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Paris : futures mosquées cherchent acheteur

Cécile Beaulieu

Les deux lieux de prière du futur Institut des cultures d’islam (XVIIIe) cherchent un financeur. L’association pressentie n’a pas réussi à réunir les fonds nécessaires.

 

Ce devait être l’une des réalisations les plus ambitieuses de la seconde mandature de Bertrand Delanoë : l’Institut des cultures d’islam (ICI), un vaste lieu culturel et cultuel de 4500 m2, comprenant deux mosquées de 2000 m2 au total, en plein cœur du quartier populaire de la Goutte-d’Or (XVIIIe). Seulement voilà : l’Association des musulmans de l’ouverture (AMO), qui devait acquérir les futurs lieux de culte de l’ICI, pour que soit respectée la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’est pas parvenue à réunir les fonds nécessaires.

Malgré les efforts déployés auprès de différents pays donateurs et sur fond de divisions endémiques entre les communautés musulmanes de la Goutte-d’Or, l’AMO n’est pas en mesure, aujourd’hui, de signer le chèque de 2,7 M€ demandé par la mairie de Paris.

Les fidèles prient toujours dans une caserne rue des Poissonniers

Et, pourtant, il faut faire vite : la partie de l’ICI implantée 56, rue Stephenson est déjà en construction. Sa livraison est prévue en 2013, avant celle du bâtiment prévu au 55 de la rue Polonceau. Outre la promesse de bénéficier des équipements culturels du futur institut, ce sont surtout les salles de prière de 1000 places chacune qui sont attendues avec impatience par les fidèles. Fidèles que les deux mosquées actuelles — Ibn-Walid, rue Myrrha, et El-Fath, rue Polonceau — ne peuvent plus contenir. Contraints de prier dans la rue pendant plus d’une décennie, les musulmans sont temporairement accueillis dans l’ancienne caserne de la porte des Poissonniers, mais restent dans l’attente de véritables lieux de culte.

« La mairie est entrée en négociation avec l’équipe du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, souligne Michel Neyreneuf, l’adjoint à l’urbanisme de Daniel Vaillant, le maire (PS) du XVIIIe arrondissement. Une solution devrait être dégagée, au moins, dans un premier temps, pour la salle de prière de la rue Stephenson. Quant à Polonceau… nous n’avons pas de certitudes. Il faut trouver des pays financeurs, car les sommes en jeu ne peuvent pas être réunies par de petits souscripteurs. »

Un second coup dur pour le futur ICI, qui avait déjà dû se séparer de son ancien président, Hakim El Karoui, sur fond de scandale : ce jeune intellectuel, ex-plume de Jean-Pierre Raffarin et dirigeant de la Banque Rothschild, qui avait été choisi par Bertrand Delanoë pour présider à la destinée de l’institut, a été limogé pour avoir rédigé des notes de synthèse pour l’ex-président tunisien Zine Ben Ali, pendant la révolution de Jasmin…

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La Défense : quand l’imam fait visiter la mosquée au rabbin

Yann Foreix

Zoom

 

« Alors qui n’est jamais entré dans une mosquée ? » Trois, puis quatre doigts se lèvent. Mohamed El Madani, administrateur de la mosquée de Puteaux, dans le quartier de La Défense (Hauts-de-Seine), est gêné : «On aimerait vous accueillir dans de meilleures conditions que sous ce chapiteau froid mais notre mosquée est en travaux».

En face de lui, Stephen Berkowitz, le rabbin du 15ème arrondissement de Paris, et une dizaine de personnes de la communauté juive française. Juifs et Musulmans se rencontrent lors de cette journée porte ouverte particulière sur l’invitation de l’AJMF, l’Amitié Judéo-Musulmane de France.

« Donc, il faut enlever ses chaussures ? C’est ça ? » Joignant le geste à la parole, une des visiteuses se déchausse et pénètre dans l’édifice religieux. « J’en rêvais depuis si longtemps, s’exclame Christine, membre de la communauté juive. Quand je rencontrais un musulman avec sa grande robe et sa grande barbe, je ne savais pas comment le regarder. Aujourd’hui, je peux le regarder droit dans les yeux et dialoguer avec lui ».

Autour d’un thé à la menthe, les deux groupes échangent et la discussion se fait plus animée. « Il s’agit de se connaître, de se comprendre… », lance un participant. Pourtant, malgré la bonne humeur, les débats divisent. « Quand on entend parler en arabe, on est surpris, admet Marc Konczaty, président du Mouvement juif libéral de France. On se dit : pourquoi ces gens qui sont Français ne parlent-ils pas français ? » Un membre de la mosquée de Puteaux lui répond : « On a besoin que nos enfants parlent arabe pour qu’ils n’oublient pas leurs traditions. »

Le Parisien.fr a assisté à la rencontre.

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Table ouverte à la mosquée pour le ramadan

Lætitia VOLGA

La mosquée d’Angoulême sert les repas de rupture du jeûne pendant le mois du ramadan. Ce moment de partage est ouvert à tous, en particulier aux plus démunis.

L\'année prochaine, les femmes pourront cuisiner dans une pièce deux fois plus grande. Elle est actuellement en cours de travaux. Photos Quentin Petit

L’année prochaine, les femmes pourront cuisiner dans une pièce deux fois plus grande. Elle est actuellement en cours de travaux. Photos Quentin Petit

Ça sent bon dans la cuisine de la mosquée d’Angoulême, rue de la Charité. Une dizaine de femmes cuisinent, des mères au foyer et beaucoup de retraitées. Les unes coupent les légumes pour la soupe, d’autres s’occupent de roussir la viande. Dans l’espace réduit, on peut aisément se marcher sur les pieds. Mais comme elles sont organisées, les préparations avancent lentement mais sûrement.

Pendant le ramadan, le rituel est chaque jour le même. Les femmes du quartier se retrouvent à la mosquée pour préparer l’iftar, le repas de rupture du jeûne. Bénévoles, elles prennent de leur temps pour préparer de bons petits plats pour les personnes seules, célibataires ou étudiants.

Aujourd’hui, le menu est copieux: une soupe de légumes, un tajine tunisien (une quiche sans pâte, à base de viande, d’oeufs et de curcuma), de la choukchouka (une ratatouille relevée à partager dans un même plat) et de la viande d’agneau accompagnée de salsifis.

Cette rupture du jeûne à la mosquée a été mise en place l’année dernière. «Une des bénévoles a vu à la télévision que cela existait ailleurs», explique Zoulikha, la coordinatrice du groupe.

Pratiqué par 80 % des musulmans, le ramadan revêt une importance bien particulière.«On se doit de penser davantage aux pauvres et de les aider. Grâce aux aumônes des fidèles, on peut offrir un tel service gratuitement», déclare Kader Bouazza, président de l’Association des musulmans de Charente.

Entre les débuts du projet et aujourd’hui, le nombre de bénévoles a doublé. Et vient qui veut, selon ses disponibilités. A travers les assiettes, on voyage dans différents pays d’Afrique – Soudan, Algérie, Maroc ou Sénégal. Pour les femmes, c’est l’occasion d’apprendre de nouvelles recettes, de partager un moment entre amies et d’aider les autres.

Un dîner ouvert à tout le monde

Et où sont les hommes pendant ce temps-là ? À la maison pour beaucoup. Ils ne prennent le relais qu’une fois les marmites pleines, en assurant le service du soir. A ce moment-là, les femmes rentrent chez elles se reposer… et préparer le repas de leur famille. «On cuisine pour les nécessiteux et après pour notre foyer. Au moment de casser le jeûne, on reste chez nous en famille.»

Le soir venu, la mosquée se remplit pour la quatrième prière de la journée. Celle qui a lieu à la tombée du soleil. Les bénévoles masculins ont déjà dressé les deux longues tables dans la salle à manger.

Après la rupture du jeûne, avec une datte et un verre de lait, une douzaine d’hommes se mettent à table. Des jeunes, des vieux, que des hommes. «À la mosquée, les hommes et les femmes sont toujours séparés, rappelle Mohamed, de l’Association des musulmans de Charente. Si des femmes veulent venir manger, on mettra une table dans leur salle, mais il n’y a pas de demande.»

Moussa est à Angoulême depuis un an. Il a trouvé à la mosquée une nouvelle famille.«Le repas du ramadan a une autre signification et je préfère venir à la mosquée le partager», explique le jeune Comorien.

Il n’y a pas que les musulmans qui peuvent venir souper à la mosquée. Tout le monde est bienvenu. Si quelqu’un est dans le besoin, «on va l’accueillir», souligne Mohamed.«C’est l’esprit du ramadan.»

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Mosquée profanée. Le Culte Musulman et des associations juives « indignés »

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et les représentants du culte juifs se sont indignés de la profanation de la mosquée. Deux têtes de cochon ont été découvertes tôt mercredi devant celle-ci.

Faire en sorte que les auteurs de la profanation soient arrêtés

« Le CFCM dénonce avec force la profanation odieuse, en ce mois sacré de ramadan, de la mosquée de Montauban. Le CFCM est profondément indigné par cet acte abject qui a visé un lieu de prière et de recueillement », a dit son président Mohamed Moussaoui par téléphone, lançant « un appel pressant et urgent aux pouvoirs publics pour que les auteurs de cette profanation soient arrêtés et jugés avec la sévérité qui s’impose ».

M. Moussaoui a appelé « les musulmans de France à affronter cet acte de provocation avec la sérénité qu’inspire le mois sacré de ramadan ».

« Le CFCM tient à exprimer à la communauté musulmane de Montauban son entière solidarité face à cette provocation raciste et xénophobe », a-t-il conclu.

Le Crif adresse ses sentiments d’amitiés aux Musulmans

De son côté, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a réagi sur le même ton, dans un communiqué.

« Le Crif est indigné par l’odieuse profanation de la mosquée Salam à Montauban. Il s’associe à la colère de la communauté musulmane profondément insultée pendant le mois du ramadan et lui adresse ses meilleurs sentiments d’amitié », indique le document.

L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) s’est aussi montrée« indignée par la profanation. ».

Cet acte intervient alors que les musulmans entrent dans le 12e jour du ramadan et dénote « un climat de haine inquiétant », indique le communiqué.

Pour l’UEJF, « il est urgent de prendre aujourd’hui les mesures nécessaires afin de mettre fin à ce climat inquiétant où le passage à l’acte semble permis », notamment par « la mise en place d’un travail en profondeur de lutte contre le racisme dans les régions concernées ces dernières années ».

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Profanation de la mosquée de Montauban

Les fidèles ont découvert ce matin deux têtes de cochon déposées à l’entrée de la mosquée.

La mosquée de Montauban profanée en plein ramadan.La mosquée de Montauban profanée en plein ramadan. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Deux têtes de cochon ont été découvertes tôt mercredi devant la mosquée de Montauban, une profanation qui soulève l’indignation de la communauté musulmane en plein ramadan, ont indiqué la mairie et l’imam.

C’est peu avant la première prière, entre 4 et 5 heures, que les fidèles ont été confrontés au spectacle des deux têtes de porc déposées sur le portail de la mosquée, une maison comme toutes les autres que rien ne signale comme un lieu de culte musulman en pleine ville près de la gare, ont rapporté différents interlocuteurs. Sur le sol a été déversée une importante quantité de sang, comme jetée au seau et laissant une impressionnante trace sur l’accès en pente à la mosquée, a constaté un journaliste de l’AFP.

C’est le premier acte du genre dans le Tarn-et-Garonne, a dit à l’AFP Abdallah Zekri, président de l’Observatoire de l’islamophobie. Mais ce n’est pas en revanche une première en France, a-t-il dit, citant des précédents à Castres (des pieds de cochon accrochés au portail de la mosquée en 2009) ou à Reims. L’observatoire qu’il dirige a constaté une hausse de près de 15 % des actes islamophobes au cours du premier semestre, a-t-il dit. Mais, « pendant le mois sacré du ramadan, c’est inqualifiable, c’est de la provocation raciste », a-t-il dit.

17 actes islamophobes début 2012

Le geste a provoqué une vive émotion dans une ville qui, dit-on à la mairie, n’a jamais eu « aucun souci » avec une communauté musulmane importante. Si Montauban a été profondément choquée en mars par l’assassinat de deux parachutistes par Mohamed Merah, tous les interlocuteurs interrogés par l’AFP se sont refusés à établir un lien entre les deux affaires. « C’est indigne… S’attaquer à la religion… Je ne sais pas ce qui se passe, les gens perdent la tête, surtout pendant le ramadan, alors qu’on prône le dialogue entre les religions », a dit à l’AFP l’imam de la mosquée Hajii Mohamed, président régional du Rassemblement des musulmans de France.

Dans un communiqué, la maire UMP Brigitte Barèges a condamné « fermement cet acte odieux et blasphématoire à l’endroit de la communauté musulmane, en pleine période de ramadan de surcroît ». Elle a souhaité que la police et la justice fassent la lumière sur cette affaire « le plus rapidement possible ».

L’Observatoire national contre l’islamophobie a dénombré 17 actions islamophobes (violences, attentats, vandalisme…) au premier semestre 2012, au lieu de 11 en 2011, soit une augmentation de 54,54 % ; les menaces en tous genres ont augmenté de 6,89 % ; cela représente une augmentation totale de 14,49 % des actes antimusulmans, dit-il. L’année 2012 confirme la tendance à l’augmentation relevée en 2011 et renforcée par différentes controverses politiques sur le voile islamique, la viande halal ou l’identité nationale, débats qui ont « libéré la parole des extrémistes », dit l’Observatoire. Encore les chiffres sont-ils « au-dessous de la réalité, car nombreux sont les musulmans qui ne souhaitent pas porter plainte, considérant à tort ou à raison qu’il n’y aura pas d’aboutissement », note-t-il.

http://www.lepoint.fr/societe

Un incendie raciste vise une salle de prière musulmane à Ajaccio

Un gendarme se reflétant sur la carosserie d'une ambulance des pompiers

Un gendarme se reflétant sur la carosserie d’une ambulance des pompiers THIERRY ZOCCOLAN AFP.COM

Une salle de prière fréquentée par la communauté musulmane à Ajaccio a été « partiellement » détruite dans la nuit de dimanche à lundi, ont indiqué le parquet d’Ajaccio et le ministère de l’Intérieur, ce dernier précisant qu’il s’agissait d’un « incendie raciste ».

« Le 9 avril 2012 à 2H35, un incendie d’origine criminelle a partiellement détruit une salle de prière fréquentée par la communauté musulmane à Ajaccio. Des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes sur la façade de l’immeuble qui abritait ce lieu de culte », a indiqué le ministère dans un communiqué.

De son côté, le parquet d’Ajaccio indique qu’une fenêtre de ce local de prière du centre-ville « a été cassée, des barreaux forcés et un produit inflammable a été répandu puis allumé ».

Le parquet ajoute que des inscriptions racistes en langue corse ont été trouvées sur l’immeuble, notamment « dehors les arabes (ndlr, arabi fora) ». Un cercueil a été également dessiné sur la façade. Il précise en outre que cette salle était « un lieu cultuel qui n’était pas officiellement recensé ».

L’enquête de flagrance a été confiée à la DIPJ d’Ajaccio. Lire la suite…

Cure de désintoxication à la mosquée

Liz Gooch     The New York Times

Dans la mosquée Ar-Rahman, à Kuala Lumpur, des héroïnomanes reçoivent des doses de méthadone dans le cadre d’un programme de désintoxication. Une expérience originale, unique en son genre.

© Dessin de Krauze, The Guardian, Londres

Tous les lundis et mardis matins, le petit homme mince prend le bus pour se rendre à la mosquée Ar-Rahman, à une heure et demie de son domicile en banlieue de Kuala Lumpur. Après avoir dit ses prières, il grimpe les marches jusqu’à la mezzanine de l’édifice religieux, où il fournit un échantillon d’urine avant de consulter un médecin. Ensuite, un pharmacien lui donne un petit gobelet en plastique contenant de la méthadone, pour l’aider à se débarrasser de son addiction à l’héroïne. Il dit s’être injecté de l’héroïne pendant sept ans, avant de commencer à fréquenter la mosquée Ar-Rahman, il y a environ un an. “Ça me permet de ne plus prendre d’héroïne dans la rue, assure-t-il à propos de la méthadone. Ça me rend capable de travailler.” D’après certains exégètes musulmans, les drogues qui empêchent les musulmans d’accomplir leur devoir religieux sont interdites par l’islam.

En Malaisie, le trafic de stupéfiants est passible de peines sévères pouvant aller jusqu’à la mort. Selon les quantités possédées par les contrevenants, ils peuvent se voir infliger une amende, ou encore la prison à vie, ou la flagellation. Mais à Ar-Rahman, les médecins de l’Université de Malaisie ont réussi à associer les autorités religieuses à ce que l’Organisation Mondiale de la Santé dépeint comme le premier programme de méthadone à fonctionner dans une mosquée. Les médecins espèrent que deux autres mosquées de Kuala Lumpur vont s’y rallier dans les prochains mois. Si les programmes de désintoxication à la méthadone se sont multipliés depuis 2005 du fait du manque de cliniques disposant de la place et des installations nécessaires, les individus qui auraient pu profiter de ce traitement continuaient d’être négligés, commente le docteur Rusdi Abdul Rashid, coordinateur en chef du Centre des sciences de l’addiction de l’Université de Malaisie, en charge du programme à Ar-Rahman.  Lire la suite…

Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Mosquée du Grand Parc : Le vendeur est le diocèse de Bordeaux !

Dans un article publié hier sur Infos Bordeaux, nous vous annoncions l’achat prochain d’un terrain (rue Henri-Expert) par l’association culturelle des musulmans de Bordeaux Nord en vue de la construction d’un lieu de culte islamique au Grand Parc (photo).

Nos confrères du Sud-Ouest publient ce matin un article sur cette transaction. Et surprise, on apprend que le vendeur est le diocèse de Bordeaux ! Jean Rouet (photo), curé de Notre-Dame et vicaire du diocèse, justifie cette décision : « il ne nous servait plus à rien ». Quand on l’interroge sur le fait qu’il vende à une autre religion, celui-ci répond : « pourquoi pas » !

L’UMP et le Parti socialiste, ont une fois de plus adoptés une position commune : la satisfaction. Que ce soit l’adjointe au maire, Anne Marie-Cazalet, ou le député Michèle Delaunay (« je suis tout à fait favorable à un lieu de prière adapté aux musulmans »).

Pourtant cette décision risque de faire grincer les dents de nombreux fidèles du diocèse. En effet, alors que les chrétiens sont persécutés par les musulmans dans de nombreux pays du monde, et particulièrement au sud de la méditerranée, à Bordeaux, les autorités catholiques les aident à établir le « Dar al-Islam ».

Crédit Photo : Cliché Api-Photo

http://www.infos-bordeaux.fr/

La mosquée encore vandalisée

Le Centre islamique de l'Outaouais situé sur la... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Le Centre islamique de l’Outaouais situé sur la rue Lois, à Gatineau, a encore été vandalisé hier. Il s’agit là du quatrième acte de vandalisme en autant de mois.

PATRICK WOODBURY, LEDROIT

« F**k Arab », « F**k Halah (sic) ». « Vive David ». « Terrorist ». La mosquée du secteur Hull a été le théâtre d’une nouvelle vague d’actes de vandalisme, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Cette fois, plusieurs graffitis à caractère haineux ont été peints à l’aérosol sur les murs et les portes d’entrée du lieu de culte, vers 2 h 30. À l’entrée principale, au-dessus du « F**k Arab », des étoiles de David, symbole de l’État hébreu, ont été peintes en blanc dans les petites fenêtres des portes brunâtres.

Ces actes de vandalisme surviennent moins de 72 h après que des fenêtres du Centre islamique de l’Outaouais, situé sur la rue Lois, aient été fracassées et que des voitures garées dans le stationnement aient été partiellement incendiées.

C’est la quatrième fois en quatre mois que ce temple musulman est la cible d’un vandale. Une provocation de plus en plus soutenue qui fait monter l’inquiétude déjà grandissante des quelque 4000 fidèles de la communauté musulmane qui fréquentent la mosquée.

Appel au calme

Hier, la direction a lancé un appel au calme. « On demande à la communauté de rester sereine face à la provocation », a lancé, exaspéré, Amadou Oumar Thiam, l’un des membres du conseil d’administration du centre.

« On demande aux autorités policières de ne ménager aucun effort et de faire tout ce qui est possible pour attraper la personne responsable », ajoute-t-il.

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Une mosquée de la banlieue de Lyon vandalisée

Deux croix gammées ont été taguées sur les portes de la mosquée de Décines.

Deux croix gammées ont été découvertes mardi, taguées sur les portes de la mosquée de Décines, dans la banlieue de Lyon. « Il y a une montée de l’islamophobie dans la région », a réagi le président de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Abdelaziz Chaambi, qui s’est rendu sur place et a alerté les médias sur ces tags de « nazillons ». Deux croix gammées surmontées des mentions « SS » et « France » étaient visibles sur la porte de cette petite mosquée.

« Nous exigeons des pouvoirs publics de tout mettre en oeuvre pour retrouver les coupables, dont les images vidéo des multiples caméras installées aux entrées et sorties de nos banlieues peuvent facilement retrouver les traces », demande la CRI dans un communiqué. « Nous considérons certains de nos hommes et femmes politiques responsables indirects de ce genre d’agressions qui se multiplient, car leurs paroles racistes et islamophobes ont entraîné et banalisé ces passages à l’acte », ajoute la coordination, appelant le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, à se rendre sur place.

« Nous allons dans les mois qui viennent assister à un certain nombre d’actions de ce genre, compte tenu du discours politique qui prévaut à l’approche des élections » présidentielles, craint aussi Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon. Il devait se rendre sur les lieux en début d’après-midi.

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Construction de mosquées : Les raisons du blocage

FOUAD BAHRİ , PARIS

Les musulmans de l’association Al Houda à Gennevilliers au cours d’une prière de protestation contre la fermeture de la mosquée, le vendredi 2 septembre.

L’insuffisance criante de lieux de cultes est toujours un problème majeur pour les musulmans de France. Si les causes invoquées pour l’expliquer (laïcité des élus, réduction des surfaces disponibles) sont valables, d’autres comme le manque de volonté politique retarde la résolution d’une question décisive pour l’intégration de la seconde religion hexagonale.

On croyait le dossier des lieux de cultes musulmans en partie réglé. Et pourtant, chaque mois voit son lot de nouvelles affaires surgir. La récente décision du Conseil d’Etat donnant raison aux musulmans de la commune de Saint-Gratien dont le maire refusait l’accès aux salles municipales aurait pu augurer d’un changement d’époque en la matière. Mais en Ile-de-France, les problèmes cultuels qui se suivent ne se ressemblent pas; comme à Gagny, en Seine-Saint-Denis, où les fidèles se sont retrouvés à prier le mois de ramadan dans des tentes, au fond d’un sinistre parking. Ali Abdi, secrétaire de l’Association Bilal Chénay Gagny (ABCG) créée en 2006 expose la situation. « Cela fait un petit moment qu’on essaie d’avoir un lieu de culte sur Gagny. Il y a actuellement deux caves réaménagées dont une seulement est reconnue par la mairie, bizarrement, alors qu’il n’y a pas d’issues de secours » explique-t-il. A Gagny, un premier projet de mosquée avait été défendu par l’Union associative des musulmans de Gagny, une structure regroupant l’ensemble des associations musulmanes de la ville. Néanmoins, très vite les fidèles du Chénay, quartier principal de Gagny, comprennent que seul un lieu de culte local pourra prioritairement répondre à leurs besoins. « Le problème est que le grand regroupement de musulmans est dans le quartier du Chénay. Leur demander de donner des fonds (pour une mosquée, ndlr) alors qu’il n’y a pas de lieu c’est un peu compliqué » précise Nourdine, le secrétaire adjoint de l’ABCG.

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Israël: des colons attaquent une mosquée

Des colons israéliens ont tenté de mettre le feu tôt ce matin à une mosquée du village de Kusra, dans le nord de la Cisjordanie occupée, endommageant l’intérieur de l’édifice et taguant des slogans anti-islamiques, ont rapporté des habitants. Les vandales ont brisé une fenêtre de la mosquée du village de Kusra, au nord de la ville palestinienne de Ramallah. Ils ont mis le feu à un étage. Ils ont peint sur les murs des étoiles de David, symboles de l’Etat hébreu, et des inscriptions anti-musulmanes.

Cet acte de vandalisme s’est produit au moment où des policiers et des soldats israéliens démolissaient trois habitations de la colonie sauvage de Migron, près de Ramallah, après en avoir évacué de force les résidents.

Des colons extrémistes pratiquent une politique de représailles systématiques –dite du « prix à payer »– qui consiste à attaquer des cibles palestiniennes chaque fois que les autorités israéliennes prennent des mesures contre la colonisation sauvage. Lire la suite…

Avec la fin du ramadan, la grande mosquée de Moscou est pleine à craquer

De Maria PANINA (AFP)

MOSCOU — Rues bloquées, tramway perturbé et cris d’ »Allah Akbar »: les célébrations d’Ouraza baïram (Aïd al-Fitr) marquant la fin du ramadan ont largement dépassé mardi les modestes dimensions de la plus grande mosquée de Moscou pleine à craquer face à l’afflux de croyants.

Des dizaines de milliers de musulmans –environ 50.000 selon la police– sont venus prier dans cette mosquée en mesure d’accueillir tout au plus 800 personnes.

Un peu partout, il y a des distributeurs de sadaka, un repas d’offrande traditionnelle, et des mendiants qui attendent une aumône généreuse à l’occasion de cette grande fête célébrant la fin du mois de jeûne du ramadan.

« C’est une fête sacrée pour tous les musulmans. C’est hors de question de ne pas venir », souligne Akhmed Gousseïnov, 45 ans.

Considérée comme la plus grande de Moscou, cette mosquée n’est cependant pas à la dimension de la population musulmane croissante dans la capitale russe: lors des grandes fêtes religieuses les croyants n’arrivent même pas à s’approcher du bâtiment vert aux croissants dorés.

Faute de place dans la mosquée, pleine dès l’aube, ils ont occupé mardi les trottoirs et la rue attenants, les rails du tramway, grimpant sur les grilles des bâtiments voisins et les lampadaires jusqu’à la station de métro située quelque 500 mètres plus loin. Lire la suite…

La communauté musulmane de Loos ravie de « sa » mosquée

 Entièrement rénové, l'ancien entrepôt est désormais très lumineux.Rachid Arkiza, le président, et Younes El Ouazzani, qui prêche le vendredi.Entièrement rénové, l’ancien entrepôt est désormais très lumineux.Rachid Arkiza, le président, et Younes El Ouazzani, qui prêche le vendredi.

|  • LES VISAGES DE L’ACTUALITÉ RACHID ARKIZA E |

L’ancien entrepôt d’électricité est, désormais, méconnaissable. Huit mois après son ouverture et quelques polémiques (dont une pétition dans la rue Wastin et les mises en garde du maire, Daniel Rondelaere), le lieu de culte ouvert par l’association Mossaab de la jeunesse loossoise est désormais installé dans la vie de la commune. À quelques jours de la fin du ramadan, nous avons poussé la porte de la mosquée. C’était vendredi dernier, à l’heure du prêche de la mi-journée.

PAR BENOIT DESEURE

lambersart@lavoixdunord.fr

Si ce n’était son sourire et sa petite barbichette, on ne le reconnaîtra pas. En ce vendredi de ramadan, Rachid Arkiza, 28 ans, le président de l’association Mossaab, a troqué son jean et son polo de conseiller commercial pour un costume traditionnel. Au bout du couloir où les fidèles déposent leurs chaussures, le jeune homme veille à ce que tout se passe bien, salue untel, guide un autre vers quelques places libres. Il est 14 h en ce vendredi et le prêche de Younes El Ouazzani va faire « mosquée comble ». Lire la suite…

La femme qui bâtissait des mosquées

La designer Zeynep Fadillioglu a conçu la mosquée... (Photo: Archives Reuters)

La designer Zeynep Fadillioglu a conçu la mosquée Sakarin, à Istanbul. Ouvert en 2009, le lieu de culte n’est pas une copie des grandes mosquées d’antan.

PHOTO: ARCHIVES REUTERS

Laura-Julie Perreault
La Presse

La mosquée, un temple consacré aux hommes dans lequel les femmes tiennent une place de second rang? C’est que vous n’avez pas visité la mosquée Sakarin à Istanbul, première au monde à avoir été conçu par une femme.

Si ce n’était du minaret qui marque clairement la fonction de l’édifice, la mosquée Sakarin, située dans un cimetière d’Usküdar, un des quartiers asiatiques d’Istanbul, pourrait avoir l’air d’un planétarium avec sa forme arrondie. En entrant dans ce nouveau lieu de culte, les doutes s’estompent. Sur deux choses.

Avec son mihrab qui indique la direction de la Mecque et ses sourates du Coran gravées tout autour de la coupole, on a vite la confirmation que nous sommes dans un lieu de recueillement musulman. Et quand le mihrab en question, tout en rondeur et en dorure, nous fait penser à certaines oeuvres de Coco Chanel et qu’au-dessus de nos têtes s’élève un dôme rose Kennedy, on se dit que seulement la main d’une femme peut avoir créé ce décor hors norme. Lire la suite…

Projet de mosquée autorisé à Estavel

Le projet de construction d’un centre culturel et cultuel sur une friche industrielle, impasse d’Estavel, devrait bientôt entrer dans la phase de réalisation.

Brive bientôt doté d’une « grande mosquée » ? L’idée a fait son chemin. Évoquée par le président régional du conseil du culte musulman, El Assan Lechhab, en 2009 afin de « pallier à l’augmentation mécanique du nombre de croyants », elle est en passe de se réaliser.

En 2010, Mohammed Tahif, ébéniste à Saint-Pantaléon, se porte volontaire pour mener le projet au niveau local. Durant la prospection, un terrain vague, impasse d’Estavel, retient son attention. « L’emplacement idéal », selon lui, du fait de son isolement des zones résidentielles, de sa proximité avec Tujac et de sa superficie conséquente.

Déposée en mars 2011, la demande de permis de construire donne lieu à plusieurs allers-retours pour modification, qui aboutissent, à la fin du mois de juin, sur un accord de la mairie. « Aujourd’hui, précise Mohammed Tahif, nous attendons que les deux mois de délais de contestation soit écoulés pour lancer l’acquisition du terrain et poursuivre la collecte de dons et la recherche de partenaire. »

Outre l’aspect cultuel, les initiateurs insistent sur la vocation culturelle du bâtiment à travers l’installation d’une bibliothèque et de salles de cours pour apprendre les langues. Lire la suite…

La mosquée, pour prier et rompre le jeûne

  • Mohamed Loukili, secrétaire à la mosquée de Laval, dans la salle de prière.

    Mohamed Loukili, secrétaire à la mosquée de Laval, dans la salle de prière.

    Le ramadan est l’occasion pour de nombreux musulmans de se rassembler à la mosquée.

À la mosquée de Laval, située dans la zone industrielle des Touches, des dattes sont disposées sur quelques tables accueillant les fidèles lors de la rupture du jeûne, après la prière du soir. « La mosquée de Laval est la plus grande de l’Ouest. Elle compte 500 à 600 fidèles réguliers, explique Mohamed Loukili, secrétaire pour la mosquée. Elle peut accueillir jusqu’à 1 500 personnes, chiffre qu’on peut atteindre lors de grandes manifestations comme l’Aïd El-Fitr, fête de rupture du ramadan ou l’Aïd El-Kebir, appelé parfois la « fête du mouton. » D’ailleurs, la construction du bâtiment, commencée en 2001, a été rendue possible essentiellement par la participation des croyants.Dans le lieu saint, le calendrier, nécessaire pour accomplir le jeûne, est également affiché. Le mois du ramadan est le 9e mois du calendrier lunaire musulman. Les mois durent donc de 29 ou 30 jours suivant le cycle de la lune. Si la période du ramadan est la même pour tous, la durée du jeûne et de l’abstinence, en revanche, diffère d’une région à l’autre puisqu’elle est calculée en fonction de l’heure du lever et du coucher du soleil. Lire la suite…

Islam: une ancienne caserne en guise de mosquée

L’annonce tombe en plein mois du jeûne du Ramadan. Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, propose enfin un lieu de prière pour les musulmans du 18e arrondissement.  Depuis des années, faute de place dans les mosquées, les fidèles se réunissent en pleine rue pour prier.

Direction porte des Poissonniers, pour les fidèles musulmans. La préfecture de Police leur met à disposition une caserne de pompiers désaffectée. Entre le boulevard Ney et le périphérique, à l’angle de la rue Jean-Cocteau et de l’avenue de la porte des Poissonniers, une partie du  bâtiment héberge déjà des sans-abris. Restent deux grandes salles. L’une de 1.200 mètres carré, l’autre de 800 mètres carré.

Le mois dernier, les responsables du culte musulman (dont le président du Conseil Français du Culte Musulman -CFCM-  et le recteur de la mosquée de la rue Myrrha) ont visité les lieux. Ils  les auraient trouvés «tout à fait appropriés».

Tous les vendredis, dans la rue Myrrha et la rue Polonceau, c’est le même rituel. A l’heure de la prière, la police barre les routes. Les fidèles se déchaussent, déroulent leur tapis et se recueillent pendant deux heures, malgré les intempéries et la saleté.

Claude Guéant promet  l’ouverture de la Mosquée pour  le 16 septembre. D’ici là, l’Etat devra remettre l’établissement aux normes de sécurité.

Luna Malika

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