Polémique sur des appels de mosquées à voter Hollande
Par Jean-Marc Leclerc

Prière dans un centre culturel turc à Mulhouse. Crédits photo : SEBASTIEN BOZON/AFP
Le camp de Nicolas Sarkozy dénonce une dérive à la limite du clientélisme.
Combien au juste? Ceux qui ont pris publiquement position ne sont pas si nombreux qu’on veut bien le dire. Mais dans un contexte où les recteurs d’importantes mosquées en France ont invité leurs fidèles à remplir leur devoir de citoyen, sans pourtant donner de consignes de vote, l’affaire prend un tour des plus passionnés.
«Je tiens à dénoncer l’attitude complice et irresponsable du Parti socialiste et de son candidat suite à l’appel en faveur de François Hollande lancé par certains représentants religieux faisant partie d’un réseau de près de 700 mosquées», s’enflamme le député UMP des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, dans un communiqué diffusé mercredi matin, aussitôt relayé par d’autres élus de la majorité, comme le député UMP de Seine-et-Marne, Franck Riester.
Tout a commencé à la veille du premier tour. Le vendredi 20 avril, à l’heure où les musulmans devaient se rassembler pour la prière, plusieurs centaines de recteurs de mosquées étaient censés appeler les fidèles à voter François Hollande. C’est, en tout cas, ce qu’annonçait le journal Marianne sur son site Internet, ce jour-là.
À l’origine de cette initiative? Abderrahmane Dahmane, ex-conseiller «diversité» de l’équipe Sarkozy, éconduit en mars 2011, et visiblement très remonté contre ses anciens amis. Le disgracié aurait donc rejoint le camp de François Hollande, qu’il aurait rencontré personnellement, notamment en mars dernier, se faisant fort, dit-on, de lui apporter le soutien des fameuses 700 mosquées. Lire la suite…
Un musulman à la Grande mosquée de Strasbourg en août 2011



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