napoléon Bonaparte sur l’islam

PAR RENAUD TOWE

Napoléon Bonaparte a énormément péroré sur de grands sujets au cours de sa vie, particulièrement lors de son exil forcé sur l’île de Sainte Hélène. Le lion en cage a par exemple présenté ses avis et convictions vis-à-vis de la religion, ou plutôt des religions. L’islam, qu’il a rencontré lors de son expédition en Egypte, est visiblement celle dont il se sentait le plus proche.

Napoléon Bonaparte entre véritablement en contact pour la première fois avec l’islam en 1798, lors de la campagne d’Egypte (1798-1801). Dès son arrivée, il se montre intrigué par la culture du pays et tout particulièrement par la tradition musulmane, l’appel à la prière et les enseignements coraniques. Certains voient ce rapprochement comme une stratégie pour mieux s’imposer au sein d’un peuple musulman et communiquer plus aisément avec les personnalités locales. D’autres pensent au contraire que Bonaparte est réellement fasciné par la personne de Mohammed et touché par la ferveur religieuse. Dans une lettre datant du 28 août 1798, il se confie au cheikh El-Messiri : « Le général Kleber me rend compte de votre conduite et j’en suis satisfait. (…) J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes de l’Al-coran, qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes. » (Lettre au Cheikh El-Messiri (11 fructidor an VI), Correspondance de Napoléon Ier, Napoléon Bonaparte, éd. H. Plon, 1861, t. 4, partie Pièce N° 3148, p. 420). Le chef de l’armée d’Orient, ayant perdu la quasi-totalité de sa flotte à Aboukir, rentre discrètement en France le 23 août 1799, et laisse le général Kléber en Egypte pour continuer le combat avec une armée diminuée. Lire la suite…

À Tombouctou, le « choc frontal » entre deux branches de l’islam

Explication sur les motivations des islamistes qui en viennent à détruire des lieux saints musulmans à Tombouctou

Image extraite d'une vidéo montrant les islamistes détruisant un sanctuaire à Tombouctou, dimanch...

AFP PHOTO

Image extraite d’une vidéo montrant les islamistes détruisant un sanctuaire à Tombouctou, dimanche 1er juillet.

Après avoir démoli pendant le week-end des 30 juin et 1er juillet sept des seize mausolées de saints musulmans de la ville, les islamistes du groupe armé Ansar Eddine (Défenseurs de l’islam) qui contrôlent Tombouctou (nord du Mali) depuis trois mois ont poursuivi lundi 2 juillet la destruction de biens religieux en brisant la porte sacrée d’une mosquée du XVe siècle.

La porte en bois située côté sud de la mosquée de Sidi Yahia est fermée depuis des décennies car, selon des croyances locales, son ouverture éventuelle porterait malheur. Un membre de la famille d’un imam, interrogé par l’AFP, a dit qu’ils avaient agi ainsi car « certains disaient que le jour où on ouvrirait cette porte, ce serait la fin du monde et ils ont voulu montrer que ce n’est pas la fin du monde ».

« Il s’agit là de la rencontre frontale entre deux branches de l’islam complètement opposées », explique le P. Étienne Renaud, père blanc, ancien directeur de l’Institut pontifical d’études Arabes et d’islamologie (Pisai) à Rome. D’un côté, ces mausolées de saints sont le fruit de la religiosité populaire, du besoin des fidèles musulmans “de sentir, de toucher”. Des zaouïa , petits édifices religieux, sont construits sur les tombes de ces saints et que les fidèles fréquentent quotidiennement. Le cheikh de la zaouïa , souvent un descendant du saint lui-même, est consulté, sollicité pour une intercession…

LA LIGNE LA PLUS DURE DE L’ISLAM

« C’est l’islam populaire, qui véhicule certes quelques superstitions, mais très attachant », souligne le P. Renaud, qui a observé ces mausolées au Soudan, au Yémen mais aussi en Algérie. Un islam parfois lié au soufisme (branche spirituelle de l’islam) « mais qui le déborde ». Cet islam a notamment été décrit par l’islamologue Émile Dermenghem dans son ouvrage de 1954 (deux fois réédité) : Le culte des saints dans l’islam maghrébin .

« Face à lui, les islamistes d’Ansar Eddine se réfèrent à la ligne la plus dure de l’islam : celle du hanbalisme, la plus stricte de ses quatre écoles juridiques, qui ne reconnaît que le Coran et la tradition (la Sunna ) comme source de la loi (charia)  », poursuit le P. Renaud. Cette doctrine a été reprise au XVIIIe siècle sous l’impulsion de Mohammed ibn Abdelwahhab, prédicateur musulman qui prônait un retour à l’islam originel, initiateur du « wahhabisme ».

Les tenants de cet islam dur rejettent comme « innovation blâmable »(bidaa)  le culte des saints, qui porte atteinte – à leurs yeux – à la pureté du culte de Dieu. « Ils ont d’ailleurs appliqué cette doctrine de manière systématique dans toute la péninsule arabique, détruisant tout ce qui relevait de la religiosité populaire. Certains étaient même partisans de détruire le tombeau du prophète Mohammed à Médine », rappelle Étienne Renaud.

DES RAISONS POLITIQUES ET DIPLOMATIQUES

De fait, depuis l’alliance contractée entre Mohammed ibn Abdelwahhab et le prince Mohammed ibn Saoud, « l’Arabie saoudite est devenue la caisse de résonance de cette branche qui a donné naissance à la fois aux Frères musulmans, aux salafistes », note le P. Renaud. La manne pétrolière aidant, cet islam rigoriste se diffuse partout dans le monde et notamment dans plusieurs pays d’Afrique noire.

À ces motivations religieuses s’ajoutent sans doute d’autres raisons politiques et diplomatiques. En effet, le groupe Ansar Eddine avait indiqué agir en représailles à la décision de l’Unesco, le 28 juin, d’inscrire Tombouctou sur la liste du patrimoine mondial en péril.

ANNE-BENEDICTE HOFFNER

http://www.la-croix.com/

L’Egypte choisit l’islam plutôt que l’armée

Natalia Trouiller

Entre la société islamique promise par les Frères musulmans et la continuité de l’ère Moubarak souhaitée par l’armée, les Egyptions ont choisi. La minorité chrétienne prend acte d’une situation qui pour l’instant ne bouleverse guère son quotidien, ni en mieux ni en pire.

Mohammed Morsi, le nouveau président égyptien. © DRMohammed Morsi, le nouveau président égyptien. © DR

EGYPTE: MGR PACÔME FELICITE M. MORSI

Dans un communiqué paru peu après l’annonce officielle des résultats, Mgr Pacôme, qui assure l’intérim à la tête de l’Eglise copte en attendant l’élection du prochain pape, a « félicité » le candidat islamiste pour sa victoire à la présidentielle. Des félicitations purement diplomatiques, montrant que les coptes souhaitent respecter le jeu démocratique et ne pas entrer frontalement en conflit avec le pouvoir islamiste.
> Mais la presse a annoncé que Mohammed Morsi aurait déclaré, en marge d’une rencontre des membres de son parti que, dans la nouvelle Egypte dirigée par les Frères musulmans, les chrétiens devraient « se convertir à l’islam, payer l’impôt réservé aux infidèles ou quitter le pays« . Le président a depuis démenti cette assertion rapportée par El Bashayer, et promis aux femmes et aux chrétiens le plein accès à leurs droits, ajoutant que « les coptes seront représentés en tant que conseillers au sein du bureau du président, et peut-être même aurons-nous un vice-président copte, si c’est possible« .
> Quelles que soient les intentions réelles des Frères musulmans à l’endroit des chrétiens, la victoire de Morsi ne change guère le sort de la minorité copte dans une Egypte musulmane. Et l’échec de Morsi n’aurait sans doute pas amélioré les choses pour eux. Le Christian Post rapporte ainsi cette phrase d’un responsable chrétien, à qui l’on demandait pour qui il voterait, le candidat islamiste ou le candidat de l’armée: « L’un nous offre du poison dans une tasse, l’autre dans une cuillère« . Lire la suite…

«La paix et l’unité de l’islam de France otages de la politique»

«La paix et l’unité de l’islam de France otages de la politique»

Mamadou Daffé Abu Brahim est l’imam de la mosquée du Mirail, un quartier de la périphérie de Toulouse connu pour sa forte présence musulmane. Ce Malien, installé en France en 1975, est actuellement directeur de recherche en biochimie au CNRS. La mosquée dans laquelle il officie – baraque préfabriquée installée sur le parking d’un hypermarché en attendant la construction d’un vrai édifice – accueille chaque jour des centaines de fidèles et tout particulièrement des Maghrébins ou des Français issus de l’immigration, directement touchés par les événements de Toulouse et Montauban. L’imam explique dans cet entretien l’impact qu’ont eu ces tueries sur la communauté, «première choquée et horrifiée par ces actes criminels».

-Comment la communauté musulmane a-t-elle vécu ces événements et les jours qui ont suivi ?

Les dernières semaines ont été très éprouvantes, très stressantes, au début, de ne pas connaître l’auteur, sachant que des musulmans étaient les premières cibles. Cela nous a inquiétés dans la mesure où on ne savait pas vraiment qui était recherché. Ensuite de connaître l’auteur et de savoir qu’il avait un prénom musulman, était encore plus «stressant». Et là, nous avons été la proie de nombreuses manifestations. Certains ont été agressés au moins verbalement, mais ensuite, cela devient surtout de la paranoïa, avec des musulmans qui se disent «on nous a regardés», «on nous a parlé», «on nous a dit ceci et cela»… Il est donc vrai que les gens ne sont pas à l’aise, sans compter les problèmes internes, dans les familles mêmes. Certains parents disent à leurs enfants : «Vous allez à la mosquée, on vous lave le cerveau ; je sais que depuis que tu as la barbe, depuis que tu portes le hidjab, tu as changé(e)». Au lieu qu’il y ait une solidarité dans la communauté au moins, ça pose des problèmes y compris dans les familles.

-Les actes d’islamophobie ont-ils augmenté depuis ces événements ?

L’islamophobie a beaucoup augmenté ces dernières années en Europe, en France en particulier. Il est dit qu’il y a une augmentation de 37% des actes d’islamophobie en 2011. Malheureusement, ce n’est qu’un début. C’est dans ce contexte global que se situent l’amalgame et le stress de plus en plus continu que nous subissons. Mais je pense qu’il faut faire la part des choses entre la rumeur, le sentiment et la réalité. C’est comme le sentiment d’insécurité, on se sent tous en insécurité, mais ce n’est pas quantifiable. J’entends des propos et des histoires, mais pour moi, ce ne sont que des cas particuliers. Les gens se sentent moins à l’aise ou agressés ne serait-ce que par un regard à leur égard. Mais quelle est la part de paranoïa, et quelle est la part du réel ? Il est clair que les sensibilités sont exacerbées. Certains me disent que quand on voit quelqu’un avec un look maghrébin, on change de place dans le métro. Est-ce que c’est 1/1000, est-ce que c’est plus ou moins ? L’on ne peut pas faire de statistiques. Parfois, tout cela n’est dû qu’à un hasard, une coïncidence, un malentendu. Raison pour laquelle je crains que nous tombions dans la paranoïa, la victimisation, qu’on ne peut pas mettre sur le compte des événements qui se sont déroulés. Lire la suite…

Ne pas mélanger islam et politique

Le recteur de la mosquée de Paris estime qu’il serait dommageable pour la communauté musulmane que l’islam ne s’immisce dans la campagne électorale.

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a appelé ce lundi, dans un communiqué, à ne pas laisser l’islam s’immiscer dans l’élection présidentielle, ce qui «serait dommageable pour la communauté musulmane de France».

La semaine dernière, plus d’une vingtaine d’imams avaient engagé leurs fidèles à se rendre massivement aux urnes pour l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai, afin de «devenir acteurs de leur propre changement».

Le recteur d’une mosquée parisienne avait appelé les musulmans de France à «un vote massif halal», pour «défendre notre dignité contre l’islamophobie et la stigmatisation des membres de notre communauté», tandis que celui de la mosquée de La Défense conseillait le «vote utile», à savoir «François Hollande».

Pour Dalil Boubakeur, «chaque citoyen, quelle que soit sa confession religieuse, est libre d’exprimer ses convictions et ses choix politiques dans le cadre démocratique. Mais il serait toutefois dommageable pour la communauté musulmane de France que l’intrusion des institutions religieuses musulmanes dans le débat électoral puisse être la porte ouverte à l’émergence d’un islam « politique »».

Dans son communiqué, le recteur de la Grande mosquée tient «à rappeler les principes républicains qui régissent la vie cultuelle des musulmans de France, notamment le strict respect des institutions républicaines et de la laïcité, cadre naturel dans lequel s’exprime l’Islam de France».

«Ceci est une exigence en même temps qu’un devoir pour toutes les institutions religieuse de notre pays», souligne-t-il.

(AFP)

http://www.liberation.fr/

L’histoire du docteur Jeffrey Lang

voici une histoire que j’ai eu le plaisir de découvrir.

Jeffrey Lang est un professeur américain en mathématiques, il s’est convertit à l’islam et raconte son histoire dans son livre:  » le combat pour la foi », et dernièrement il a publié ses livres: »même les anges demandent »et « le voyage de l’islam vers l’Amérique »

Il nous raconte lui même son histoire:

 » c’était une petite chambre, il n’y avait pas de meuble, sauf un tapis rouge , il n’y avait aucune décoration sur ses murs gris, et il y avait aussi une petite fenêtre d’où pénétrait une petite lumière, nous étions tous dans des rangs, moi j’étais dans le troisième rang, je ne connaissais aucun d’eux, nous nous courbions tous dans un mouvement monotone jusqu’à ce que nos fronts touchent la terre; le temps était calme, et une vague de sérénité régnait, j’ai regardé devant moi et une personne nous dirigeait, debout sous la fenêtre, elle portait une tenue blanche…je me suis réveillé de mon sommeil! J’ai vu ce rêve là plusieurs fois durant ces dix dernières années, et je me réveille toujours paisible après ».

A l’université de San Francisco; j’ai fait la connaissance d’un étudiant arabe que j’enseignais, et j’ai noué une bonne relation avec lui, il m’avait offert une copie du Coran, et quand je l’avais lu pour la première fois, j’ai senti comme si c’était le Coran qui « me lisait »!

Et un jour j’ai voulu rendre visite à cet étudiant à la mosquée de l’université, j’ai descendu les escaliers et je me suis trouvé devant la porte. Redoutant d’entrer, je suis donc remonté et j’ai pris une longue respiration, ensuite je suis redescendu et j’ai senti que mes pieds ne pouvaient plus me porter , j’ai posé ma main sur le passe de la porte , et je tremblais, puis je suis remonté une deuxième fois , et je me suis senti vaincu… j’ai pensé à retourner à mon bureau…plusieurs secondes se sont écroulées , des secondes pleines de mystères, des secondes qui m’ont poussé à regarder vers le ciel, et là le combat s’est achevé et j’ai fait une prière vers le ciel:

« Mon Dieu offrez moi la force d’entrer à la mosquée si tel est votre volonté.. »

J’ai descendu les escaliers, j’ai poussé la porte, à l’intérieur j’ai trouvé deux jeunes hommes qui discutaient, ils m’ont salué, et l’un d’eux m’a demandé si je voulais savoir quelque chose sur l’islam? J’ai répondu: « oui, oui……je le veux ». Et après une longue conversation, j’ai montré ma volonté de me convertir à l’islam, l’Imam m’a alors dit:  » dit: J’atteste  » j’ai répété: « J’atteste », et il dit: « Qu’il n’y a pas de Dieu – je croyais toute ma vie à cette expression – sauf Allah », j’ai répété après lui, et il continua: »et que Mohamed et le prophète de Allah »,je l’ai répété après lui. Lire la suite…

L’islam de France se cherche un leader

Par Jean-Marie Guénois
635934-01-02.jpgLe succès de la prestation de Tariq Ramadan, au Bourget, le 7 avril dernier, démontre que les musulmans de France, certes très divisés, sont en quête d’un leader pour les représenter. On peut gloser sur les difficultés du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) ou sur les problèmes de l’Union des organisations islamistes de France (UOIF)qui organisait la rencontre. Mais l’appétence témoignée pour ce leader charismatique, lui aussi critiqué dans les rangs de l’islam, démontre que les fractures de l’islam de France seraient vite sublimées si un homme se levait, capable de rassembler.

Il est désormais évident que ce ne sont pas les institutions de l’islam – Mosquée de Paris ou CFCM – qui auront cette aptitude.

Elles sont, comme toutes les institutions, frappées du doute chez les jeunes générations qui ne leur accordent que peu de confiance. Ces générations les accusent d’être trop proches de l’Etat ou de ne pas répondre aux problèmes concrets des jeunes de banlieue.

Ces vieilles dames sont comme toutes les institutions, frappées par un changement de paradigme, imposé par internet. La communication ou chacun est son propre media portatif et individuel, modifie les flux «d’irrigation » des communautés culturelles ou religieuses. Lire la suite…

DAVOS (Suisse) – Islam et démocratie sont compatibles: les responsables arabes veulent rassurer Davos

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012

Des participants au Forum de Davos le 25 janvier 2012 FABRICE COFFRINI AFP.COM

DAVOS (Suisse) – Plusieurs responsables arabes dont des membres des gouvernements islamistes récemment arrivés au pouvoir, se sont attachés à convaincre jeudi les financiers du monde réunis à Davos qu’islam et démocratie étaient compatibles et qu’ils avaient besoin de leur soutien.

« Aucune contradiction entre démocratie et islam », a affirmé Mohamed Najib Boulif, ministre marocain des Affaires générales et de la gouvernance, soulignant que sa formation, le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste) qui dirige le nouveau gouvernement désigné début janvier avait été le seul à présenter une femme, devenue la seule ministre sur 30 membres.

« Nous confirmons en Tunisie à travers la réalité qu’il est possible d’être arabe, musulman et démocrate. Les islamistes sont des acteurs politiques comme n’importe quels autres », a assuré à son tour le chef de la diplomatie tunisienne Rafik Abdessalem, venu participer comme son collègue marocain à plusieurs débats sur l’après-printemps arabes organisés par le Forum économique mondial (WEF).

« La question de l’islamisation n’a rien à voir avec l’Etat. L’Etat est neutre, il doit travailler dans l’intérêt et le bien-être du peuple. Mais dans la vie quotidienne, la religion, islam ou autres, doit être présente », a-t-il encore affirmé, prenant en exemple les Etats-Unis où, a-t-il dit, religion et Etat sont séparés mais où la religion est très présente dans la sphère publique. « Et je pense que c’est ce qui va arriver dans la plupart des pays du Moyen-Orient », a-t-il affirmé. Lire la suite…

Cessons de voir en l’islam un ennemi !

par Esther Benbassa, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études et sénatrice EELV du Val-de-Marne

Le regain de ferveur musulmane dans la France laïque suscite fascination et rejet. Comme si l’islam rappelait aux catholiques de moins en moins catholiques une pratique et une foi oubliées, celles d’avant la laïcité.

Fille aînée de l’Eglise, la France a lutté contre l’emprise de cette dernière, jusqu’à la loi de séparation de 1905. Elle se souvient de l’âpreté de cette lutte. Et elle s’imagine que l’islam pourrait lui faire courir, à nouveau, semblable danger. Ce fantasme ne manque pas de resurgir périodiquement, comme si l’islam était la religion de la majorité des Français.

L’école républicaine est hélas la première responsable de cette pénible situation. Au nom d’une sacro-sainte laïcité, elle hésite à jouer son rôle, et se montre incapable de combattre les effets d’une ignorance bien française des religions. Un enseignement neutre et laïque des religions, parallèlement à une formation à la laïcité, pourrait seul sortir les futurs citoyens d’une sorte d’analphabétisme religieux et culturel aux effets pervers.

La convergence des discours de droite et de gauche contre l’islam qui prospèrent sur ce fond d’inculture n’est pas sans poser problème. D’un côté comme de l’autre, c’est de la laïcité qu’on se réclame. Pour la gauche, il ne faudrait pas laisser la droite accaparer les valeurs de la République, dont la laïcité. Quant à la droite, elle a instrumentalisé ces valeurs à sa guise pour mettre en place sa politique sécuritaire antiterroriste/anti-islamisme/anti-islam = anti-immigrés. Le contexte international n’a pas été propice à l’islam. Et cette situation confuse a favorisé un raidissement, une forme de sacralisation de la laïcité, face à un islam qui menacerait d’étendre ses tentacules.

La conception ouverte et libérale de la laïcité dans laquelle je me reconnais n’est pas celle des « laïques de confession » qui ont embrassé la laïcité comme on embrasse une religion, avec la radicalité de tous les néophytes. Et alors que leConseil d’Etat admet dans son rapport de 2004 que « toutes les religions ont droit à l’expression » à condition qu’il n’y ait pas « accaparement de l’Etat » ni « négation des principes fondamentaux sur lesquels il repose », il ne se passe pas de semaine où l’islam n’est pas dénigré et où les musulmans ne sont pas stigmatisés. Sur la question du voile, que nous traînons depuis une quinzaine d’années, gauche et droite ont oeuvré dans la même direction. Ce sont des députés et sénateurs socialistes, notamment Jack Lang et Laurent Fabius, qui ont les premiers annoncé leur intention de déposer une proposition de loi pour interdire le voile à l’école. Lire la suite…

Liam Neeson : Il voudrait se convertir à l’islam !

Liam Neeson songe à se convertir à l'islam

Alors qu’on apprenait que Liam Neeson avait été coupé au montage dans le film Very Bad Trip 2 (voir notre article), voilà que l’acteur s’est laissé aller à d’étonnantes déclarations. De retour d’un voyage à Istanbul, ce dernier a avoué qu’il songerait depuis à se convertir à l’islam, selon des informations rapportées par le journal The Sun.

Liam Neeson fait une nouvelle fois parler de lui, mais cette fois-ci, les rumeurs à son sujet n’ont rien à voir avec le cinéma. En effet, selon des informations publiées par le journalThe Sun, l’acteur penserait à se convertir à l’islam depuis qu’il est revenu d’un séjour à Istanbul en Turquie pour un tournage.

La religion tiendrait une place importante dans sa vie. Élevé dans la religion catholique en Irlande du Nord, l’acteur s’est laissé aller à quelques confidences au journal, avouant qu’il pourrait se tourner vers une religion différente de la sienne, l’islam.

« Il y a 4 000 mosquées dans la ville. Beaucoup sont magnifiques et cela me donne vraiment envie de devenir musulman. L’appel à la prière a lieu cinq fois par jour. Les premières semaines, ça vous rend fou. Ensuite, cela rentre dans votre esprit et c’est la plus belle chose qui soit« , a-t-il expliqué.

Le comédien se poserait énormément de questions existentielles depuis le décès de sa femme en 2009. En effet, ce dernier a perdu l’amour de sa vie, sa femme Natasha Richardson, morte à 45 ans des suites d’une chute de ski et avec qui il était marié depuis 15 ans (voir notre article). Une terrible épreuve pour l’acteur qui aujourd’hui, a encore du mal à s’en remettre. Cet accident a d’ailleurs remis en cause sa « croyance en Dieu« , a-t-il ajouté.

http://www.news-de-stars.com/

Serons-nous les précurseurs d’un Islam des lumières ?

Par Neïla Charchour Hachicha *

Le jugement de la chaîne de télévision Nessma pour la diffusion du film Persepolis sera une occasion de découvrir notre réel degré de tolérance par rapport à certaines valeurs fondamentales politiques et religieuses.
A savoir,
• Dans quelle mesure notre justice post révolutionnaire se veut aujourd’hui indépendante du pouvoir mais aussi des dogmes religieux.
• Dans quelle mesure la liberté d’expression et la liberté de croyance sont garanties dans notre Tunisie post révolutionnaire.
• Enfin, dans quelle mesure la tolérance fait réellement partie de notre culture musulmane.
Une condamnation de la chaîne Nessma remettrait gravement en question nos espoirs de voir notre pays avancer vers un Islam des lumières.
Par contre un non lieu inscrirait la Tunisie parmi les pays musulmans non seulement les plus modérés mais surtout les plus avant-gardistes en matière de concordance entre l’Islam et la démocratie.
Le monde nous observe et nous avons le choix d’être les passifs consommateurs d’un Islam dogmatique et obscurantiste importé ou alors les défenseurs d’un Islam moderne, éclairé, ouvert et tolérant.
Persépolis n’est qu’un dessin animé qui ne peut perturber qu’une foi faible et fragile basée sur la peur du châtiment. Quant à la vraie foi, basée sur le libre arbitre et la conviction, elle ne saurait être perturbée par aucun élément extérieur et encore moins un dessin animé.
Par conséquent, je considère qu’une condamnation de Nessma serait un manque de respect à l’intelligence du Musulman et une dévalorisation de sa capacité à avoir une vraie foi apaisée, sereine et constructive.
Comme je souhaite que mon pays soit un exemple en choisissant la voix des lumières !

* Neila Charchour Hachicha – Militante d’Afek Tounes et femme d’affaires

http://www.businessnews.com.tn/

Manifestation pour la charia à Benghazi

Agence France-Presse

BENGHAZI – De 2 000 à 3 000 personnes ont manifesté vendredi à Benghazi, le berceau de la révolution libyenne dans l’est du pays, pour réclamer que la charia (loi islamique) figure dans la future Constitution, selon un correspondant de l’AFP sur place.

«Islamique! Islamique!», ont scandé en allusion à l’État les manifestants, dont certains brandissaient des exemplaires du Coran.

Un communiqué distribué pendant le rassemblement demande qu’un article stipulant que l’islam est religion d’État figure dans la future Constitution libyenne et qu’il ne soit pas soumis à référendum comme pourrait l’être le reste de la loi fondamentale.

Les Libyens doivent se rendre aux urnes en juin pour élire une assemblée constituante d’environ 200 membres.

«Les manifestants demandent que la charia soit la référence des lois et que cela soit clairement dit dans la Constitution», a déclaré à l’AFP Ghaith al-Fakhri, figure islamiste libyenne, présent sur la place Tahrir de Benghazi.

Les manifestants se sont aussi dits opposés à tout projet de fédéralisme en Libye.

Lors de la proclamation de la «libération» de la Libye le 23 octobre, trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, avait affirmé que la charia serait à l’avenir la principale source de la législation en Libye.

http://fr.canoe.ca/

Attester de sa conversion à l’islam pour se marier

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Pour épouser sa compagne marocaine, un Français s’est vu demander par la mairie d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) un document qui nécessitait sa conversion à l’islam.

Frédéric Gilbert, journaliste, désirait se marier avec sa compagne marocaine, Hind, avec qui il a une petite fille.
Il devait fournir à la mairie « un certificat de coutume » délivré par le consulat du Maroc, qui exige une conversion à l’islam, nous explique l’AFP, confirmant une information parue, samedi, dans Le Parisien.

« La mairie m’a demandé un certificat de coutume. Or ce certificat n’est délivré par le consulat que lorsqu’on accepte la conversion à l’islam, ce que j’ai refusé car c’est contraire à l’esprit de la République française », a dénoncé le journaliste, qui se dit « laïc convaincu » et « fils de curé défroqué ».

Sur le site du consulat général du Maroc à Paris, parmi les documents à fournir pour obtenir le certificat de coutume figure l’ »Acte de conversion à l’islam du futur conjoint pour la Marocaine désirant se marier avec un non musulman ».

« Ce que je conteste, c’est que les maires puissent exiger un document qui demande la conversion à l’islam », a expliqué le journaliste, dénonçant un « excès de zèle » des services d’état civil. Lire la suite…

Les arts de l’islam sous un voile de verre

Le nouveau département des arts de l’islam au musée du Louvre ouvrira ses portes en septembre 2012.

Par DOMINIQUE POIRET

La couverture de la cour Visconti,département des Arts de l’Islam, musée du Louvre. (R. Ricciotti – M. Bellini © Musée du Louvre / Olivier Ouadah)

Un toit flottant au-dessus du Louvre. Vingt ans après la création de la pyramide dessinée par Pei dans la cour Carrée, le Louvre parachève l’installation du département des arts de l’islam au centre de la cour Visconti. Sauf contretemps de dernière minute, tout sera prêt en mai, pour ouvrir au public très probablement après l’été.

Signée des architectes Mario Bellini et Rudy Ricciotti, la structure qui coiffe ce nouveau pavillon est constituée d’une résille de verre et de métal, une «aile de libellule», comme la nomme Mario Bellini. «Il s’agit de présenter la face lumineuse de cette civilisation qui engloba en son sein une humanité infiniment variée et riche», explique le président du musée Henri Loyrette, qui avait souhaité sortir les arts de l’islam de leur«marginalisation» dès son arrivée au Louvre en 2001. Lire la suite…

“L’islam, religion de paix et d’amour”

Abd Al Malik sera à Avignon samedi. Photo DRAbd Al Malik sera à Avignon samedi. Photo DR

Auteur-interprète récompensé de multiples fois (Victoires de la musique, Prix Constantin, Prix Charles-Cros, Prix Edgar Faure), Abd Al Malik est devenu un porte-parole du vivre ensemble et du dialogue en France. Le parcours du slameur, chanteur et auteur est un symbole d’espoir et de dépassement des apparentes contradictions de la société française. Invité par l’association Isthme 84, dont il est le parrain, il fera ce week-end une série de conférences. Entre Montpellier et Marseille, il s’arrêtera à Avignon samedi soir pour témoigner et discuter, en tant que disciple d’une voie soufie vivante.

Vous étiez déjà au Chêne Noir l’an passé, quelle est la nouveauté de cette conférence ?

« Pas grand-chose en réalité. L’association Isthme 84, que je parraine, organise un rendez-vous récurrent de partage pour parler de spiritualité. C’est important de pouvoir parler librement de l’islam, des autres religions et de l’identité française. Je dirais que c’est vital aujourd’hui de se pencher sur les différentes composantes de la société française en termes de croyance, alors que les politiques nous opposent. » Lire la suite…

Christianisme et islam ?

Jean-Marie Guénois
DÉCRYPTAGE – Les statistiques de Pewforum permettent de relativiser l’idée reçue que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde.

Il est toujours périlleux de travailler sur des statistiques religieuses car elles se heurtent souvent à des problèmes de fiabilité. De ce point de vue, l’enquête réalisée par le think-tank américain Pewforum est sérieuse: elle est fondée sur une compilation de résultats issus de 2400 instituts statistiques dans le monde qui travaillent en réseau. Tout est consultable et vérifiable.

Réfléchir en ce jour de Noël – toujours pas célébré en commun par ces deux milliards de chrétiens, en raison d’une différence de calendrier chez les orthodoxes – permet de saisir le poids réel, religieux, culturel, social et politique de cette religion dans le monde.

Et peut-être de relativiser l’idée reçue et l’impression – fausse – que l’islam serait la religion définitivement dominante et conquérante dans le monde. Il ne s’agit pas de nourrir la dialectique du choc inéluctable entre ces deux civilisations mais de voir précisément où sont les vrais enjeux.

Car ces chiffres sont très éclairants sur la comparaison christianisme-islam. Il apparaît en effet que la confrontation annoncée est déjà jouée, à la défaveur du christianisme, au Proche-Orient et dans le nord de l’Afrique. Même si le développement des évangéliques protestants est remarquable en Algérie et plus souterrainement en certains pays comme l’Iran. Souvent au prix d’un héroïsme inouï puisque les lois d’État, inspirées de près ou de loin par l’islam, interdisent au prix du bannissement et de la mort la conversion au christianisme.

Confrontation en Afrique
Il apparaît aussi que cette confrontation est en partie jouée en Europe occidentale où l’islam est durablement installé, à hauteur de 6% de la population européenne, et où il devrait croître de seulement 2% dans les 20 années qui viennent (selon une autre étude publiée par ce même institut en janvier dernier). En partie jouée parce que le rapport de forces entre la civilisation d’inspiration chrétienne européenne et le mode de vie musulman est déjà nettement visible et, somme toute, assez prévisible. Il ne pourra pas remettre en cause un équilibre général établi sur une double culture, chrétienne et issue des Lumières.

En revanche, c’est en Afrique subsaharienne et en partie en Asie que cette confrontation va se produire, sur une base essentiellement démographique. Mais là, rien n’est joué, tant le dynamisme des chrétiens évangéliques n’a pas fini de réserver des surprises.

http://www.lefigaro.fr/

L’Islam libre des Turcs locaux

La prière communautaire qui a ouvert le premier jour de  Ramazan Bayrami appelait   à la fraternité. La communauté musulmane des Balkans (Bosniac, Macédoniens) avait également sa place aux côtés des musulmans turcs.  Photo M. G.

La prière communautaire qui a ouvert le premier jour de Ramazan Bayrami appelait à la fraternité. La communauté musulmane des Balkans (Bosniac, Macédoniens) avait également sa place aux côtés des musulmans turcs. Photo M. G.

Il est 8heures moins le quart, le soleil tape déjà sur le quartier de la Sablière. Dans le local de l’Association des travailleurs turcs, une centaine d’hommes agenouillés sur des tapis écoute le prêche d’un l’imam, ouvrant le premier jour de Ramazan Bayrami (fête du ramadan en turc, littéralement réapparition de la lune). Envoyé par l’État de Turquie, l’imam est venu spécialement d’Ankara pour passer le mois du ramadan aux côtés de la communauté turque de Montceau. « Nous essayons de faire vivre l’esprit de ce mois sacré de l’Islam, comme cela se pratique en Turquie », explique M. Ozturk, un jeune Montcellien d’origine turque, avocat au barreau de Chalon. Lire la suite…

Autour d’un thé, la Norvège tente de se réconcilier avec l’islam

Une tasse de thé (I'm George/Flickr/CC).

Nom de code : opération « l’heure du thé ». Depuis le mois de mars, des musulmans norvégiens invitent des non musulmans à leur domicile pour boire le thé. Le but est de faire connaissance, lutter contre les préjugés. Depuis les attentats de juillet, les« Tea Time » cristallisent tous les désirs de concorde et de rédemption des Norvégiens.

L’immigration non occidentale est un phénomène relativement nouveau en Norvège qu’André Grjebine, chercheur en sciences politiques au Ceri, a récemment très bien décrypté à la lumière des attentats perpétrés par Anders Behring Breivik le 22 juillet.

L’islam autant mentionné que le premier ministre dans les médias

La directrice du Centre norvégien pour la lutte contre le racisme, Kari Helene Partapuoli, à l’origine de l’opération Tea Time, explique à Rue89 dans quel climat elle a été imaginée :

« Les trois dernières années ont été marquées par un débat public très rude à l’encontre des musulmans. Les Norvégiens les connaissent seulement à travers les médias, qui ne présentent que des problèmes. Lire la suite…

Ancrer l’islam dans le patrimoine français

SELAMI VARLIK, PARIS

Plusieurs voix se sont fait entendre à droite et à l’extrême-droite contre l’organisation par la mairie de Paris d’un concert à l’occasion du ramadan.

Après un député UMP et le conseiller Nouveau Centre de Paris, le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, a écrit à Bertrand Delanoë en dénonçant le « caractère cultuel » de la manifestation, dont il a également critiqué le mode de financement. Si la réponse du maire de Paris a été de rappeler qu’il s’agissait avant tout d’une programmation artistique et festive, cette façon de concevoir une soirée dédiée au ramadan est également contestée par certains musulmans eux-mêmes. Ils reprochent, notamment sur le net, à la Ville de Paris d’instrumentaliser l’islam en identifiant le mois de ramadan, symbole de spiritualité et de renoncement, à une soirée de festivité. La soirée est donc trop religieuse pour les uns, et pas assez pour les autres. Les événements qui attirent les critiques, parfois convergentes, de groupes d’opinion diamétralement opposés les uns aux autres ont toujours quelque chose d’intéressant. Comme si les postures idéologiques et politiques des uns et des autres se neutralisaient entre elles. Lire la suite…