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Benbada : la mention «halal» obligatoire sur tous les produits

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La réglementation en matière alimentaire vient de connaître d’importantes nouveautés.

En effet, à l’occasion d’une visite d’inspection et de travail, hier à Oran, le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, a évoqué la consolidation de la législation relative à la protection du consommateur. Un nouveau code alimentaire, qui comporte 25 articles et 1500 autres en annexe définira avec précision «les additifs autorisés, ainsi que le seuil maximal toléré dans les produits alimentaires destinés à la consommation humaine». Outre l’interdiction des certains édulcorants artificiels tels que le cyclamate et la tomatine, ainsi que l’autorisation de nouveaux additifs naturels comme le stéviol, il est attesté que la mention «hallal» figurera obligatoirement sur tous les produits, certifiant ainsi la conformité des aliments.

Mustapha Benbada a également expliqué que «la mention ‘‘halal’’ constitue un engagement du fournisseur et du fabricant vis-à-vis du consommateur algérien» de même que «l’introduction  de cette notion dans le code alimentaire permet aussi d’avoir un outil juridique  dans l’éventualité d’informations erronées». Par ailleurs, «tous les produits contrôlés non conformes seront retirés du marché de la consommation, notre objectif étant d’assurer la protection maximale du consommateur», a ajouté le ministre qui a rappelé que la précédente législation en ce domaine datait de 1992 et qu’il fallait lui apporter quelques additifs et améliorations. Il rappelle, en outre, que «cette nouvelle réglementation, qui est portée par un décret exécutif  en voie de publication dans le Journal officiel, est en conformité avec la référence mondiale dite Codex alimentarius». Ainsi, de nouveaux textes ont été mis en place afin d’améliorer la qualité et surtout la sécurité alimentaire du consommateur algérien.

Noël Boussaha

http://www.elwatan.com/

Le Maroc cède aux sirènes de la finance islamique

PAR FALILA GBADAMASSI

De nouveaux produits bancaires seront proposés en 2013

En 2013, les Marocains découvriront des nouveaux produits de la finance islamique. Un projet de loi est en préparation au royaume chérifien. Les autorités marocaines estiment que la finance islamique serait vitale pour l’économie.

C’était l’une des promesses de campagne du Parti de la justice et du développement (PJD), la formation islamiste qui a remporté les législatives du 25 novembre dernier au Maroc. Le gouvernement d’Abdelilah Benkirane prépare un projet de loi qui permettra d’introduire la finance islamique dans le système bancaire marocain en 2013. L’annonce a été faite mi-mars par Mohamed Najib Boulif, ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la gouvernance. « Nous devions faire le choix entre deux options, soit mettre en application une loi bancaire 100% islamique ou bien d’introduire progressivement quelques amendements pour ne pas déstabiliser le système bancaire national. C’est ce point qui a été retenu pour le moment tout en mettant l’accent sur la contribution d’un acteur local », a précisé le ministre dans un entretien accordé au journal Aujourd’hui le Maroc. Il estime que les produits issus de la finance islamique « ne peuvent être que vitaux » pour l’économie marocaine. Le Fonds spécial « zakat » devrait être ainsi activé l’année prochaine. Selon l’Association marocaine des études et recherches sur la zakat, cité par Le Matin, l’aumône qui est le troisième pilier de l’islam pourrait constituer un fonds de 15 à 17 milliards de dirhams par an (entre 1,3 et 1,5 milliard d’euros) , soit 3 à 5% du PIB.

Le Maroc n’est pas novice en matière de finance islamique mais le secteur n’a jamais vraiment décollé. En 2007, Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, a autorisé les établissements bancaires à commercialiser trois produits : Ijara, Mourabaha et Moucharaqa. La Ijara, tel que défini dans un article d’Hicham El Moussaoui et Nicolas Bouzou, est un mécanisme par lequel « la banque achète un bien et le loue à son client avec une promesse de vente à terme ». la Mourabaha est un prêt à court terme sans intérêt rémunéré par une marge prédéterminée ». Enfin, la Moucharaka est décrite comme « une adaptation islamique du capital investissement où la banque s’engage à financer un projet, et à en partager les profits et les pertes qui en découlent en fonction d’un ratio préétabli ». Mais selon l’agence Ecofin, « l’encours global de ces produits alternatifs n’a atteint que 800 millions de dirhams en 2011 ». Au total, « Les produits islamiques représentent par exemple 4,9% du total de l’actif bancaire en Egypte et 4,3% en Turquie. Au Maroc, ils ne pèsent que 0,1% dans l’actif bancaire à fin 2010 », selon le journal marocain L’Economiste. Lire la suite…

Le ramadan dope les ventes de produits halal

Viande halal dans un magasin de Nanterre.

Viande halal dans un magasin de Nanterre. M. MEDINA / AFP

ECONOMIE – Durant le ramadan, les ventes de produits halal sont multipliées par deux. Des perspectives qui aiguisent les appétits des industriels et des distributeurs…

Le ramadan, qui a commencé lundi en France, représente un enjeu économique de taille. Sur les cinq millions de musulmans présents en France, 71% d’entre eux, selon un sondage Ifop pour La Croix, comptent jeûner du lever au coucher du soleil. Pour compenser les privations de la journée, la nuit est marquée par la consommation d’une profusion de denrées.

«On note une forte consommation de produits comme les sodas, les feuilles de brique, les dattes, la semoule. Mais la demande est aussi très élevée pour les produits halal», analyse Abbas Bendali, directeur du cabinet marketing Solis.

Un marché de 5,5 milliards d’euros

Une aubaine pour les industriels et les distributeurs. En effet, le marché du halal pèse plus que le bio. Il a représenté 5,5 milliards d’euros l’an dernier et devrait enregistrer de nouveau une croissance à deux chiffres en 2011. «Le chiffre d’affaires généré à l’occasion du ramadan devrait avoisiner les 400 millions d’euros. Durant, cette période, qui dure 29 jours, les ventes sont multipliées par deux par rapport aux autres mois de l’année», poursuit Abbas Bendali.

Et l’essentiel du marché est accaparé par les petits commerces de quartiers et les supérettes. Ces derniers vendent principalement de la viande, même s’ils se mettent à diversifier leur offre avec de la charcuterie et des plats cuisinés à l’instar du hachis parmentier halal. Lire la suite…