La demande en Sukuk est encore largement supérieure à l’offre !
Selon Fitch Ratings, les souverains hors Moyen-Orient et régions majoritairement islamiques souhaitant exploiter le marché des Sukuk pourraient rencontrer une forte demande insatisfaite des investisseurs institutionnels et des banques islamiques de diversifier leurs avoirs en obligations, rendant le marché des Sukuk une source utile de financement supplémentaire.
« La possibilité d’acheter de la dette conforme à la charia de souverains investment grade qui n’ont pas encore exploité ce marché pourrait générer un solide appétit des investisseurs » indique Fitch Ratings. Pour l’agence de notation, le marché des Sukuk a pris un excellent départ cette année avec l’émission de l’Autorité générale de l’aviation civile de l’Arabie Saoudite garantie par le gouvernement qui pourrait ouvrir la voie à davantage d’émissions en provenance du Royaume, y compris une émission souveraine.
L’offre est encore très largement le fait de pays musulmans ou de pays avec une population à majorité musulmane. Les émetteurs Malaisiens ont représenté plus de la moitié des émissions de l’année 2011 en volume.
« Les émetteurs, hors monde islamique, à la recherche d’une diversification pourraient contribuer davantage à terme à l’augmentation de l’offre. De surcroît, l’épargne dans les pays du Moyen-Orient exportateurs de pétrole va continuer à croître à la vue des prix actuels du pétrole, en soutenant une plus grande demande des investisseurs. Les Souverains qui cherchent à lever des fonds, seraient alors bien placés pour capter la demande, car ils peuvent facilement trouver des actifs admissibles en garantie lors d’émission d’obligations conformes à la charia » précise Fitch.
En décembre dernier, le gouvernement d’Afrique du Sud a invité des banques pour du conseil et la structuration d’une émission Sukuk. Bloomberg a signalé à la mi-Janvier que l’Irlande, qui pourrait revenir sur le marché obligataire en 2013 selon les termes du programme d’aide apportée par l’Union européenne et le FMI, envisagerait l’émission de Sukuk.
En 2004, le Land allemand de Saxe-Anhalt a émis 100 millions d’euros de Sukuk, et en 2009, la France a modifié son code civil pour permettre le développement de la finance islamique. Néanmoins, les émissions prévues en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ne se sont pas matérialisées.



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