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Tunisie : quel apport de la finance islamique ?

By H.M

Selon une étude publiée par la BAD (Banque africaine de développement), les montants des actifs conformes à la Chariaâ augmentent à un rythme annuel de plus de 10%. Cette évolution n’a pas cessé même pendant la crise financière de 2008.

L’étude s’intéresse aux services bancaires et à la finance islamique en Afrique du Nord. Elle traite de près l’évolution et les perspectives du secteur de la finance islamique.
La finance islamique est une activité qui continue à souffrir de certaines faiblesses, entre autres, une dépendance excessive d’un nombre limité de marchés. Dans certains pays, ce sont des facteurs politiques internes qui empêchent le développement des services bancaires islamiques, tel est le cas des pays d’Afrique du Nord, révèle l’étude.
Il y a un important débat sur le vrai rapport entre le développement de la finance islamique et le développement économique, précise-t-on encore. Les services bancaires islamiques peuvent contribuer au développement de l’intermédiation financière pour autant qu’ils attirent les personnes réticentes à traiter avec les banques classiques. Cependant, le facteur religieux n’est pas le seul attrait de la banque islamique, cette dernière aurait des avantages financiers, tel le fait qu’elle peut assurer un accès supplémentaire au crédit.
S’agissant du cas de l’Afrique du Nord, le bien-fondé des services bancaires islamiques réside dans le fait qu’ils peuvent attirer des dépôts en provenance de pays situés en dehors de la région, notamment des pays du Conseil de coopération du Golfe (GCC). Les services bancaires islamiques peuvent, également, renforcer les liens financiers mutuellement avantageux qui existent entre l’Afrique du Nord et les autres régions du monde musulman et promouvoir l’intégration économique, lit-on à ce propos.
Selon l’étude, trois facteurs expliqueraient le sous-développement des services bancaires islamiques dans cette région, il s’agit du développement limité des activités bancaires de détail, de la faible familiarisation des clients potentiels avec les services bancaires islamiques et du manque de soutien de l’Etat.
L’Afrique du Nord demeure un terrain propice au développement de la finance islamique. Ces services pourraient contribuer à y asseoir un mode de développement plus inclusif et qui assure la cohésion sociale et favorise le partage équitable des risques et des bénéfices entre les fournisseurs et les utilisateurs des ressources, conclut l’étude.

H.M 

http://www.investir-en-tunisie.net/

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