Archive

Articles taggués ‘islamique’

La Finance Islamique : De nouvelles solutions d’épargne

Dans le contexte de crise actuelle, la finance est souvent pointée du doigt voir diabolisée. En effet, ses détracteurs lui reprochent d’avoir favorisé la recherche de profit rapide  au détriment de son rôle initial, à savoir le développement de l’activité économique.

Pour nombre d’investisseurs, la finance éthique apparait comme une porte de salut vers un développement responsable, centrée sur l’intérêt général. En effet, la finance éthique intègre des critères autres que la rentabilité dans les choix de placements et la gestion de portefeuilles.  Elle se distingue notamment par la sélection de valeurs basée sur des critères sociaux, environnementaux et moraux. Les fonds éthiques permettent donc aux épargnants de financer des activités en accord avec leurs croyances et leurs convictions.

La finance éthique n’est cependant pas une nouveauté, en effet, on en retrouve les prémices dans le code d’Hammourabi, la Genèse ainsi que dans le Coran. Parmi les courants de la finance éthique ayant le vent en poupe, la finance islamique semble tirer son épingle du jeu. En effet, depuis plusieurs années la finance islamique connait une croissance importante et représente à ce jour un encours dépassant les 1 000 milliards de dollars.

Dans le cadre de la finance islamique, les investissements réalisés doivent répondre à des critères sociaux et moraux. Ces principes directeurs sont au nombre de cinq :

  • L’équité dans les rapports : risques et bénéfices doivent être partagés,
  •  L’interdiction de « l’incertitude » (gharar) et de la « spéculation » (maysir),
  • L’adossement de l’investissement à un actif tangible,
  •  L’interdiction de l’usure et de l’intérêt (riba),
  •  La licéité des secteurs investis : ainsi, les jeux de hasard, les activités liées à l’alcool, à l’élevage porcin, à  l’armement ou encore à l’industrie pornographique sont exclues.

L’islam n’est pas opposé au profit financier tant qu’il n’entre pas en contradiction avec la Sharia et qu’il aboutit à une augmentation de valeur du travail ou du bien produit. Les intérêts étant interdits, les bailleurs de fonds deviennent des investisseurs, et non des créanciers. Ils partagent avec l’entrepreneur les bénéfices et les risques de l’opération. La finance islamique prohibe l’enrichissement sans cause (la thésaurisation), l’argent représente ici un moyen d’échange et non une finalité.

Malgré une croissance annuelle à deux chiffres (21,4% entre 2010 et 2011), la finance islamique représente seulement 1% de la finance mondiale. Ce secteur, bien qu’encore peu exploité, possède une marge de progression énorme. En effet, la population musulmane représente 25% de la population mondiale et on estime que d’ici 10 ans, 40 à 50 % de son épargne sera gérée par la finance islamique. Bien que l’intérêt de la finance islamique ne soit plus à démontrer, la France à pris du retard par rapport à ses voisins européens. Le Luxembourg en 2002, puis le Royaume Uni et l’Allemagne en 2004 ont mis sur le marché des produits « Sharia compatibles ». La France comble cependant petit à petit ce retard. En effet, face à une demande croissante, quelques banques de détail françaises développent des produits d’épargne conformes à la Sharia.

Ces produits d’épargne s’apparentent à des contrats en unités de compte au sein desquels  l’épargnant peut choisir parmi différents supports d’investissement. Ces contrat dits « Sharia compatibles » permettent d’investir dans un ou plusieurs fonds (SICAV, FCP…).  En France, les banques qui proposent ce type de placement restent peu nombreuses. C’est BNP Paribas qui fit office de précurseur en lançant en 2006 un Fonds Commun de Placement (FCP), le « BNP PARIBAS Islamic Fund ». Il permet d’investir parmi les composantes de l’indice Dow Jones Islamic Titans 100 Index. Plus tard, en 2012, il fut rejoint par le premier contrat d’assurance vie Sharia compatible, Salam Epargne et Placement par SwissLife. Salam Epargne et Placement est un contrat multi supports qui permet d’investir au sein de Salam-Pax Sicav Ethical Fund of Funds dont les investissements sont composés d’OPCVM conformes à la Sharia.

Un nouveau type de placement s’apprête à voir le jour : en effet, France Sukuk doit mettre sur le marché une Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) conforme aux principes de la Sharia. Cette SCPI sera le premier produit d’épargne immobilière Halal. Le placement à un horizon de 9 ans se compose d’actifs immobiliers parisiens. Cet investissement permettra à ses détenteurs de recevoir un revenu annuel qui évoluera en fonction des loyers et des plus values immobilières en rapport avec le marché locatif de bureaux.

Ainsi, la finance islamique bien que longtemps délaissée séduit de plus en plus d’investisseurs pour ses principes éthiques et sa capacité à résister à la crise. Ses perspectives d’évolution en France sont réelles, compte tenu de l’importance de la population de confession musulmane. On peut donc prévoir un avenir prometteur à ce secteur encore trop peu connu de l’économie française.

Envoyé par mail Anthony Amour

http://www.financiereconseil.net/

Belgique : Des cours de religion islamique dans les écoles catholiques ?

Les écoles catholiques en Belgique souhaiteraient dispenser des cours de religion islamique à l’école « dans une perspective de dialogue interreligieux ». A l’occasion d’un congrès sur l’avenir de l’enseignement catholique pour les dix prochaines années, qui s´est tenu à Louvain-la-Neuve, au sud-est de Bruxelles, le 20 octobre 2012, Etienne Michel, directeur du SeGEC (Secrétariat général de l´enseignement catholique), s’est publiquement demandé s’il était « juste, lorsqu´une majorité des élèves qui fréquentent une école catholique est de confession musulmane, de ne pas offrir le choix de suivre un cours de cette confession » ?

Dans des propos repris le 20 octobre dernier par l’édition en ligne de l’hebdomadaire Le Vif/L´Express, il estime qu´il est « nécessaire, pour construire un vrai dialogue ‘interconvictionnel’ dans les écoles, de ne pas reléguer le religieux dans la sphère privée. Car une telle attitude de rejet n´offre aucune solution à l´égard des risques de dérive fondamentaliste. »

Actuellement, une seule école catholique à Cheratte (province de Liège) bénéficie d’une dérogation pour pouvoir dispenser un tel cours, que le cadre légal exclut de l’enseignement catholique depuis plus d’une dizaine d’années contrairement à l’enseignement public.  (Sources : apic/Le Vif L’Express  DICI n°265 du 23/11/12)

http://www.dici.org/

Interdiction du foulard islamique levée dans une école thurgovienne

Pour le Tribunal administratif thurgovien, l'interdiction du foulard à l'école ne se justifie pas. [AFP]

Pour le Tribunal administratif thurgovien, l’interdiction du foulard à l’école ne se justifie pas. [AFP]
Une école de Bürglen, dans le canton de Thurgovie, doit à nouveau autoriser le port du foulard islamique dans ses murs, suite à une décision du Tribunal administratif cantonal qui a désavoué le Département thurgovien de l’instruction publique.

Le Tribunal administratif du canton de Thurgovie a levé l’interdiction du foulard islamique décrétée dans une école à Bürglen. Les juges ont estimé qu’il n’existait pas de base légale suffisante pour une interdiction générale, peut-on lire dans l’arrêt publié par la NZZ am Sonntag.

Le tribunal a également considéré que cette mesure ne respectait pas le principe de proportionnalité. Il a ainsi désavoué le Département thurgovien de l’instruction publique. Ce dernier est dirigé par la conseillère d’Etat UDC Monika Knill. En automne 2011, il avait approuvé, en première instance, la décision de l’école de Bürglen.

Porter l’affaire au Tribunal fédéral

Au printemps 2011, l’école avait interdit à deux jeunes filles musulmanes venant d’Albanie le port du foulard islamique durant les heures d’enseignement. Sa direction avait estimé qu’il était contraire aux prescriptions scolaires sur l’habillement des élèves.

L’école ne veut cependant pas s’incliner et a décidé de porter l’affaire devant le Tribunal fédéral. « De cette manière, nous espérons avoir un éclaircissement définitif sur cette question », a déclaré à la SonntagsZeitung Rolf Gmünder, président de l’établissement.

ats/pym

http://www.rts.ch/

Maroc – 1ère conférence internationale sur la finance islamique le 29 novembre à Casablanca

La première conférence internationale sur la finance islamique banques alternatives et assurances Takaful organisé par l’ agence Comesm et qui aura lieu le 29 novembre 2012 à Casablanca, connaît un grand intérêt de la part des acteurs financiers. Selon les organisateurs, les banques, les compagnies d’ assurance, les organismes financiers ont déjà confirmé leurs participations avec la présence des principaux managers.

Cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs des experts financiers de haut niveau, spécialistes de la question, issus de la Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, Tunisie, Luxembourg, pays ayant déjà mis en place des banques participatives et des assurances Takaful, et du Maroc.

En effet, le secteur de la finance islamique mondial connaît actuellement une croissance soutenue. En effet, le marché financier islamique (Banque alternative et Assurance Takaful) regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’ assurance Takaful. Les pays qui ont mis en place un système financier islamique conforme à la Charia (loi islamique) et certifié par des organismes spécialisés ont créé, des banques islamiques, un marché islamique de capitaux notamment en matière de fonds islamiques, des compagnies d’ assurances Takaful et un système de micro-finance islamique.

Le Maroc, sur le plan bancaire est en phase de développement du cadre législatif pour les banques participatives conformes à la Charia. Le législateur et le régulateur ont déjà apporté les dernières modifications juridiques et fiscales afin de créer un environnement favorable au développement des services de la finance Alternative.

De même, plusieurs banques islamiques cherchent à s’ implanter au Maroc et de nombreuses banques ont déjà postulé pour un agrément de banque. Pour rappel, le chef du gouvernement du Maroc, M. Abdelilah Benkirane, a annoncé l’ introduction prochaine de principes de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire marocaine 2012. Le texte définit les principes généraux qui régissent les produits actuellement commercialisés dans les banques, à savoir l’ autorisé et l’ interdit, selon la loi islamique.

Il précise que le crédit ne doit pas être une source de profit. L’ intérêt est proscrit. Les prêts ne doivent pas faire l’ objet de commerce. L’ argent, en tant que capital, peut servir de moyen pour faire du commerce et non pas constituer un objet de commerce.

Pour l’ assurance Takaful, le marché mondial se développe et connait une forte croissance. Ainsi entre 2010 et 2011, le marché s’ est accru à raison de 20 à 40% selon les régions alors que le Maroc, deuxième marché en Afrique et le troisième dans le monde arabe, reste l’ un des rares pays où l’ assurance islamique n’ a pas encore démarré.

Les autorités marocaines soucieuses d’ offrir aux assurés une alternative aux produits classiques d’ assurance et d’ augmenter la pénétration d’ assurance dans le pays étudient la possibilité de réviser la législation marocaine actuelle afin de s’ adapter aux spécificités de l’ assurance Takaful.

Cette première conférence internationale, à caractère scientifique, est un espace de réflexion et d’ échange entre experts internationaux, hauts responsables et décideurs financiers, régulateurs et acteurs politiques.

Elle permettra de présenter le marché de la finance islamique, de montrer ses caractéristiques et de faire un benchmark des expériences des pays qui ont adopté ce système afin de tirer des enseignements dans la perspective de l’ élaboration et de la mise en place d’ un système adapté aux spécificités et aux choix du Maroc, assurent les organisateurs.

xinhua

http://www.maghrebemergent.info/

Finance islamique : Le Maroc abritera la première conférence internationale

C’est le 29 novembre prochain, à Casablanca, que se tiendra la première conférence internationale sur la finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful.

Le Maroc a beau être en retard en matière de finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful, c’est bel est bien le Royaume chérifien qui accueillera le 29 novembre prochain la première conférence internationale en la matière. A cette occasion, les organisateurs ont reçu la confirmation de la présence de nombreux acteurs internationaux actifs dans ce secteur, que cela soient des banques, des compagnies d’assurance ou des organismes financiers.

Avec des orateurs en provenance de Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, de Tunisie et du Luxembourg notamment, cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs, des experts financiers et des spécialistes de la finance islamique mondial.

Il est à noter que le secteur de la finance islamique mondial, un système financier islamique conforme à la Charia, est en pleine croissance alors qu’il est encore à la peine au Maroc. Le plan bancaire est en phase de développement législatif alors que rien n’existe pour le moment du côté de l’assurance Takaful.

Alors que ce secteur regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’assurance Takaful, qui tentent également de s’implanter au Maroc, la tenue de cette conférence à Casablanca pourra certainement donner un coup de pouce à l’avancée de ces produits au Maroc.

http://biladi.ma/

La Suisse découvre les vertus du tourisme «voilé»

Par Marc-Henri Jobin

TOURISME ISLAMIQUE
Genève a fait oeuvre de pionnier. Mais d’autres destinations en Suisse et dans le monde jouent désormais la carte tourisme «islamique». A Interlaken, la clientèle du Moyen-Orient a décuplé depuis 2004.

1/7:  Interlaken démarche la clientèle du Moyen-Orient depuis 2004. Depuis, sa clientèle islamique a décuplé. A l’échelon suisse, le tourisme en provenance des pays du Golfe a progressé de 41% au 1er semestre 2012.
Image: Béatrice Devènes

L’hôtellerie suisse a perdu 643’000 nuitées au 1er semestre 2012. A contre-courant, la «Genève touristique» s’est maintenue à flot (+0,1%), portée par une hausse de 84% de la fréquentation de sa clientèle du Moyen-Orient. A Interlaken (BE), le nombre des nuitées des touristes en provenance du Golfe a bondi de 95% dans les six premiers mois de l’année.

Le tourisme arabe est en plein essor en Suisse. Depuis 2000, il a doublé pour atteindre plus de 400’000 visiteurs par année. Aujourd’hui, il permet aux régions qui ont misé sur ce créneau de contrebalancer le recul de la clientèle occidentale. Lire la suite…

Pour en finir avec l’adjectif « musulman » (ou « islamique ») Gresh Alain

Par gilgamesch
Parmi les sujets les plus controversés sur ce blog, il y a, bien sûr, le conflit israélo-palestinien, mais aussi l’islam, sa place, son rôle. S’agit-il d’une religion à part, fondamentalement différente des autres croyances ? La doctrine religieuse, voire le Coran, permettent-ils de comprendre ce qui se passe dans le monde dit musulman ? Existe-t-il d’ailleurs une entité cohérente « monde musulman » (ou « islamique ») ? Ou « une société musulmane », « une science musulmane », « une histoire musulmane » ?

Que cette religion reçoive un traitement à part en France et en Europe, cela ne fait aucun doute. Imagine-t-on un éditorialiste français écrivant « je suis un peu judéophobe » ? Et pourtant Claude Imbert a écrit, sans en être discrédité, « je suis un peu islamophobe ».

J’en suis persuadé, il existe en France, et plus largement en Europe, une islamophobie. Mais elle couvre évidemment des phénomènes différents :

pour certains, il s’agit simplement d’une reconversion du racisme anti-arabe en un racisme culturel plus facile à défendre ; c’est le cas du Front national ou des droites populistes en pleine expansion ;

pour d’autres, il ne s’agirait que de la poursuite de la lutte pour la séparation de l’Eglise et de l’Etat, lutte qui a été menée par les républicains au début du XXe siècle. Certains, comme le site Riposte laïque, affirment que l’islam est la seule menace et sont prêts à toutes les alliances, y compris avec l’extrême droite, pour libérer la France. D’autres, refusent cet amalgame, et prétendent lutter contre tous les intégrismes, mais n’expliquent jamais pourquoi, dans nos sociétés, seul l’intégrisme musulman est de fait visé. Certains dénoncent toutes les religions, comme si c’était un combat abstrait qui se menait en dehors de tout contexte politique : mesure-t-on, par exemple, que la critique de la religion juive dans les années 1930 pouvait être légitime pour ceux qui combattaient toutes les religions, mais avoir en même temps des implications graves ?

Quoiqu’il en soit, une des erreurs essentielles que l’on retrouve chez nombre de commentateurs est leur tentative d’expliquer le monde musulman actuel, ses forces politiques, ses conflits, par l’islam. Combien de fois n’a-t-on pas entendu dire que le prophète Mohammed ayant été chef militaire, cela expliquerait le caractère guerrier de l’islam (ce qui serait fondamentalement différent du christianisme) ; ou que telle ou telle sourate du Coran, éclairerait les actions d’Al-Qaida ? Lire la suite…

La menace islamique est-elle réelle ?

20/04/2012 un commentaire

 

La menace islamique est-elle réelle ?
La « menace islamique » et le choc de civilisations créés de toutes pièces pour nous amener à accepter le Nouvel Ordre Mondial unipolaire, hégémonique, dictatorial.par eva R-sistons

Il n’y a pas de choc de civilisations; La Communauté arabe, à cause du Coran, de ses valeurs – d’ordre, de respect, de solidarité, d’honnêteté etc – est tranquille, paisible, en dépit de la propagande mensongère et de l’ostracisme qu’on lui fait subir. J’admire la patience des citoyens musulmans : Comment peuvent-ils ainsi supporter toutes les campagnes de dénigrement à leur encontre ? J’ai connu suffisamment de Musulmans pour certifier qu’ils sont bienveillants, hospitaliers, fraternels, solidaires. Et on pourrait aussi s’inspirer de leur hygiène de vie. L’alcool leur est interdit ? Grand bien leur fasse ! Je n’oublierai jamais ce que l’on m’a dit un jour dans un village alsacien : « Regarde ces maisons (elles sont grandes, dans la région). Dans chacune, il y a un drame lié à l’alcool »… J’ai moi-même (qui suis totalement sobre) eu l’occasion de vérifier les ravages de l’alcool sur une famille, et de la drogue en accueillant des dépendants pour les aider à s’en sortir, ou en voyageant notamment dans les bas-fonds de New-York, en plein quartiers de gangs.Si les Musulmans pouvaient disposer eux aussi de lieux de culte décents, comme les Juifs ou les Chrétiens – sauf les Evangéliques, qui s’installent en effet où ils peuvent, comme j’ai pu le vérifier -, ils n’auraient pas besoin de prier, parfois, dans la rue. Quant au Halal, je rappelle que c’est d’abord… casher, d’où la fin de l’exploitation du thème lorsqu’il a fini par déboucher à sa source: Casher ! Quant au voile, si féminin lorsqu’il est choisi librement et qu’il ne couvre pas tout le visage, je ne vois pas pourquoi il est toléré dans les communautés chrétiennes et pas dans les Musulmanes. A moins, évidemment, qu’il ne s’agisse une fois de plus d’un prétexte pour stigmatiser la population musulmane et susciter la haine raciale imbécile ? Et au final, dresser les Français contre les Musulmans pour leur permettre d’accepter ensuite le choc de civilisations dérivant en guerres de dépopulation.  Lire la suite…

Une réflexion est engagée sur la réglementation de la finance islamique

Bank Al-Maghrib et le ministère de l’Economie et des finances ont entamé la réflexion dans l’objectif d’enrichir les règles traitant de la finance islamique au niveau de la nouvelle loi bancaire, selon le directeur adjoint de la supervision bancaire à la banque centrale, Lhassane Benhalima.

Dans un entretien publié mardi dans les colonnes du quotidien L’Economiste, M. Benhalima a tenu à souligner que la nouvelle loi bancaire portera sur “deux nouvelles catégories d’établissements assimilés à des établissements de crédit, à savoir les établissements de paiement et les entreprises d’investissement”, expliquant que la première catégorie concerne les établissements qui offriront des services de paiement à l’image du transfert de fonds, tandis que la seconde porte sur les entreprises qui fourniront à titre de profession habituelle des services d’investissement, notamment le placement, la souscription, l’achat ou encore la gestion de valeurs mobilières.

« Les nouveaux amendements qui seront introduits vont devoir donc mieux encadrer certaines activités (…) afin d’éviter toute distorsion de la concurrence« , a-t-il poursuivi, en soulignant que ces nouvelles dispositions « donneront une nouvelle assurance en matière de stabilité financière et permettront d’améliorer davantage la relation banques/clients.

M. Benhalima a expliqué, en outre, que “ces amendements vont concourir à hisser la supervision bancaire aux meilleurs standards internationaux”, bien qu’ils renforceront la gouvernance au sein des établissements de crédit et la gestion du fonds collectif de garantie de dépôt.

http://zenatanews.unblog.fr

La Mauritanie va émettre ses premiers bons du trésor islamiques

Le gouvernement mauritanien et la Société islamique pour le développement du secteur privé (SIDSP), filiale de la Banque islamique de développement (BID) ont signé dimanche à Nouakchott une convention qui permet à la Mauritanie d’émettre ses premiers bons de trésor islamiques.
« Cette convention nous permet pour la première fois de nous préparer à émettre des bons de trésor islamiques pour bénéficier des financements islamiques et mobiliser l’épargne locale qui rejette le système (usurier) actuel », a affirmé le ministre mauritanien des Affaires économiques, Sidi Oud Tah, lors de la signature de la convention.
Selon lui, « une étude est en cours pour en définir le cadre et les instruments », mais le pays pourra compter sur un apport financier « de l’ordre de 300 millions de dollars » dans le cadre de la convention.
Le directeur exécutif de la SIDSP, Khaled Mohamed El-Abboudi, a pour sa part affirmé que « le financement de l’économie réelle, par opposition à celui des prêts usuriers sans garantie solide, constitue désormais le socle du déveoppement économique dans le monde et a su résister au choc de la crise financière ».
« Notre société se met en place et offre ses avantages au service de la Mauritanie qui est en train d’adapter son système aux conditions qu’impose le financement islamique » a-t-il précisé.
Cette signature a eu lieu en marge du second forum sur le financement islamique au Maghreb qui se tient à Nouakchott pendant deux jours.
« Le Forum va expliquer l’effet du développement et de la réforme de la réglementation sur la croissance de l’investissement et des marchés financiers dans les différents pays du Maghreb et l’impact de la finance islamique dans le développement des économies du Maghreb », selon ses organisateurs.

http://www.lesechos.fr

Secteur bancaire en Mauritanie: Entrée en force des produits de la finance islamique

image manquante

 

 

 

 

 

En fondant la holding «Tamweel Africa», la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SDISP), une filiale de la Banque Islamique, et la banque ASYA (Turquie) investissent le terrain ouest-africain, pour y développer et promouvoir les produits de la finance islamique. La naissance de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), dont les activités ont été, officiellement, lancées le 27 novembre 2011, est la manifestation concrète, en Mauritanie, de cette nouvelle démarche.
Mohamed Ben Othman, directeur général de la Banque Islamique de Mauritanie (BIM), nouvelle institution étrangère, dans le paysage bancaire mauritanien, est diplômé en gestion des entreprises de l’université de Tunis et titulaire d’un doctorat de 3èmecycle à l’université d’Aix-Marseille-II. Ce haut cadre, âgé d’une cinquantaine d’années, dirige une équipe dont le challenge consiste à accompagner les premiers pas des produits de la finance islamique sur un marché bancaire mauritanien encore en jachère, du fait d’un très faible taux de bancarisation qu’on estime à environ 5%.
Mohamed Ben Othman a débuté sa carrière à la Citibank au sein de laquelle il a occupé différents postes, de 1988 à 1993. Il a, par la suite, gravi les échelons de l’Arab Banking Corporation (ABC) où il a passé plus de 18 ans, jusqu’au poste de directeur général. C’est en 2010 qu’il a été recruté, par la Holding Tamweel Africa, pour diriger la BIM. Une longue expérience et une expertise qui constituent autant d’atouts pour aider au décollage des nouveaux produits de la finance islamique dans un pays entièrement musulman.
Il a accepté de répondre aux questions du Calame et du magazine Les Afriques

Mohamed Ben Othman, Directeur général de la BIM : ‘’Sur la base de sa philosophie du partenariat, la finance islamique protège contre toutes les dérives’’

Les Afriques et Le Calame : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre institution? Mohamed Ben Othman : La BIM appartient à la Holding Tamweel Africa (T.A), qui possède également trois autres banques islamiques, dans la sous-région (Banque Islamique du Sénégal, de Guinée et du Niger). T.A. est une holding dont les actionnaires sont la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) (filiale de la BID), pour 60% des actions, et la Banque ASYA, première banque islamique de Turquie, pour les 40% restantes.  Lire la suite…

Un centre de théologie islamique ouvre ses portes à Tübingen

Annette Schavan, ministre fédérale de l’Éducation et de la Recherche, a inauguré lundi le Centre de théologie islamique de l’Université de Tübingen. Son ministère a consacré au total 20 millions d’euros à cette structure et à trois autres instituts qui doivent voir le jour à Münster/Osnabrück, Frankfurt/Gießen et Erlangen/Nuremberg. Ces centres auront pour mission de former des professeurs de religion islamique, des chercheurs en théologie islamique et d’autres spécialistes de la religion, par exemple des imams pour les mosquées.

Ces prochaines années, il faudra faire appel à 2 000 enseignants pour former quelque 700 000 étudiants musulmans. À Tübingen, la première promotion du cursus « Théologie islamique » compte 36 inscrits pour le semestre d’hiver 2011/2012.

« Nous voulons mettre à profit l’expérience des universités allemandes en matière de théologie pour œuvrer au développement de la théologie islamique », a déclaré Mme Schavan. « Je suis convaincue que cette étape jouera un rôle important pour l’intégration. » En outre, le nouveau centre devrait contribuer à « promouvoir le dialogue avec les religions chrétiennes », estime la ministre.

Dans un premier temps, le ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche allouera au centre de Tübingen environ quatre millions d’euros échelonnés sur cinq ans pour financer des chaires de professeur, divers postes salariés ainsi que des bourses pour les jeunes chercheurs. Le premier professeur nommé à l’institut est Omar Hamdan, spécialiste du Coran. Né en 1963, Omar Hamdan a suivi un cursus d’études arabes et d’islamologie à Jérusalem, avant de se consacrer à la théologie comparée à Tübingen. Lire la suite…

Le modèle «Takaful» au Maroc, est-ce possible ?

De l’assurance islamique, bientôt au Maroc ? Le cadre réglementaire actuel reste à réviser, en s’assurant qu’il n’affectera en rien le modèle de l’assurance conventionnelle.

La réflexion sur l’assurance islamique («Takaful») en est juste à ses balbutiements au Maroc. Il y a à peine un an et demi, en effet, que les acteurs économiques ont manifesté un réel intérêt pour la finance islamique, sujet de plus en plus médiatisé depuis l’avènement du gouvernement Benkirane. «Le Maroc doit rattraper le retard par rapport aux autres pays du Moyen-Orient et d’Asie du Sud-Est en matière de développement de l’assurance islamique, qui pèse près de 12 milliards de dollars en 2011». C’est ce qu’a martelé Mohamed Boulif, consultant à Al Maalya Islamic Finance Consulting & Training, lors du workshop organisé, le jeudi 19 janvier dernier, par la Bourse de Casablanca sous le thème « Assurance islamique : une autre opportunité pour drainer l’épargne au Maroc». Mais a-t-on besoin, pour ce faire, d’une réglementation spécifique pour mettre en oeuvre la commercialisation de ce type de produits ? «A priori, non. Le cadre réglementaire actuel peut faire l’affaire, mais il faut le réviser en s’assurant qu’il n’affectera en rien l’assurance conventionnelle.
Il existe plus de 500 articles à relire pour appréhender les dispositions pouvant constituer un frein à l’assurance islamique», explique Azzeddine Benali, du ministère de l’Économie et des Finances, précisant qu’«il s’agit de bien comprendre les fondamentaux de ce système avant de passer à la relecture de la réglementation en vigueur». En fait, le schéma de «Takaful» consiste en un système dans lequel un groupe de personnes (participants) contribue mutuellement à un fonds commun (fonds de «Takaful») dans l’objectif de s’octroyer une assistance mutuelle sous forme d’indemnité si un sinistre devait affecter un membre. Le terme «Takaful» est dérivé de la racine «Kafala» qui signifie entre autres «garantie». Certes, l’assurance conventionnelle partage le même objectif de protection des assurés. Seulement, elle contient des éléments importants prohibés en Islam dans son mode opératoire. Il s’agit du «Gharar» (l’incertitude), du «Riba» (l’intérêt) et du «Maysir» (jeu à éviter). Trois principes négatifs interdits par la Charia.

«Le “Gharar” peut avoir plusieurs connotations : incertitude, tromperie, risque, hasard ou encore ignorance. Ainsi, dans le cadre de l’assurance conventionnelle, l’opérateur réalise des profits nés de l’incertitude inhérente au contrat», a expliqué Mohamed Boulif. À titre d’illustration, dans l’assurance des biens, il existe deux scénarios pour une assurance automobile. Par exemple, le sinistre n’est pas déclaré durant l’année. Ainsi, l’assuré perd la prime versée et n’a rien en retour. L’opérateur, lui, s’enrichit de ce montant non justifié selon la Charia du fait de l’incertitude (“Gharar”) dans le contrat de vente. Dans le cas contraire, le sinistre est déclaré et l’indemnité sera fonction de l’étendue et du type du dommage. L’assuré pourrait disposer de la totalité du montant promis, moins ou même rien si le dommage n’est pas prévu par la police.

Le «Maysir», qui est la prise de risque induite par le contrat lui-même (risque contractuel), entache lui aussi le mode opératoire des assurances conventionnelles. En général, il va de pair avec le «Gharar». Quant au «Riba», il est présent, en général, dans les opérations d’investissement des primes versées par les preneurs d’assurance (Bons du Trésor ou obligations, par exemple). Pour être compatible avec la Charia, le portefeuille d’investissement ainsi que toutes les opérations de placement ne peuvent contenir des éléments d’intérêt. Une disposition difficile à mettre en œuvre, surtout que le gros des placements s’opère via des Bons de Trésor à intérêt. Il n’en reste pas moins que des experts voient d’un bon œil le développement de «Takaful» dans le Royaume. «Le marché national de l’assurance, qui est le deuxième d’Afrique en termes de dynamisme et le plus développé dans le Maghreb, devrait voir émerger l’un des plus grands marchés de «Takaful» dans la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord», assure Mohamed Ali Mrad, fondateur et PDG de MENA Finance, première société de conseil d’affaires islamiques en Afrique du Nord.

Secteurs prohibés par la Charia

L’assurance islamique est née au Soudan au début des années 80 et s’est développée rapidement dans l’Asie du Sud-Est et dans le Golfe. Ce marché connaît une forte croissance, mais la collecte reste encore modeste. La gestion active des fonds est surexposée à l’immobilier et aux actions. Seulement, par rapport à ce dernier point, un certain nombre de secteurs illicites sont prohibés par la Chari». Il s’agit notamment des activités liées à l’alcool, à la production du porc, à l’armement (notamment offensif), aux banques conventionnelles utilisant les intérêts («Riba»), aux compagnies d’assurance conventionnelles utilisant des contrats commerciaux comportant des incertitudes («Gharar»), aux parts de fonds communs de placement et des Sicav conventionnelles (car elles opèrent des placements en actions illicites et en instruments de dette conventionnelle tels que les obligations). La prohibition concerne aussi tout titre d’une entreprise endettée (en dette conventionnelle à plus de 30% de son capital).

http://www.lematin.ma

Une banque qatarie rachète 15% d’Al Rifaï

source: QFIB

Qatar First Investment Bank (QFIB), une banque islamique d’investissement qatarie, a racheté 15% de la société libanaise Al Rifaï International Holding, spécialisée notamment dans la production de cacahuètes, pistaches, noix et amandes.

Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Elle marque cependant l’entrée de la QFIB dans l’industrie alimentaire. La présence d’Al Rifaï sur plusieurs marchés européens permettant à la banque de s’y implanter.

« Nous sommes fiers de notre partenariat avec Al Rifaï dont les performances étaient bonnes durant les dernières années », a souligné le PDG de la QFIB, Emad Mansour.

Représentée au sein du Conseil d’administration d’Al Rifaï, la banque qatarie sera impliquée dans les efforts de développement du Groupe.

Selon Euromonitor International, le marché des douceurs et des pistaches au Moyen-Orient devrait croître de 21% entre 2010 et 2014. Le chiffre d’affaires d’Al Rifaï a augmenté de 50% en 2011 et une croissance de 33% est prévue en 2012.

En 2010, Al Rifaï avait procédé à une augmentation de son capital de 15 millions de dollars à travers un placement privé d’actions dans le but de financer sa croissance au Liban et sur les marchés étrangers et investir dans de nouveaux équipements.

Au Liban, Al Rifai Roastery dispose de trois usines (deux à Mazraa et une à Sofar). Depuis 1997, une joint-venture libano-koweïtienne créée au Koweït couvre la demande des pays du Golfe et depuis 2008 Al Rifai Roastery produit des cacahuètes et des graines de toutes sortes à partir de ses unités industrielles implantées sur 10.000 m2 à Helsingborg, en Suède.

http://www.lecommercedulevant.com/

La banque islamique arrive en France

 

L’islam interdit scrupuleusement l’usure, la spéculation mais également le hasard .

Conséquemment, pour rester dans la légitimité islamique, les offices financiers ont mis en place des règlements compatibles dont la Moudaraba ou la Moucharaka entre autre. La banque islamique peut alors vendre ou louer des bienfaits qu’elle aura par le passé capté, cela prend l’aspect des moyens de Leasing et location vente. La personne peut d’autre part se rémunérer par exemple au travers de la construction de appartements

De par le fait de son nouveau épanouissement planétaire, la banque islamiqueest communément en phase à des difficultés juridiques et de surcoûts fiscaux. C’est ainsi que des territoires comme le Luxembourg ou le Pays Bas avec la résolution d’ ne désigner que les principaux, ont adapté le droit avec la résolution d’ épurer ces difficultés et ces surcoûts. La France est encore en retard mais depuis 2010 s’y met solidement.

Le premier crédit immobilier conforme aux principes de l’islam a été lancé en France lors du Salon international mondial musulman. l’agence 570 easi est à l’origine de ce produit inédit, dès lors commercialisé par la banque marocaine Chaabi, qui avait lancé en juin les premiers comptes courant charia-compatible. La durée de ce prêt est fixée obligatoirement à dix ans cependant 570 easi assure travailler sur d’autres produits de financement immobilier de longue durée.

Bonne nouvelle également pour tous ceux qui attendent la finance islamique en France : selon une interview du directeur exécutif de la Qatar Islamic Bank, banque qui a signé un accord avec le groupe Banque Populaire Caisse d’Epargne en France, une banque islamique devrait voir le jour en France en 2012.

http://www.repandre.com

La finance islamique débarque en Tunisie !

Les banques islamiques n’attendent qu’un signe pour envahir le paysage financier tunisien. Les cachotteries médiatiques et éducatives concernant l’économie peuvent récolter ses fruits : un peuple incapable de comprendre les fondements de l’économie et de la monnaie, et par conséquent incapable de différencier une banque islamique d’une banque qui ne l’est pas, si l’affiche « banque islamique » ne lui est pas exhibée. Ainsi, la définition de l’usure s’est perdue par l’injure du temps, et les orientations politiques et idéologiques de chacun l’emportent sur sa raison. Dans ce sens, un colloque sera organisé à Sfax, à la faculté des sciences économiques et de gestion, le 22 et le 23 juin 2012, concernant la finance islamique. Mis à part la valeur scientifique d’un tel colloque, ce qui surprend c’est sa date, et les questions qui s’imposent à l’esprit concernent les orientations du colloque. Si du temps de Ben Ali des conférences ont été organisés pour discuter de ce sujet, mais plus pour « vacciner » la population contre les morsures du dragon économique islamique qu’autre chose, du temps d’Ennahdha l’on assiste à des conférences tournées vers le sens contraire, du moins c’est ce que laisse présager les thèmes qui seront traités. Des conférences concernant ce qui régit la valeur de la monnaie, cette chose si pratique et si abstraite en même temps pour nous éclaireraient bien des esprits sur la réalité des choses : La monnaie en elle-même, celle que vous tenez entre vos mains, tient sa valeur des prêts non encore remboursés de vos autres concitoyens. Tout est problème de valeur, pris dans les deux sens. L’on espère donc que dans ce colloque, on parlera des effets positifs de l’adoption de certaines règles éthiques financières, et l’on redoute que le colloque ne serve qu’à faire de la publicité à des partis économiques sinon politiques directement ou indirectement.

Mohamed Anis Abrougui

http://www.tiwinoo.com/

Tunisie : quel apport de la finance islamique ?

By H.M

Selon une étude publiée par la BAD (Banque africaine de développement), les montants des actifs conformes à la Chariaâ augmentent à un rythme annuel de plus de 10%. Cette évolution n’a pas cessé même pendant la crise financière de 2008.

L’étude s’intéresse aux services bancaires et à la finance islamique en Afrique du Nord. Elle traite de près l’évolution et les perspectives du secteur de la finance islamique.
La finance islamique est une activité qui continue à souffrir de certaines faiblesses, entre autres, une dépendance excessive d’un nombre limité de marchés. Dans certains pays, ce sont des facteurs politiques internes qui empêchent le développement des services bancaires islamiques, tel est le cas des pays d’Afrique du Nord, révèle l’étude.
Il y a un important débat sur le vrai rapport entre le développement de la finance islamique et le développement économique, précise-t-on encore. Les services bancaires islamiques peuvent contribuer au développement de l’intermédiation financière pour autant qu’ils attirent les personnes réticentes à traiter avec les banques classiques. Cependant, le facteur religieux n’est pas le seul attrait de la banque islamique, cette dernière aurait des avantages financiers, tel le fait qu’elle peut assurer un accès supplémentaire au crédit.
S’agissant du cas de l’Afrique du Nord, le bien-fondé des services bancaires islamiques réside dans le fait qu’ils peuvent attirer des dépôts en provenance de pays situés en dehors de la région, notamment des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC). Les services bancaires islamiques peuvent, également, renforcer les liens financiers mutuellement avantageux qui existent entre l’Afrique du Nord et les autres régions du monde musulman et promouvoir l’intégration économique, lit-on à ce propos. Lire la suite…

Sénégal: La finance sociale devient Islamique

Pour mieux démocratiser l’offre de services financiers et améliorer la qualité de vie des populations, le réseau Pamecas s’ouvre à la finance islamique. Ainsi, à travers la Mourabaha et la Mousharaka, l’institution de micro crédit interviendra dans l’habitat social, la vente de denrées, l’équipement domestique ou professionnel et la téléphonie mobile.
 
Malgré d’importants résultats, depuis son introduction au Sénégal dans les années 90, l’offre des institutions de microfinance ne satisfait pas beaucoup de Sénégalais, musulmans, dont une bonne partie est encore en marge du système financier. Pour couvrir les préoccupations de ces derniers en leur proposant des services financiers répondant à leurs attentes, le Partenariat pour la mobilisation de l’épargne et du crédit au Sénégal (Pamecas) vient d’ouvrir un département de finance islamique (Defi), destiné à offrir aux foyers sénégalais, aux entreprises mais aussi aux institutions, des services financiers respectant les préceptes de l’Islam. ‘Après une quinzaine d’années d’existence, on s’est rendu compte qu’il existe des personnes qui rechignent à venir nous voir parce que nos produits ne sont pas conformes à leurs exigences islamiques.C’est pourquoi, nous avons aménagé un département qui répondrait à ces exigences’, déclare Mamadou Touré, directeur général de Pamecas. Qui soutient que son institution avait tenté une première non concluante dans cette politique de crédit en 2005 à cause de problèmes techniques puisqu’elle n’avait pas l’expertise nécessaire. ‘Il faut aussi avouer qu’il n’y avait pas la volonté politique, notamment un environnement juridique. Mais le ministre de l’Economie et des Finances nous a écrit en avril 2010 pour nous faire part d’un projet test de mise en place de la finance islamique au Sénégal et qu’il souhaitait que Pamecas y soit. Pour nous, c’était une aubaine. On a sauté sur l’occasion pour démarrer ce programme’, explique Touré pour qui la stabilisation de l’économie nationale et sous-régionale ne peut se faire sans une révision profonde des politiques de crédit. Lire la suite…