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Maroc – 1ère conférence internationale sur la finance islamique le 29 novembre à Casablanca

La première conférence internationale sur la finance islamique banques alternatives et assurances Takaful organisé par l’ agence Comesm et qui aura lieu le 29 novembre 2012 à Casablanca, connaît un grand intérêt de la part des acteurs financiers. Selon les organisateurs, les banques, les compagnies d’ assurance, les organismes financiers ont déjà confirmé leurs participations avec la présence des principaux managers.

Cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs des experts financiers de haut niveau, spécialistes de la question, issus de la Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, Tunisie, Luxembourg, pays ayant déjà mis en place des banques participatives et des assurances Takaful, et du Maroc.

En effet, le secteur de la finance islamique mondial connaît actuellement une croissance soutenue. En effet, le marché financier islamique (Banque alternative et Assurance Takaful) regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’ assurance Takaful. Les pays qui ont mis en place un système financier islamique conforme à la Charia (loi islamique) et certifié par des organismes spécialisés ont créé, des banques islamiques, un marché islamique de capitaux notamment en matière de fonds islamiques, des compagnies d’ assurances Takaful et un système de micro-finance islamique.

Le Maroc, sur le plan bancaire est en phase de développement du cadre législatif pour les banques participatives conformes à la Charia. Le législateur et le régulateur ont déjà apporté les dernières modifications juridiques et fiscales afin de créer un environnement favorable au développement des services de la finance Alternative.

De même, plusieurs banques islamiques cherchent à s’ implanter au Maroc et de nombreuses banques ont déjà postulé pour un agrément de banque. Pour rappel, le chef du gouvernement du Maroc, M. Abdelilah Benkirane, a annoncé l’ introduction prochaine de principes de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire marocaine 2012. Le texte définit les principes généraux qui régissent les produits actuellement commercialisés dans les banques, à savoir l’ autorisé et l’ interdit, selon la loi islamique.

Il précise que le crédit ne doit pas être une source de profit. L’ intérêt est proscrit. Les prêts ne doivent pas faire l’ objet de commerce. L’ argent, en tant que capital, peut servir de moyen pour faire du commerce et non pas constituer un objet de commerce.

Pour l’ assurance Takaful, le marché mondial se développe et connait une forte croissance. Ainsi entre 2010 et 2011, le marché s’ est accru à raison de 20 à 40% selon les régions alors que le Maroc, deuxième marché en Afrique et le troisième dans le monde arabe, reste l’ un des rares pays où l’ assurance islamique n’ a pas encore démarré.

Les autorités marocaines soucieuses d’ offrir aux assurés une alternative aux produits classiques d’ assurance et d’ augmenter la pénétration d’ assurance dans le pays étudient la possibilité de réviser la législation marocaine actuelle afin de s’ adapter aux spécificités de l’ assurance Takaful.

Cette première conférence internationale, à caractère scientifique, est un espace de réflexion et d’ échange entre experts internationaux, hauts responsables et décideurs financiers, régulateurs et acteurs politiques.

Elle permettra de présenter le marché de la finance islamique, de montrer ses caractéristiques et de faire un benchmark des expériences des pays qui ont adopté ce système afin de tirer des enseignements dans la perspective de l’ élaboration et de la mise en place d’ un système adapté aux spécificités et aux choix du Maroc, assurent les organisateurs.

xinhua

http://www.maghrebemergent.info/

Finance islamique : Le Maroc abritera la première conférence internationale

C’est le 29 novembre prochain, à Casablanca, que se tiendra la première conférence internationale sur la finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful.

Le Maroc a beau être en retard en matière de finance islamique, banques alternatives et assurances Takaful, c’est bel est bien le Royaume chérifien qui accueillera le 29 novembre prochain la première conférence internationale en la matière. A cette occasion, les organisateurs ont reçu la confirmation de la présence de nombreux acteurs internationaux actifs dans ce secteur, que cela soient des banques, des compagnies d’assurance ou des organismes financiers.

Avec des orateurs en provenance de Malaisie, de Bahreïn, des Emirats Arabes Unis, de France, de Tunisie et du Luxembourg notamment, cette conférence sera animée par des banquiers, des assureurs, des experts financiers et des spécialistes de la finance islamique mondial.

Il est à noter que le secteur de la finance islamique mondial, un système financier islamique conforme à la Charia, est en pleine croissance alors qu’il est encore à la peine au Maroc. Le plan bancaire est en phase de développement législatif alors que rien n’existe pour le moment du côté de l’assurance Takaful.

Alors que ce secteur regroupe dans le monde quelques 300 banques islamiques et 250 compagnies d’assurance Takaful, qui tentent également de s’implanter au Maroc, la tenue de cette conférence à Casablanca pourra certainement donner un coup de pouce à l’avancée de ces produits au Maroc.

http://biladi.ma/

Maroc. Organisation du Premier Salon du Halal à Meknès

Maroc. Organisation du Premier Salon du Halal à Meknès
Mohamed El Ouahdoudi : « Nous sommes au tout début d’une véritable révolution commerciale et industrielle que le Maroc peut réussir ». DR.

Aujourd’hui, le marché du Halal compte quelque 5 millions de consommateurs potentiels en France, 17 millions pour toute l’Europe et pas loin de 1,6 milliard de consommateurs dans le monde. Les industriels ont flairé le bon filon et investissent de plus en plus le secteur. Devant l’augmentation constante de ce marché, la première édition, au Maroc, du salon Export Halal International se tiendra du 12 au 14 septembre prochains à Meknès.
Mohamed El Ouahdoudi, Marocain résident en France, organise de nombreux évènements entre la France et le Maghreb. Il est notamment le Président de la convention France Maghreb qui en est à sa dixième édition. Il est aujourd’hui le fondateur du salon Export Halal International qui se tiendra du 12 au 14 septembre prochains à Meknès et qui compte d’ores et déjà une cinquantaine d’exposants ayant confirmé leur présence. Le Courrier de l’Atlas a rencontré Mohamed El Ouahdoudi pour connaître les tenants et aboutissants d’une telle initiative.

 

Pourquoi organiser un salon du halal au Maroc ?

Le Maroc rassemble tous les atouts pour devenir un acteur de l’export du halal, mais également pour améliorer la traçabilité des produits mis sur le marché local. Les professionnels se réjouissent de ce nouveau rendez vous qui donnera au Maroc une grande visibilité à l’échelle internationale. Les autorités marocaines, tant locales qu’à l’échelle nationale, accueillent avec beaucoup d’encouragements cette initiative.
Pourquoi avoir choisi la ville de Meknès ?

La vocation agro alimentaire de cette région est reconnue, elle sera mise en valeur par ce nouvel axe qui lui ouvre les portes de l’export. Meknès se prête également à un rendez-vous d’envergure internationale, le Salon de l’Agriculture qui s’y tient et qui en est à sa 7èmeédition. Ce salon est la preuve vivante que l’on peut faire converger vers cette ville les professionnels du monde entier.

 

Quelles sont les perspectives d’export des produits halal pour les entreprises marocaines ?

Dans un marché de plus de cinq cent milliards de dollars, s’adressant à plus d’un milliard trois cent millions de consommateurs, le calcul est rapide. Le Maroc passera de 0,001% actuellement à des pourcentages significatifs au fur et à mesure que sa filière se professionnalisera. Nous sommes donc au tout début d’une véritable révolution commerciale et industrielle, que le Maroc peut parfaitement réussir, comme il l’a fait pour l’offshoring ou l’aéronautique.

Concrètement, même si le pays n’est pas excédentaire dans certains entrants de la filière halal, il peut accueillir des entreprises étrangères exportatrices, qui viendront profiter de ses accords commerciaux, de sa proximité avec les marchés africain, arabe et européen, et de sa formidable base arrière des produits et du savoir-faire du halal.

 

Quels sont les produits niches labellisés halal qui peuvent être destinés à l’export?

Pour le moment, nous n’avons pas de label halal au Maroc, les dernières informations nous confirment qu’il est au stade de la publication prochaine. En attendant, une seule entreprise basée à Marrakech bénéficie pour le moment du label halal d’un opérateur de France, qui l’aide à exporter sur ce marché. Nous espérons que d’ici la tenue de notre salon, le Maroc se sera doté de son propre label, qui intéressera non seulement les entreprises du Maroc, mais également d’autres venues de l’étranger.

 

Quels sont les marchés à l’export ciblés par les organisateurs de l’événement ?

Sont visés en premier les marchés qui comptent des communautés musulmanes. Certes,l’Europe met des barrières à l’entrée de certains produits du monde halal, mais nous apportons des solutions originales qui permettent dans un premier temps de se conformer à ces contraintes, et puis par la suite de bénéficier d’accès privilégiés vers ces marchés européens très demandeurs.

Cependant, n’oublions pas que les continents africain et asiatique sont également très porteurs. L’un des bénéfices du salon Expo Halal International est précisément d’apporter des éclairages pertinents pour mieux exporter halal.

Propos recueillis par Ahlam Jebbar

http://www.lecourrierdelatlas.com/

LE BUSINESS DU HALAL DES MARCHÉS À PRENDRE POUR LE MAROC

H. E.

UN POTENTIEL DE 700 MILLIARDS DE DOLLARS
LA CERTIFICATION, NOUVEAU PASSEPORT POUR L’EXPORT
Le business du halal Des marchés à prendre pour le Maroc

En 2010, le marché international du halal était estimé à plus de 660 milliards de dollars. En 2012, il est évalué à plus de 700 milliards de dollars

Une manne ignorée jusqu’à présent par les exportateurs nationaux. Le marché mondial du halal est actuellement estimé à près de 700 milliards de dollars. Une offre qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans les pays islamiques, mais aussi dans les pays qui accueillent une communauté musulmane. Le plus gros se trouve en Asie (plus de 400 milliards de dollars), notamment dans les pays du Golfe, la Malaisie et l’Indonésie. Comment saisir donc les opportunités que recèle ce marché porteur?
Plusieurs entreprises nationales, opérant dans l’agroalimentaire, participent régulièrement à des salons spécialisés, organisés dans cette partie du monde comme le Gulfood, qui a eu lieu du 25 au 28 février à Dubai. Mais aucun exportateur marocain n’était certifié halal. Or, les consommateurs des pays du Golfe, avertis au sujet de cette norme, sont très regardants sur ce qu’ils achètent, ne serait-ce que des tablettes de chocolat ou des produits de confiserie. Le label halal est donc un visa incontournable pour adresser les pays musulmans. D’ailleurs, une multinationale suisse, installée au Maroc, spécialisée dans la production de lait et de dérivés laitiers se voit toujours exiger le label halal pour pouvoir exporter en Algérie, par exemple. Un certificat qu’elle doit obtenir à l’étranger. «Dès que le gouvernement a constaté que l’absence d’une certification halal devient un obstacle pour les exportations, il a décidé d’élaborer un système de labellisation dédié», explique Mohamed Essabar, chargé d’études à la direction de la politique et des échanges commerciaux au sein de la tutelle. La norme et la procédure de certification halal seront officiellement dévoilées lors du salon international Expo Halal, qui se tiendra du 13 au 15 septembre à Meknès. Un événement orienté essentiellement export.
«Le label halal n’est plus seulement un concept religieux. Il est devenu un concept marketing et un segment commercial», explique Torek Farhadi, coordinateur régional du programme de renforcement des capacités commerciales des pays arabes (En
Act), développé au Maroc par le Centre du commerce international (CCI) de Genève. Selon l’expert, le Royaume dispose d’une large gamme de produits agroalimentaires pour lesquels des pays lointains comme la Malaisie, l’Indonésie ou encore les pays d’Afrique de l’Est sont très demandeurs.

http://www.leconomiste.com

LE BUSINESS DU HALAL LA PROCÉDURE DE CERTIFICATION OPÉRATIONNELLE

Hassan EL ARIF
LA NORME PUBLIÉE AU DERNIER BULLETIN OFFICIEL
ELLE S’APPLIQUE À TOUS LES STADES DE LA CHAÎNE ALIMENTAIRE
SICOPA, PREMIÈRE ET UNIQUE ENTREPRISE LABELLISÉE
Le business du halal La procédure de certification opérationnelle

La certification marocaine du halal s’applique à toute la chaîne alimentaire, depuis l’origine du produit jusqu’à sa commercialisation, en passant par son emballage.

Le Maroc a enfin sa norme halal. L’Institut marocain de normalisation (Imanor) vient de ficeler la procédure d’homologation halal. Mieux encore, la norme qui supporte la certification halal vient d’être publiée au dernier Bulletin officiel.
«Ainsi, le Maroc est le premier pays du monde arabe à avoir mis en place une norme halal globale, qui s’applique à tous les produits alimentaires, contrairement à l’Arabie Saoudite, par exemple, qui dispose d’une norme halal dédiée uniquement aux produits carnés», affirme Abderrahim Taïbi, chef de la division normalisation au sein de l’Imanor.
Une dizaine d’entreprises ont déjà déposé leur dossier de candidature pour l’obtention du label, dans les branches des produits de conserves, de la laiterie et de la charcuterie. Pour l’heure, Sicopa, unité industrielle spécialisée dans la commercialisation des olives, a déroché le label. La procédure d’homologation est administrée par une commission consultative comprenant l’Imanor, des auditeurs experts des affaires islamiques et techniques, l’ONSSA, des organisations professionnelles, des laboratoires d’analyses. Ces derniers peuvent être sollicités pour analyser la composition de certains produits alimentaires.
Sur le plan pratique, la demande de certification peut être effectuée auprès de l’Imanor par n’importe quelle entreprise opérant dans le secteur des produits alimentaires. La durée de la procédure dépend de chaque cas. Contrairement à une idée largement répandue surtout dans le cas de l’abattage, le concept halal ne se limite pas uniquement au rite de l’abattage. «La première exigence pour prétendre au concept halal concerne d’abord les conditions sanitaires et de sécurité alimentaire du produit concerné. Ce qui signifie qu’un produit halal doit d’abord être sain», explique Taïbi. En clair, l’abattoir doit être exempt de tous facteurs de souillure (tanjis) et de contamination.
Le matériel ainsi que les installations utilisés ne doivent pas servir à un mode d’abattage autre que celui musulman. Ce qui remet en cause les viandes sortant de certains abattoirs «polyvalents» en Europe. Une fois la demande de certification introduite, un comité composé d’un expert religieux (alim) et d’un auditeur de la sécurité alimentaire procède à l’évaluation de l’entreprise, du produit et du processus de production. L’expert religieux examine les aspects religieux tandis que l’auditeur technique analyse l’aspect sécurité alimentaire du produit, sa traçabilité sans oublier les différents ingrédients entrant dans sa composition. Le tout sous l’œil vigilant de l’expert des Affaires islamiques. Un produit est couramment utilisé au Maroc, mais bien malin celui qui pourrait en attester l’origine halal, c’est la gélatine. Un ingrédient utilisé dans bon nombre de produits alimentaires et qui peut être d’origine soit porcine, soit bovine. Mais comme tout produit alimentaire vendu au Maroc est censé être halal, les consommateurs ne se posent pas de question.
Pour l’heure, certaines entreprises sont plus avancées que d’autres en matière de maîtrise du process, de sécurité sanitaire et d’autocontrôle. Après l’audit technique et religieux, un label halal est délivré à l’entreprise valable pour trois ans. Il s’agit d’un logo rond, aux couleurs du drapeau marocain, portant l’inscription Institut marocain de normalisation ainsi qu’un croissant. Le label halal rouge et vert ne dispense pas l’entreprise d’apposer une étiquette comportant, entre autres, la date de péremption, la liste des ingrédients, le pays d’origine, d’éventuels OGM…

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Le Maroc cède aux sirènes de la finance islamique

PAR FALILA GBADAMASSI

De nouveaux produits bancaires seront proposés en 2013

En 2013, les Marocains découvriront des nouveaux produits de la finance islamique. Un projet de loi est en préparation au royaume chérifien. Les autorités marocaines estiment que la finance islamique serait vitale pour l’économie.

C’était l’une des promesses de campagne du Parti de la justice et du développement (PJD), la formation islamiste qui a remporté les législatives du 25 novembre dernier au Maroc. Le gouvernement d’Abdelilah Benkirane prépare un projet de loi qui permettra d’introduire la finance islamique dans le système bancaire marocain en 2013. L’annonce a été faite mi-mars par Mohamed Najib Boulif, ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance. « Nous devions faire le choix entre deux options, soit mettre en application une loi bancaire 100% islamique ou bien d’introduire progressivement quelques amendements pour ne pas déstabiliser le système bancaire national. C’est ce point qui a été retenu pour le moment tout en mettant l’accent sur la contribution d’un acteur local », a précisé le ministre dans un entretien accordé au journal Aujourd’hui le Maroc. Il estime que les produits issus de la finance islamique « ne peuvent être que vitaux » pour l’économie marocaine. Le Fonds spécial « zakat » devrait être ainsi activé l’année prochaine. Selon l’Association marocaine des études et recherches sur la zakat, cité par Le Matin, l’aumône qui est le troisième pilier de l’islam pourrait constituer un fonds de 15 à 17 milliards de dirhams par an (entre 1,3 et 1,5 milliard d’euros) , soit 3 à 5% du PIB.

Le Maroc n’est pas novice en matière de finance islamique mais le secteur n’a jamais vraiment décollé. En 2007, Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, a autorisé les établissements bancaires à commercialiser trois produits : Ijara, Mourabaha et Moucharaqa. La Ijara, tel que défini dans un article d’Hicham El Moussaoui et Nicolas Bouzou, est un mécanisme par lequel « la banque achète un bien et le loue à son client avec une promesse de vente à terme ». la Mourabaha est un prêt à court terme sans intérêt rémunéré par une marge prédéterminée ». Enfin, la Moucharaka est décrite comme « une adaptation islamique du capital investissement où la banque s’engage à financer un projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en fonction d’un ratio préétabli ». Mais selon l’agence Ecofin, « l’encours global de ces produits alternatifs n’a atteint que 800 millions de dirhams en 2011 ». Au total, « Les produits islamiques représentent par exemple 4,9% du total de l’actif bancaire en Egypte et 4,3% en Turquie. Au Maroc, ils ne pèsent que 0,1% dans l’actif bancaire à fin 2010 », selon le journal marocain L’Economiste. Lire la suite…

Le Maroc envisage de promouvoir la finance islamique

Avec l’arrivée au pouvoir d’un parti islamiste, la finance islamique devrait connaître de beaux jours au Maroc.

Par Siham Ali pour Magharebia à Rabat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La question de la finance islamique occupe le devant de la scène au Maroc depuis le triomphe électoral du Parti pour la justice et le développement (PJD).

Les partisans d’un système bancaire conforme à la charia fondent leurs espoirs sur le nouveau gouvernement pour créer la première banque islamique du royaume.

Le PJD a, à plusieurs reprises, prôné la finance islamique. A peine désigné chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a reçu la visite de Sheikh Khalid Bin Thani Al Thani, le président de la Qatar International Islamic Bank (QIIB), qui lui a présenté un projet de création d’une banque d’investissement et d’une société d’assurance islamiques au Maroc.

Le gouverneur de la Banque Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, avait déclaré le mois dernier que le Maroc était intéressé par la finance islamique et envisageait de créer des banques islamiques dans le cadre de la nouvelle plateforme financière de Casablanca. Un chapitre concernant les financements répondant aux exigences de la charia sera introduit dans la nouvelle loi bancaire, a-t-il précisé. Lire la suite…

L’alcootest est-il un produit halal?

Au Maroc, pays où l’islam est religion d’Etat, l’alcootest fait son apparition sur les routes. Une mesure qui n’est pas du goût des religieux.

Watch if you drive, by Zanastardust via Flickr CCPour lutter contre la conduite en état d’ébriété, le Maroc procède à l’introduction pour la première fois de l’alcootest. Les agents de la Sûreté nationale et ceux de la gendarmerie royale, utiliseront dès la fin du ramadan des alcootests pour mesurer le taux d’alcool dans l’air expiré par des automobilistes suspectés d’ivresse au volant.

Les routes marocaines sont particulièrement meurtrières. Elles tuent chaque année près de 4.000 automobilistes sur une population estimée à un peu moins de 40 millions d’habitants. Près de 15% des accidents de la circulation sont liés à la consommation d’alcool. En plus des pertes en vie humaine, cette hécatombe coûte la bagatelle de 1,1 milliard d’euros au budget de l’Etat, soit 2,5% du PIB. Lire la suite…