Paris : futures mosquées cherchent acheteur
Cécile Beaulieu
Les deux lieux de prière du futur Institut des cultures d’islam (XVIIIe) cherchent un financeur. L’association pressentie n’a pas réussi à réunir les fonds nécessaires.
Ce devait être l’une des réalisations les plus ambitieuses de la seconde mandature de Bertrand Delanoë : l’Institut des cultures d’islam (ICI), un vaste lieu culturel et cultuel de 4500 m2, comprenant deux mosquées de 2000 m2 au total, en plein cœur du quartier populaire de la Goutte-d’Or (XVIIIe). Seulement voilà : l’Association des musulmans de l’ouverture (AMO), qui devait acquérir les futurs lieux de culte de l’ICI, pour que soit respectée la loi de 1905 de séparation de l’Eglise et de l’Etat, n’est pas parvenue à réunir les fonds nécessaires.
Malgré les efforts déployés auprès de différents pays donateurs et sur fond de divisions endémiques entre les communautés musulmanes de la Goutte-d’Or, l’AMO n’est pas en mesure, aujourd’hui, de signer le chèque de 2,7 M€ demandé par la mairie de Paris.
Les fidèles prient toujours dans une caserne rue des Poissonniers
Et, pourtant, il faut faire vite : la partie de l’ICI implantée 56, rue Stephenson est déjà en construction. Sa livraison est prévue en 2013, avant celle du bâtiment prévu au 55 de la rue Polonceau. Outre la promesse de bénéficier des équipements culturels du futur institut, ce sont surtout les salles de prière de 1000 places chacune qui sont attendues avec impatience par les fidèles. Fidèles que les deux mosquées actuelles — Ibn-Walid, rue Myrrha, et El-Fath, rue Polonceau — ne peuvent plus contenir. Contraints de prier dans la rue pendant plus d’une décennie, les musulmans sont temporairement accueillis dans l’ancienne caserne de la porte des Poissonniers, mais restent dans l’attente de véritables lieux de culte.
« La mairie est entrée en négociation avec l’équipe du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, souligne Michel Neyreneuf, l’adjoint à l’urbanisme de Daniel Vaillant, le maire (PS) du XVIIIe arrondissement. Une solution devrait être dégagée, au moins, dans un premier temps, pour la salle de prière de la rue Stephenson. Quant à Polonceau… nous n’avons pas de certitudes. Il faut trouver des pays financeurs, car les sommes en jeu ne peuvent pas être réunies par de petits souscripteurs. »
Un second coup dur pour le futur ICI, qui avait déjà dû se séparer de son ancien président, Hakim El Karoui, sur fond de scandale : ce jeune intellectuel, ex-plume de Jean-Pierre Raffarin et dirigeant de la Banque Rothschild, qui avait été choisi par Bertrand Delanoë pour présider à la destinée de l’institut, a été limogé pour avoir rédigé des notes de synthèse pour l’ex-président tunisien Zine Ben Ali, pendant la révolution de Jasmin…
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L’UMP et le Parti socialiste, ont une fois de plus adoptés une position commune : la satisfaction. Que ce soit l’adjointe au maire, Anne Marie-Cazalet, ou le député Michèle Delaunay (« je suis tout à fait favorable à un lieu de prière adapté aux musulmans »).


Des colons israéliens ont tenté de mettre le feu tôt ce matin à une mosquée du village de Kusra, dans le nord de la Cisjordanie occupée, endommageant l’intérieur de l’édifice et taguant des slogans anti-islamiques, ont rapporté des habitants. Les vandales ont brisé une fenêtre de la mosquée du village de Kusra, au nord de la ville palestinienne de Ramallah. Ils ont mis le feu à un étage. Ils ont peint sur les murs des étoiles de David, symboles de l’Etat hébreu, et des inscriptions anti-musulmanes.
Entièrement rénové, l’ancien entrepôt est désormais très lumineux.Rachid Arkiza, le président, et Younes El Ouazzani, qui prêche le vendredi.
Brive bientôt doté d’une « grande mosquée » ? L’idée a fait son chemin. Évoquée par le président régional du conseil du culte musulman, El Assan Lechhab, en 2009 afin de « pallier à l’augmentation mécanique du nombre de croyants », elle est en passe de se réaliser.
Direction porte des Poissonniers, pour les fidèles musulmans. La préfecture de Police leur met à disposition une caserne de pompiers désaffectée. Entre le boulevard Ney et le périphérique, à l’angle de la rue Jean-Cocteau et de l’avenue de la porte des Poissonniers, une partie du bâtiment héberge déjà des sans-abris. Restent deux grandes salles. L’une de 1.200 mètres carré, l’autre de 800 mètres carré.


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